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 <title>Ilovepolitics.info - la communication politique américaine vue de France</title>
 <subtitle><![CDATA[La présidence de Barack Obama et le meilleur de la communication politique américaine : analyses, vidéos, évolutions, off, buzz, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2010-09-03T00:30:11+02:00</updated>
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   <title>Le Parti républicain ressuscite «le coup de fil de 3 heures du matin»</title>
   <updated>2010-07-27T19:44:00+02:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Le-Parti-republicain-ressuscite-le-coup-de-fil-de-3-heures-du-matin_a1554.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
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   <published>2010-07-27T19:21:00+02:00</published>
   <author><name>Marjorie Paillon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La bataille des élections de mi-mandat ne peut plus attendre. Novembre, ça commence tout de suite. Le Parti républicain en a la conviction. Pour tacler Barack Obama englué dans la crise pétrolière, le G.O.P. dégaine la carte Hillary Clinton. Et ressuscite un spot qui a fait le tour du Web en 2008 : le «3 am call», ou qui aimeriez vous voir décrocher le téléphone de la Maison Blanche à 3 heures du matin pour sauver les Etats-Unis. Souvenirs, souvenirs...      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      Le Parti républicain lance un site dédié à la campagne des élections de mi-mandat : <a class="link" href="http://www.novemberstartsnow.com/">NovemberStartsNow.com</a>       <br />
              <br />
       Le spot original posté au printemps 2008 par la campagne d'Hillary Clinton :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/7yr7odFUARg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/7yr7odFUARg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Le-Parti-republicain-ressuscite-le-coup-de-fil-de-3-heures-du-matin_a1554.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’Amérique réglemente (enfin) le monde de la finance</title>
   <updated>2010-07-22T17:12:00+02:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/L-Amerique-reglemente-enfin-le-monde-de-la-finance_a1553.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
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   <published>2010-07-22T17:12:00+02:00</published>
   <author><name>Niels Planel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que Wall Street a précipité l’Amérique – et le reste du monde – au bord du gouffre par ses excès, l’administration au pouvoir s’est vue offrir l’opportunité de réformer l’un des secteurs les plus importants de la première économie mondiale. Cette nouvelle loi qu’a signée le président Obama le 21 juillet 2010 représente le plus grand effort jamais entrepris depuis les années 1930 pour réglementer le système financier américain. Après un plan de relance, en 2009, d’une importance capitale, et le passage de la réforme de la santé en mars dernier, le président démocrate continue à faire avancer son agenda progressiste contre vents et marées.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/2246955-3138239.jpg" alt="L’Amérique réglemente (enfin) le monde de la finance" title="L’Amérique réglemente (enfin) le monde de la finance" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Il était une fois… 1929</b></div>
     <div>
      «C’est parce que les banques, les industriels et les particuliers ont abusé du crédit et ont tous spéculé sur les possibilités de développement indéfini, soit de leurs affaires, soit de leurs salaires ou de leurs moyens d’existence, que les Etats-Unis souffrent aujourd’hui d’une crise dont personne ne peut prévoir la fin et qui a, déjà et au-delà, détruit tout ce qu’avait créé la prospérité artificielle de ces dernières années».(1)       <br />
              <br />
       Ce propos que tenait, en octobre 1930, Paul Claudel, l’ambassadeur de France à Washington, pour expliquer les causes de la Grande Dépression pourrait presque être repris mot pour mot 80 ans plus tard pour décrire les origines de la Grande Récession qui a détruit plus de 30 millions d’emplois à travers la planète depuis 2008, dont près de 8 millions aux Etats-Unis.       <br />
              <br />
