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Pourquoi les Américains n’aiment pas Obama

Barthélémy Courmont le 20 Octobre 2010 à 11:07

Par Barthélémy Courmont, chercheur à l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et au Centre d'Etudes Transatlantiques (CET). Adulé à l'étranger, décrié aux Etats-Unis, Barack Obama pourrait connaitre son premier camouflet électoral dans moins de deux semaines. Arme à double tranchants, l'Obamania est-elle aujourd'hui dans l'impasse? Analyse de la cote de popularité d'un président à veille des midterms.



Official White House Photo by Pete Souza, Flickr account
Official White House Photo by Pete Souza, Flickr account
A l’étranger, il bénéficie d’un soutien populaire qui rendrait jaloux les plus appréciés des présidents en exercice. Où qu’il se rende, ses tournées sont de véritables évènements, et les foules se pressent pour venir le voir et l’écouter. En Europe occidentale, il est présenté comme le dernier espoir d’une relation transatlantique qui a tant souffert des divisions de ces dernières années. Et en Asie, il est connu de tous, et ses discours sont systématiquement traduits et s’arrachent dans les librairies. Jamais sans doute un président américain en exercice n’a été autant plébiscité dans le monde que Barack Obama. Et l’Obamania ne s’arrête pas aux populations. Ses homologues s’inspirent de son style, cherchent à apparaître à ses côtés, ou encore saluent son sens de la mesure. Le Comité Nobel lui décerne le Prix Nobel de la Paix moins d’un an après son entrée en fonction, séduit par ses discours en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires… La liste est longue des honneurs auxquels Barack Obama a eu droit, et qui contrastent cruellement avec le rejet presque systématique dont faisait l’objet George W. Bush avant lui.

La popularité internationale d’Obama est à bien des égards irrationnelle, et repose sur son exceptionnel charisme, mais elle se justifie également par ses actions. Son bilan plaide ainsi plutôt en sa faveur. En moins de deux ans, il est parvenu à faire accepter par le Congrès son plan de relance, sa loi sur la régulation financière, la réforme du système de santé. Sur la scène internationale, il a décidé la fermeture de Guantánamo et relancé les négociations directes entre Israël et les Palestiniens du Fatah. Enfin, il a effectué, dans les délais annoncés lors de sa campagne victorieuse, le retrait des troupes en Irak, tout en annonçant un départ échelonné en Afghanistan.

Et pourtant, les élections mi-mandat vont très certainement être un échec pour le président américain, les Démocrates étant mis en difficulté dans de multiples scrutins locaux, au point qu’il est possible que le parti de l’âne perde sa majorité dans l’une des deux chambres (même si de tels pronostics sont très hasardeux). Aux Etats-Unis, sa cote de popularité est médiocre, et n’a cessé de baisser en près de deux ans à la Maison-Blanche. On pourrait dès lors se demander pourquoi les Américains n’aiment pas leur président, pourtant si populaire dans le reste du monde.

Les difficultés à sortir de la crise économique semblent bien évidemment apporter des réponses à l’essoufflement de la cote de popularité d’Obama. Pour de nombreux américains, les attentes étaient sans doute trop grandes, et ils réalisent aujourd’hui qu’entre promesses de campagne et réalités politiques, il y a parfois un décalage. Mais les électeurs savent que deux ans est une période trop courte pour juger les résultats de la politique de relance de leur président, et ils savent également que si la reprise tarde à se concrétiser par le relance de l’emploi, la crise a malgré tout été stoppée, ce qui est en soi une prouesse déjà remarquable. Il y a bien entendu des déçus d’Obama, qui attendaient des miracles, mais dans l’ensemble, les Américains savent que les responsables de la crise sont plus à trouver du côté des dérégulateurs républicains, tandis que leur administration a engagé des réformes aussi nécessaires qu’attendues.

On reproche également parfois à Obama son côté trop « cérébral », qui en fait un président modéré, qui ne privilégie pas une rhétorique aux accents populistes, et s’entoure des meilleurs experts avant de prendre la moindre décision, au risque de donner l’impression de se montrer hésitant dans ses jugements. Une attitude qui contraste très nettement avec son prédécesseur et qui, si elle suscite l’admiration du reste du monde, agace parfois aux Etats-Unis.