       En 1933, dans le sillage de la crise et sous l’autorité de Franklin Roosevelt (1933-1945), le Glass-Steagal Act avait pourtant créé une séparation nette entre banques de dépôts et banques d’affaires, qui avait transformé le métier de banquier en une profession « ennuyeuse », pour reprendre le mot du Nobel d’économie Paul Krugman, et donné naissance à la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), instance indépendante assurant les dépôts bancaires des particuliers contre les faillites des banques – de quoi prévenir les risques de réactions en chaîne nerveuses. Avant cela, les crises financières étaient d’ailleurs des phénomènes réguliers. La législation doit notamment son nom à Carter Glass, démocrate influent qui contribua à la création de la Réserve fédérale en 1913, fut secrétaire au Trésor de 1918 à 1920 sous Woodrow Wilson (1913-1921), et s’attela à la réorganisation du système bancaire américain après l’éclatement de la crise de 1929 en tant que sénateur. Et en 1934 fut également créée la Securities and Exchange Commission (SEC), gendarme indépendant des marchés financiers.(2)  Ainsi, de la fin de la Seconde guerre mondiale aux années 1980, le métier de banquier n’a été certes guère excitant, mais les crises financières furent, pour l’essentiel, oubliées, le système ayant été stabilisé grâce à une réglementation stricte.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Too big to fail</b></div>
     <div>
      Tout cela devait changer dans l’ombre de la « révolution conservatrice » initiée par Ronald Reagan (1981-1989), qui a œuvré avec force en faveur d’une déréglementation intense. De fait, le Parti républicain semble être resté fidèle jusqu’à nos jours à la devise d’un autre de ses présidents, Warren Harding (1921-1923), pour qui il fallait « moins de gouvernement dans le business, plus de business dans le gouvernement ». En 1982, le Garn-St. Germain Depository Institutions Act donne le coup d’envoi à cette grande déréglementation bancaire – et aboutira rapidement à une crise des caisses d’épargne. Au cours des années 1980, on assiste également à l’émergence du shadow banking, c’est-à-dire d’institutions opérant comme des banques mais sans avoir de filet de sécurité et étant affectées par une réglementation et une supervision minimales, à l’instar des assureurs, des hedge funds ou des banques d’affaires. N’étant pas des banques stricto sensu, elles ne sont pas soumises aux contraintes du Glass-Steagal Act et sont faiblement capitalisées, notamment lorsque la crise éclatera en 2008. A l’époque, comme le rappelle l’économiste David Leonhardt (3), une plus grande compétition pour attirer épargnants et emprunteurs a certes favorisé l’innovation financière, mais le phénomène a alors donné naissance à de nouveaux compétiteurs. Et la supervision du système est restée faible.       <br />
              <br />
       Les républicains ne sont pourtant pas seuls en cause. Au cours de la décennie 1990, et sous l’influence de Robert Rubin, secrétaire au Trésor de Bill Clinton (1993-2001), la gauche américaine a elle aussi défendu la déréglementation de la finance. Confrontées à l’émergence du shadow banking, les banques traditionnelles pressent les autorités de déréglementer leurs activités. Dès le milieu des années 1990, c’est Rubin, qui vient de Wall Street et est resté très proche du milieu des affaires, qui appelle à l’abrogation du Glass-Steagal Act – abrogation qui intervient en 1999 et permet à l’industrie financière dans son ensemble de connaître un puissant essor. Et c’est également lui qui s’oppose à la réglementation des produits dérivés, ces instruments financiers dont la valeur dépend, ou « dérive », de celle d’un autre actif – qu’il s’agisse de produits agricoles, de taux d’intérêts ou de prix du pétrole –, ce qui rend possible tout type de pari sur l’évolution future de l’actif sous-jacent. Ce sont eux qui, pour bonne partie, vont plonger le monde dans un maelström financier, personne ne sachant réellement qui doit exactement combien à qui lorsque la crise éclate en septembre 2008. Au cours du printemps 2010, Bill Clinton reconnaîtra d’ailleurs qu’il a commis une erreur en écoutant son secrétaire au Trésor.       <br />
              <br />
       Suite à l’éclatement de la bulle Internet et des attentats du 11 septembre, la Réserve fédérale maintient ses taux à un très faible niveau : D’un côté, il devient moins tentant pour les investisseurs d’acheter des bons du Trésor. De l’autre, emprunter coûte moins cher, et une bulle immobilière se forme peu à peu, soutenue par l’euphorie de tout un chacun. Or, la « société de propriétaires » promise par George W. Bush (2001-2009) va se transformer, sur la fin de son règne et après l’éclatement de cette nouvelle bulle, en une société de SDF. La crise des subprimes (crédits hypothécaires à risque) de 2007 annonce le futur désastre et jette un peu de lumière sur ces transactions aussi sibyllines qu’outrageuses : Abusant de la crédulité de ménages américains aux revenus modestes, sans garantie et ne comprenant souvent pas la complexité des instruments offerts par les brokers, les banques d’affaires de Wall Street négocient avec ces derniers une multitude de crédits à risque. La valeur de la maison achetée étant censée augmenter ad vitam aeternam, un propriétaire peut revendre son bien s’il s’avère être dans l’incapacité de payer ses mensualités, lui explique-t-on. Succès garanti. En somme, il faut aller chercher l’argent partout où il est, quitte même à le prendre en dernier ressort chez les plus démunis. L’administration au pouvoir ne trouve rien à redire. Mais petit-à-petit, alors qu’apparaissent de plus en plus de ménages évidemment insolvables, l’explosion des saisies qui en résulte entraine une chute dramatique des prix de l’immobilier, l’offre dépassant la demande, ce qui contraint alors d’autres propriétaires à rembourser des crédits bien plus élevés que la valeur désormais très faible de leurs biens acquis du temps de la bulle. Domino infernal, la crise des subprimes a, depuis son éclatement, mis à la porte une quinzaine de millions d’Américains – certains ayant parfois décidé d’abandonner de leur propre gré des propriétés qui ne valent plus grand-chose aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Or, ces crédits hypothécaires à risque ont été revendus par les banques d’affaires de Wall Street, en sandwich parmi d’autres titres, à divers investisseurs au fur et mesure qu’ils étaient contractés par les ménages : d’abord, le risque pour l’investisseur était compensé par la perspective de profits élevés ; et dans le pire des cas, si les ménages se trouvaient dans l’incapacité d’honorer leurs dettes, il pourrait toujours récupérer des propriétés à la valeur sans cesse croissante, puis les revendre, lui expliquait-on. Payées par Wall Street, les agences de notation ne trouvent rien à redire. Il faudra donc encore quelques temps avant que la première crise brise la confiance des marchés financiers et contamine l’économie réelle. Or, un an plus tard, en septembre 2008, la chute brutale de la banque d’affaires Lehman Brothers d’un côté, de l’autre, le renflouage de Bear Stearns, Fannie Mae, Freddie Mac, A.I.G, Citigroup et Bank of America, parmi d’autres institutions, changent la donne politique et économique. Toutes ont pris des risques de plus en plus importants et se sont grandement endettées pour spéculer et accroître leurs profits. Or, à cette période, le marché du « repo », qui permet aux firmes de se prêter de l’argent entre elles, flanche brusquement, le crédit se tarit, les institutions, faiblement capitalisées, sont ébranlées par une crise de méfiance générale et quasi instantanée, et le gouvernement fédéral est contraint d’intervenir pour les renflouer. Revendus dans la précipitation, les actifs pourris perdent encore plus de valeur en envahissant soudainement le marché en grand nombre. Alors que finit la présidence Bush, les nuages noirs s’accumulent au-dessus de l’économie américaine, donnant un avantage décisif au candidat démocrate Barack Obama face à son adversaire John McCain, accusé par le futur président de vouloir prolonger l’agenda de George Bush. Si l’heure n’était pas si grave, l’on aurait d’ailleurs pu trouver délicieux de voir l’administration Bush se précipiter au secours de ces banques devenues «too big to fail», trop grosses pour sombrer, alors même que les conservateurs ont, depuis Reagan, décrédibilisé toujours davantage l’intervention du gouvernement sur les marchés.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Orage économique</b></div>
     <div>
      Mais quand Barack Obama arrive au pouvoir, l’économie est en déliquescence, les pertes d’emplois se chiffrent en demi-million chaque mois. L’opportunité se présente à lui de réformer un secteur financier qui en est venu à produire près de 30% de l’ensemble des bénéfices générés par les entreprises aux Etats-Unis (contre moitié moins dans les années 1970 et 1980), une part colossale révélant à quel point l’économie américaine est devenue dépendante de la richesse produite par l’ingénierie financière de Wall Street. Pire, le marché des produits dérivés donne le vertige, étant globalement évalué à plus de 500 mille milliards de dollars en 2007, alors que le PIB de la première puissance économique au monde s’élève à près de 14 mille milliards de dollars la même année.       <br />
              <br />