Il y aurait donc un paradoxe Obama, entre un bilan plus que respectable et une popularité en berne. Ce paradoxe est effectivement bien réel, mais il convient cependant de le mesurer. A bien des titres, les élections mi-mandat ne sont pas le grand test tant de fois annoncé de la popularité du président américain, mais un scrutin un peu à part, qui a ses propres logiques. Des logiques d’abord locales, bien entendu, sur lesquels je ne reviendrai pas ici, mais des logiques également électorales. Il en effet important de tenir compte de certains facteurs qui, s’ils n’expliquent pas la faible popularité d’Obama, peuvent permettre de comprendre le caractère particulier des élections mi-mandat aux Etats-Unis. En voici une liste, non exhaustive :

De manière quasi systématique, les élections mi-mandat se traduisent par une sorte de vote sanction à l’encontre de l’Administration. Bush avait vu sa majorité se renforcer en 2002, mais c’était dans un contexte très particulier (l’obsession sécuritaire avait occulté toute forme de critique de l’Administration), et les deux partis étaient quasiment à égalité avant cette élection, le scrutin de 2000 n’ayant pas permis de départager, c’est le moins qu’on puisse dire, Démocrates et Républicains. Mais dans l’ensemble, et à de rarissimes exceptions près, le parti au pouvoir subit un revers qui se traduit par une baisse de sa majorité, quand cette dernière n’est tout simplement pas renversée.

Cette année, les Démocrates sont dans une situation qui rend quasi impossible un renforcement de leur majorité dans les deux chambres. Leur avance à la Chambre des représentants et au Sénat est telle depuis 2008 qu’il était d’avance prévisible que les Républicains gagneraient du terrain, même sans avoir à faire campagne. On peut même considérer qu’avec une telle majorité, un renforcement du camp démocrate relèverait d’un exploit historique.

Au Sénat, où un tiers des sièges sont en jeu, si l’élection de 2008 était d’avance perdue pour les Républicains, en raison du nombre important de sièges qu’ils mettaient en jeu, c’est cette fois au tour des Démocrates d’être plus facilement exposés. Il est hautement probable que la majorité démocrate sorte effritée de ce scrutin. En revanche, la Chambre des représentants renouvelle, comme c’est le cas tous les deux ans, l’ensemble de ses sièges, et les incertitudes sont donc nettement plus grandes.

Comme ce fut le cas en 2008, et dans la plupart des élections précédentes, les électeurs indépendants vont jouer un rôle primordial dans le résultat de ce scrutin. Reste à savoir de quel côté ils pencheront cette fois.

Même interrogation en ce qui concerne la mobilisation des électeurs. L’une des grandes victoires d’Obama en 2008 fut sa capacité à mobiliser l’ensemble des électeurs démocrates, et plus de convaincre la majorité des indépendants. En participant à la campagne, avec notamment un discours dans l’Ohio (Etat qui est toujours déterminant), le président américain a cherché à mobiliser les électeurs, comme il l’a fait il y a deux ans. Ce scrutin aura valeur de test en la matière.

Enfin, il n’existe pas à l’heure actuelle de véritable alternative à Obama dans le camp républicain. Dans ces conditions, il ne faut pas tirer de leçons hasardeuses d’une éventuelle « victoire » des Républicains pour prédire la déroute d’Obama à l’élection présidentielle qui se déroulera dans deux ans. Avant lui, Bill Clinton avait essuyé un revers très violent en 1994 (et en rien comparable à ce qui attend les Démocrates dans quelques jours), et était sorti balayé par la vague conservatrice qui avait pris le contrôle des deux chambres du Congrès. Mais cela ne l’avait pas empêché d’être réélu deux ans plus tard.

Les Républicains vont, à coup sûr, renforcer leur position au Congrès à l’issue de cette élection. Vont-ils prendre le contrôle d’une des deux chambres, c’est une possibilité, mais rien n’est acquis. En revanche, pour les raisons évoquées ici il serait erroné de voir dans ce scrutin un rejet de Barack Obama et une déclaration de désamour entre une population et son président. Obama est moins plébiscité qu’il y a deux ans, c’est une certitude, mais il n’est pas pour autant rejeté par les Américains.