       Dans le débat sur la réglementation financière, deux impératifs animent l’administration Obama : d’une part, agir vite, car les banques refusent de prêter face aux incertitudes liées à la teneur même de la réforme, ce qui paralyse la reprise – et le passage du temps fait également oublier aux uns et aux autres le besoin d’une réforme d’ampleur ; d’autre part, apaiser la fureur des Américains qui ont été broyés par la crise et sont scandalisées par l’impunité dont jouissent les institutions qu’ils ont sauvées avec leur argent, celles-ci continuant à distribuer de manière extravagante des bonus qui se chiffrent en millions de dollars. Les démocrates ne perdent pas de vue qu’il faut s’occuper des préoccupations d’une classe moyenne ravagée par les destructions d’emplois et de plus en plus méfiante à l’égard de toutes les autorités.       <br />
              <br />
       Dès son arrivée à la Maison Blanche, le président Obama s'est entouré de Tim Geithner, au Trésor, et de Lawrence Summers, principal conseiller économique, sans doute par réalisme, parce qu'il fallait mettre aux commandes ceux qui comprenaient cet univers au mieux pour faire face à la crise. De fait, les deux individus sont proches de Robert Rubin, qui a forgé la doctrine économique de Bill Clinton. Sera également maintenu à son poste Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale nommé par George W. Bush. Il n’est pourtant pas aisé de réformer cette industrie rapidement, parce que d’une part, elle attire les meilleurs talents que produisent les prestigieuses universités américaines, et d’autre part, elle joue un rôle moteur dans l’économie. C’est donc en fait une réforme à mettre sur le même plan, par son ampleur, que celle de la santé – l’industrie de la santé étant de la taille de l'économie française.       <br />
              <br />
       Au printemps 2009, Geithner décide de faire mener des « stress tests », des examens devant jauger la solidité des banques et restaurer la confiance dans le système. En juin, l’administration Obama présente son plan de réforme financière, en insistant sur les points qu’elle veut voir dans cette dernière : promouvoir une supervision et une réglementation solides des firmes financières ; établir une réglementation d’ensemble des marchés financiers ; protéger les consommateurs et les investisseurs contre les abus financiers ; enfin, relever les standards internationaux de réglementation et améliorer la coopération internationale. Pour éviter qu’une telle crise se reproduise, il convient en effet d’opérer une refonte radicale du système de réglementation : rendre plus transparent et superviser un secteur resté trop longtemps dans l’ombre et capable de prendre des risques à l’excès, protéger les individus de ses pratiques peu scrupuleuses, insister sur une plus grande capitalisation propre pour restreindre les effets de levier (le ratio de capitaux propres/endettement d’une entreprise) excessifs, voire permettre au gouvernement de gérer les faillites d’institutions devenues trop fragiles.       <br />
              <br />
       Mais c’est aussi la période à laquelle le débat sur la réforme de la santé est engagé, qui va consumer le temps, le capital politique et l’énergie des démocrates jusqu’à son passage en mars 2010. De plus, si l’économie est toujours en souffrance, le spectre d’une Grande Dépression semblable à celle de 1929 s’éloigne, et l’intérêt de réformer Wall Street s’évanouit au sein de l’opinion publique, pourtant toujours furieuse d’apprendre régulièrement que des bonus conséquents sont reversés aux acteurs du monde financier. Il est alors difficile pour les démocrates de se battre pour une réglementation forte.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le retour en force du discours populiste</b></div>
     <div>
      Si elles sont éclipsées par la réforme de la santé pendant de longs mois, les négociations pour celle du système financier n’en avancent pas moins. Au reste, quelques semaines après avoir approuvé une proposition de loi sur l’assurance maladie, la Chambre des représentants vote le projet de loi H.R. 4173 (« The Wall Street Reform and Consumer Protection Act ») le 11 décembre 2009, qui se donne pour objectif d’imposer une règlementation fédérale à Wall Street et au secteur financier dans son ensemble.       <br />
              <br />
       En chute dans les sondages, accusé de n’être pas assez vigoureux face à la préoccupation principale des Américains, l’économie, Barack Obama se montre beaucoup plus agressif qu’il ne l’a été jusqu’alors avec Wall Street en présentant le 14 janvier un plan de taxation des banques ayant bénéficié du plan de renflouage fédéral, et ce, afin de recouvrer l’argent du contribuable. Le 21, il propose un autre plan pour réduire la taille des banques et réglementer certaines de leurs activités (en particulier le trading pour compte propre, ou « proprietary trading », réalisé avec des dépôts garantis par le gouvernement fédéral), et limiter, dans le cas des banques de dépôts, leur engagement dans ou le financement de fonds d’investissements spéculatifs, afin qu’elles redeviennent au fond ce qu’elles étaient il y a encore peu : des veines du capitalisme, collectant et prêtant de l’argent aux entreprises et aux ménages. Wall Street grince des dents, Main Street applaudit.       <br />
              <br />
       Le contexte se prête évidemment à un virage populiste : la victoire d’un républicain dans l’Etat du Massachusetts le 19 janvier ébranle des démocrates qui n’ont alors que peu de résultats à présenter un an après l’arrivée du président au pouvoir, et l’électorat de gauche semble découragé face aux compromis négociés sur la réforme de la santé. En cette année d’élections de mi-mandat, il importe donc au parti au pouvoir de redynamiser la base tout en passant des réformes. Cette élection voit également le retour en grâce de Paul Volcker, ancien président de la Réserve fédérale qui a plaidé pour une action vigoureuse contre le monde de la finance. Le plan qu’il présente, vite surnommé « règle Volcker », insiste pour que les banques s’en tiennent à leur rôle traditionnel de financement de l’activité économique : il souhaite notamment leur interdire le proprietary trading et envisage qu’une agence qui supervise les banques ait la possibilité de limiter leur taille pour éviter qu’elles ne deviennent « too big to fail », et qu’elles puissent être liquidées le cas échéant.       <br />
              <br />
       A ce stade, la création d’une agence de protection des consommateurs, notamment contre les abus liés aux cartes de crédit et aux crédits hypothécaires, devient sujette à débat. Discrètement, Michael Barr, assistant secretary en charge des institutions financières auprès du Secrétaire au Trésor, ainsi que d’autres collaborateurs spécialistes d’économie comportementale, s’occupent déjà du design de cette agence : Ils songent à mettre en œuvre des mécanismes simples qui pousseraient les institutions à se montrer plus transparentes avec les consommateurs par le biais de petites astuces suggérées par l’économie comportementale.       <br />
              <br />
       Enfin, au plan international, si certains pays européens ne sont pas contre l’idée de taxer les banques, le Canada, dont les institutions, prudentes, ont bien soutenu le choc, manifeste son mécontentement à l’idée de devoir lui aussi payer pour les errements de Wall Street. D’autres, comme le Brésil et l’Inde, partagent la position du voisin septentrional de l’Amérique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Goldman Sachs tangue</b></div>
     <div>
      Le 15 mars, le sénateur démocrate Chris Dodd présente sa version de la réforme. Membre clé du Comité bancaire du Sénat, il a fait savoir qu’il ne chercherait pas à briguer un nouveau mandat et n’a donc rien à perdre. Il veut surtout pouvoir associer son nom à une réforme historique, et cherche à faire de Washington un gendarme du système financier avec la création d’un conseil en charge de détecter les risques systémiques comme ceux qui ont conduit à la crise, cherchant à donner à la Réserve fédérale un rôle de superviseur de l’industrie financière. Le débat est agité, le Comité bancaire cherchant à glaner des voix de républicains en faveur de son projet. A droite, les sénateurs influents Richard Shelby et Charles Grassley, ainsi que le plus jeune Bob Corker, semblent être prêt à soutenir la réforme. Cette dissension au sein des rangs de l’opposition fragilise la tactique de Mitch McConnell, leur leader au Sénat, qui a juré de voter contre toutes les initiatives d’Obama depuis son arrivée à la Maison Blanche.       <br />
              <br />
       Mais l’arrogance de Wall Street continue à atteindre des sommets, les financiers démontrant qu’ils vivent dans une bulle coupée du reste du monde, et le patron de Goldman Sachs n’hésitant pas à clamer qu’il fait le « travail de Dieu » (« God’s work »). Un mot est sur toutes les lèvres : « greed », l’avidité. En réalité, ils ont mené l’Amérique au bord du gouffre et la crise a ravagé l’économie et élevé le taux de chômage à des niveaux jamais vus en trente ans.       <br />
              <br />