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Barthélémy Courmont a récemment publié "La tentation de l’Orient. Une nouvelle politique américaine en Asie-Pacifique", aux éditions Septentrion et "Géopolitique du Japon", aux éditions Artège. Il tient un blog sur le site www.globalbrief.ca.




1.Posté par Laurent le 20/10/2010 18:08
"Nul n'est prophète en son pays" dit le dicton. Un bilan a toujours l'air différent qu'il soit vu de l'extérieur ou de l'intérieur.

Certaines raisons de ce mécontentement sont certes injustes. Lorsqu'un président prend 10 décision, les électeurs vont se focaliser sur LA décision qu'ils n'aiment pas (c'est de même dans tous les pays). De nombreux Démocrates ont ainsi été outrés qu'Obama ne fasse pas plus en faveur des homosexuels.

Mais le bilan apparait peut-être "plus que respectable" en dehors des frontières américaines, il à l'air beaucoup moins reluisant vu des USA même. Le plan de relance est loin d'avair fait l'unanimité, surtout lorsqu'il s'agissait de donner des milliards aux banques. L'économie n'est pas relancée mais les bonus des traders a lui battu de nouveaux records (on a vécu le même phénomène en France). Pareil pour la réforme du système de santé. Les américains ne savent pas trop à quoi s'attendre, mais ils voient le coût et n'ont que peu d'espoir de voir le prix de la couverture santé diminuer. La réponse à la catastrophe de BP dans le Golfe du Mexique n'a pas été irréprochable.

Mais surtout les américains sont inquièts de la dette américaine qui explose, avec un déficit fédéral qui depuis 2 ans atteint des sommets jamais vu depuis la 2e guerre mondiale. C'est d'ailleurs le grand cheval de bataille des Républicains et du Tea Party: les dépenses fédérales qui explosent et "Washington qui est déréglé".

Quant au fait que le côté trop cérébral d'Obama qui agace, ce phénomène n'est pas unique aux USA mais présent partout. Rapellons que le "cérébral" Lionel Jospin a perdu deux fois contre le "sympathique" Jacques Chirac.

2.Posté par Elisa Sitbon le 22/10/2010 01:41
Les medias americains ont tendance à dresser un portrait de la presidence apres 2 ans de mandat trop negatif. Il faut aussi bien evidemment se mefier des sondages. Je reviens d'un meeting de soutien a Patty Murray (Senatrice pour l'Etat de Washington) a l'Universite de Washington à Seattle. Obama remplit encore les stades, suscite une ferveur et un enthousiasme assez communs pour une rock star mais rare pour un homme politique. Encore une fois il existe un decalage evident entre les sondages, les analyses mediatiques et la realite de la rue.

3.Posté par Laurent le 22/10/2010 17:58
Qu'Obama soit encore très populaire au sein des Démocrates est indéniable. Mais un meeting de soutien n'est pas exactement ce qu'on pourrait appeler la "réalité de la rue" dans la mesure où ce sont de toute manière des Démocrates qui vont s'y rendre.

Un meeting de soutien ne dit rien sur les indépendants ou sur les Républicains qui veulent ou non rester à la maison.

Pour ce qui est des médias, Fox News est certes complètement biaisés. Mais des médias comme CNN sont restés objectifs.

4.Posté par Elisa le 23/10/2010 01:43
Salut Laurent, ce que je dis c'est que l'idee que l'on se fait en ecoutant les medias et analyses politiques diverses aux USA (incluant CNN) est qu'Obama est critique au sein meme des democrates et que bon nombre des ceux qui ont vote democrate en 2008 ne le feront peut etre pas en 2010.

Or, je pense qu'il est toujours soutenu au sein de son parti et qu'il detient encore une capacite indeniable de mobiliser les jeunes, les femmes, les vieux, etc. pour aller militer sur le terrain.