       Mi-avril, la SEC, gendarme boursier, intente une action en justice contre Goldman Sachs, accusé de s’être enrichis sur le dos de ses clients en leur vendant des produits liés aux subprimes et en pariant sur les pertes des investisseurs. Très médiatisé, l’événement ranime opportunément la colère de l’opinion à l’endroit du monde  de la finance – au moment même où la Maison Blanche essaie d’imposer des règles strictes et où les républicains ont promis de serrer les rangs contre le passage de la réforme. La Maison Blanche nie pourtant toute implication dans l’initiative de la SEC.       <br />
              <br />
       Le 22 avril, dans un discours à New York, le président Obama enjoint Wall Street de ne pas s’opposer à la réforme, mais de collaborer. Il insiste à nouveau sur qu’il veut : un système qui protège le contribuable américain de l’effondrement de grandes banques ; la « règle Volcker » ; davantage de transparence sur les produits dérivés ; enfin, une protection renforcée des consommateurs et de ceux qui investissent pour se constituer une retraite.       <br />
              <br />
       Depuis quelques semaines déjà, républicains et démocrates échangent de très vives critiques, les premiers accusant la gauche de vouloir créer une loi qui permettra de sauver les banques avec les deniers publics, quand les seconds affirment que le parti de l’éléphant fait le jeu de Wall Street en voulant faire échouer toute réforme. L’avenir des produits dérivés complexes est également au cœur du débat.       <br />
              <br />
       Harry Reid, chef de la majorité démocrate, décide pourtant de faire voter le Sénat le 26 avril pour lancer le débat sur une proposition de loi en faveur de la création d’une agence de protection des consommateurs, une entité supervisant les risques financiers, et un fonds devant être financé par les banques pour permettre la liquidation des plus fragiles en cas de faillite. Les républicains ont évidemment les sondages contre eux, la colère de Main Street à l’égard de Wall Street étant sans mesure même plus d’un an après le début de la crise. Et le leader démocrate n’a pas grand-chose à perdre, puisque il peut toujours proposer un nouveau vote en cas d’échec. En revanche, il repousse les républicains dans leurs retranchements, puisque en cas de blocage, les doigts seront naturellement pointés vers eux dans les esprits. Les républicains, un temps opposés au débat, approuvent donc son lancement rapidement.       <br />
              <br />
       Entre temps, le 24 avril, des emails rédigés en 2007 par le patron et des cadres de Goldman Sachs sont rendus publics, révélant que la banque d’affaires se réjouissait alors de profits réalisés au cœur de la tempête financière née de l’effondrement du marché immobilier. Fabrice Tourre, financier français de la fameuse banque d’affaires, semble avoir résumé l’idée que chacun commence à se faire de l’hypocrisie et des dérives de la finance quand il écrit non sans ironie dans sa correspondance : « Je ne me sens pas trop coupable, le but véritable de mon boulot est de rendre les marchés de capitaux plus efficaces et de fournir en bout de chaîne au consommateur américain des moyens plus efficaces pour emprunter et se financer, donc mon boulot est emprunt [sic] de modestie, de noblesse et d'éthique ;-) Dingue comme je suis bon pour me convaincre moi même !!! ». A ce détail près que la finance ne convainc plus personne d’autre.       <br />
              <br />
       La proposition de loi continue à être vivement débattue jusque à la mi-mai, mais est éclipsée dans les médias par les enjeux de l’immigration et de l’environnement. Au fil des amendements, elle durcit de plus en plus les réglementations à l’endroit de Wall Street, mais les républicains, effrayés à l’idée de devoir défendre les banques, en approuvent un bon nombre sans pouvoir dissimuler leur désarroi. Le 20 mai, enfin, la proposition S.3217 (« Restoring American Financial Stability Act ») est votée de manière bipartisane à 59 voix (dont quatre républicaines) contre 39 (deux démocrates estimant que la législation ne va pas assez loin en l’état). Touchant à tous les secteurs de l’industrie, et ayant pour objectif de limiter les abus, la proposition décline à ce stade les options suivantes : la création d’un Bureau de protection des consommateurs ; la possible mise en faillite d’institutions jugées trop fragiles ; et la mise en place d’un conseil de supervision financière. Les pouvoirs de la Réserve fédérale doivent être renforcés. Les hedge funds et autres institutions du même type doivent s’enregistrer auprès de la SEC, et les produits dérivés doivent être plus amplement réglementés. Mais à la différence de la proposition approuvée par la Chambre des représentants, elle ne  prévoit pas la mise en place d’un fonds de 150 milliards pour aider à superviser les faillites.       <br />