Si je puis me permettre, je vais faire mon "jacques attali" ;) et predire que les mid-terms de 2010 ne seront pas aussi catastrophiques pour les democrates que celles de 1994 sous Clinton!

5.Posté par Alban le 23/10/2010 02:58
Analyse intéressante...
Je suis très heureux que Ilovepolitics ait repris du service pour les élections de mid-term!
Merci à vous!

6.Posté par Laurent le 23/10/2010 17:07
Salut Elisa, je ne vois rien de faux dans ce que disent les médias.

Techniquement oui, Obama a été critiqué par plusieurs représentants Démocrates. Mais c'est principalement parce qu'ils ont peur pour leur siège et cherchent à se distancer de Washington. Comme Harvey Reid (le Senate Majority Leader) qui commence à paniquer et dire tout et n'importe quoi. Mais cela ne veut pas dire que la base Démocrate est prète à voter de l'autre côté.

"Bon nombre de ceux qui ont voté Démocrate en 2008 ne le feront peut-être pas en 2010?" Encore vrai. Pas les Démocrates mais les indépendants. L'autre question de savoir si les Démocrates arriveront à mobiliser autant qu'en 2008 (comme les jeunes).

Et il existe un autre facteur: l'abstention Républicaine. En 2008, Obama a par exemple gagné l'Ohio, un des fameux "swing states". Or il a récolté moins de voies que Kerry en 2004. Autrement dit, d'un certain côté c'a a plus été un vote contre les Républicains que pour les Démocrates.

Si les Républicains arrivent à mobiliser leurs troupes (il le semble), si les Démocrates mobilisent moins qu'en 2008 et si des indépendants changent de bord, les Démocrates peuvent perdre les mid-terms sans qu'il y ait de défection Démocrate.

Pour ce qui des mid-terms, je ne me prononce pas. Mais je ne serais pas étonné qu'avoir élu certains candidats soutenu par le Tea Party défavorise les Républicains, comme Christine O'Donnell dans le Delaware. Réponse dans moins de deux semaines...

7.Posté par Arnaud Enée le 02/11/2010 13:47
« Ses homologues s’inspirent de son style, cherchent à apparaître à ses côtés, ou encore saluent son sens de la mesure. »

À en croire les commentaires “privés” qui filtrent de Paris, de Berlin, ou d’ailleurs, je serais curieux de savoir de quels homologues vous parlez?

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« Il a décidé la fermeture de Guantánamo »

Il l’avait même annoncée pour avant la fin de sa première année de présidence. Tic Tac, Tic Tac…

Les annonces c’est comme les promesses, cela n’engage que ceux qui les croient.

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« Enfin, il a effectué, dans les délais annoncés lors de sa campagne victorieuse, le retrait des troupes en Irak »

Et moi qui croyais que le plan de retrait qui actuellement suit son cours fut celui signé entre l’Administration Bush et le Gouvernement Irakien en Sept. Ou Oct. 2008?

Quid des promesses du candidat Obama de se retirer sous 6 mois ? Puis 12. Puis 18. Puis…

Même le New York Time s’est beaucoup amusé aux dépends de l’Administration Obama quand celle proclamait que l’Irak était LEUR plus grand succès.

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« Tout en annonçant un départ échelonné en Afghanistan. »

Les annonces c’est…

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« Pour de nombreux américains, les attentes étaient sans doute trop grandes, et ils réalisent aujourd’hui qu’entre promesses de campagne et réalités politiques, il y a parfois un décalage. »

C’est ce qui arrive quand, les Américains ET le reste du monde, écoutent un halluciné qui déclare du haut de sa tribune le jour de sa nomination, je cite:

« Nous sommes ceux que nous avons attendu. Les générations d’aujourd’hui pourront dire à leurs enfants, aujourd’hui est le jour où … on commença à donner du travail à ceux qui n’en ont pas, le jour où les océans ont cessé de monter et notre planète a commencé à cicatriser, le jour où … »

Et il lui posa la main sur le front et lui dit: “Lève toi et marche”.

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« La crise a malgré tout été stoppée, ce qui est en soi une prouesse déjà remarquable. »

Que dire de la prouesse de Merkel ou même de Sarkozy dans ce cas là?

Que dire du fait que les statistiques montrent maintenant les US étaient officiellement sortis de la récession au deuxième trimestre 2009 avec un croissance positive. Cela même pas un trimestre après que “l’élu“ ne devienne Président et avant qu’il n’ait eu le temps de dépenser un dollar de son fameux stimulus qui allait empêcher le taux de chômage de dépasser les 8%.

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« Leur administration a engagé des réformes aussi nécessaires qu’attendues. »

Tellement nécessaire et attendues que Obama et les Démocrates vont se prendre une ‘branlée’ homérique aujourd’hui.

Tellement nécessaire et attendues que 55% des Américains voudraient que la loi sur la santé soit purement et simplement retirée.

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« On reproche également parfois à Obama son côté trop « cérébral », qui en fait un président modéré, qui ne privilégie pas une rhétorique aux accents populistes, et s’entoure des meilleurs experts avant de prendre la moindre décision, au risque de donner l’impression de se montrer hésitant dans ses jugements. Une attitude qui contraste très nettement avec son prédécesseur et qui, si elle suscite l’admiration du reste du monde, agace parfois aux États-Unis. »

Et nous voilà reparti avec le mythe du “Bright and the brightest”. On y à droit pour pratiquement tous les Présidents ou candidats démocrates: Kennedy, Carter, Clinton, Kerry et maintenant pour le meilleur d’entre eux: Obama, Obama…

Quel dommage que les Américains soient décidément trop niais pour pouvoir apprécier l’intellect et le QI de leur Président. Au moins, le reste du monde, qui comme chacun sait est plus intelligent, estime cet être exceptionnel à sa juste valeur. Mais… le reste du monde ne peut malheureusement pas voter aux États-Unis.

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Leur avance à la Chambre des représentants et au Sénat est telle depuis 2008 qu’il était d’avance prévisible que les Républicains gagneraient du terrain, même sans avoir à faire campagne.
Si c’était prévisible, il aurait fallu le dire aux Démocrates, eux ne semblait pas être au courant. Dans la foulée de l’élection de Obama, ces derniers pronostiquaient : “une majorité Démocrate aussi loin que les yeux peuvent voir”


James Carville publiait en 2009: 40 More Years: How the Democrats Will Rule the Next Generation

Et il y a même pas six mois, ces mêmes oracles prédisaient que les “extrémistes” du Tea Party allaient couter les élections aux Républicains. Des vrais liseurs de feuilles de … thé.

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« C’est cette fois au tour des Démocrates d’être plus facilement exposés. »

Petit cours de réalité électorale:

En 2010, 37 postes de Sénateurs sont à renouveler : 19 tenus par les Démocrates, 18 par les Républicains. Exposition exacerbée?

En revanche, pour les deux prochains cycles, ce sont 40 Démocrates et 23 Républicains qui remettront leur mandat en jeu. Là ils seront exposés, et là ils perdront la majorité au Sénat si ce n’est pas fait aujourd’hui.

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« Enfin, il n’existe pas à l’heure actuelle de véritable alternative à Obama dans le camp républicain. »

Quelle surprise ! Les élections sont dans deux ans, les candidats non déclarés et les primaires pas commencées. Vous aviez vu Bush en 98, ou Obama en 2006?

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« Vont-ils prendre le contrôle d’une des deux chambres, c’est une possibilité, mais rien n’est acquis. »

Et le Pape n’est peut être pas Catholique.

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« En revanche, pour les raisons évoquées ici il serait erroné de voir dans ce scrutin un rejet de Barack Obama et une déclaration de désamour entre une population et son président. Obama est moins plébiscité qu’il y a deux ans, c’est une certitude, mais il n’est pas pour autant rejeté par les Américains. »

Et les nombreux sondages qui disent le contraire, c'est-à-dire que les Américains vont avoir une tendre pensée pour Obama en allant voter, doivent tous se tromper.



Ce papier n’est pas une analyse, c’est un travail de propagande. Je suis abasourdi qu’un ‘chercheur’ puisse produire autant d’approximations et de contre vérités.

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