              <br />
       L’étape suivante vise à réconcilier les deux textes avant la tenue du G20 fin juin. Le 25 juin, à 5h39 du matin, les deux chambres du Congrès parviennent à trouver, sous l’égide du démocrate Barney Frank, un accord sur un compromis qui inscrit notamment la règle Volcker dans le marbre de la loi. La proposition finale vise à informer les individus et à les protéger des pires pratiques de l’industrie grâce à la création, maintes fois débattue, d’une Agence de protection financière du consommateur, logée à la Réserve fédérale mais indépendante. Sont également mises en place de multiples restrictions contrôlées par la Réserve fédérale sur divers produits, comme les crédits hypothécaires à risque ou les cartes de crédit, qui ont endetté les ménages et plongé l’économie américaine dans l’abîme. Sous la tutelle du Trésor américain, le Conseil de supervision de la stabilité financière vise à détecter les risques systémiques et, si besoin, à les prévenir. Les banques doivent être mieux capitalisées, les fonds spéculatifs davantage réglementés et, dans certains cas, les institutions associées financièrement aux prêts qu’elles titrisent, se soumettant ainsi aux risques qu’elles négocient. Enfin, les produits dérivés doivent être échangés sur un marché plus transparent. En clair, la prudence semble être le maître mot de cette législation, et si une nouvelle crise devait survenir, le gouvernement serait, grâce à elle, mieux préparé pour y faire face.       <br />
              <br />
       Le 28 juin, la disparition du doyen des sénateurs démocrates, le légendaire Robert Byrd (92 ans), ôte cependant une voix à la coalition en faveur de la réforme. Les démocrates doivent donc faire une concession de taille pour préserver le soutien des rares républicains qui la soutiennent : retirer la taxe sur les banques de la proposition de loi. Et si la Chambre des représentants se prononce à 237 voix pour, 192 contre, le vote au Sénat est donc remis à plus tard, privant Obama d’une victoire symbolique qui devait être célébrée le 4 juillet, pour la Journée d’Indépendance.       <br />
              <br />
       Enfin, le 12 juillet, les sénateurs Scott Brown et Olympia Snowe annoncent leur soutien à la réforme, offrant ainsi, avec Susan Collins, trois voix provenant de républicains de Nouvelle-Angleterre, terre démocrate, pour garantir à Obama le passage du texte. Celui-ci est donc approuvé à 60 voix contre 39, le 15 juillet, et expédié vers le bureau du président, qui la signe lors d’une cérémonie symbolique le 21 juillet 2010.        <br />
       Voir la cérémonie et le discours de Barack Obama en vidéo ci-dessous :        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/bIsBFUAVxhE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/bIsBFUAVxhE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Now what?</b></div>
     <div>
      Après la réforme de la santé, le passage de cette nouvelle réglementation financière marque une étape supplémentaire dans le remodelage de la première économie mondiale par le président Obama.       <br />
       Enfermés dans un cycle conservateur lancé par Ronald Reagan et finissant avec la crise de 2008, les Etats-Unis et une bonne partie du monde industrialisé ont, à des degrés divers, fait face à deux phénomènes comme liés l’un à l’autre au cours de cette période : d’un côté, l’essor extravagant d’une industrie financière de plus en plus puissante et riche ; de l’autre, la stagnation des salaires pour les classes moyennes et modestes, en dépit d’une productivité toujours accrue au fil des années. Entre les deux, des inégalités de revenus à donner le vertige. En fait, l’Occident – Japon inclus – n’a comme cessé de prospérer pendant ces trente dernières années, mais le partage des richesses n’a pas bénéficié à tous, les disparités s’accroissant plus ou moins cruellement dans les pays développés.       <br />
              <br />
       Invitée surprise sur l’agenda du candidat Obama, la réglementation financière semble pourtant bien être au nombre de ces symboles scellant la fin de l’ère conservatrice et augurant d’un renouveau progressiste visant à réduire les fractures et les excès. Des réformes de cette ampleur seront en effet difficiles, le cas échéant, à défaire et marqueront la trajectoire future de la première puissance économique. Dans le cas présent, il s’agit d’éviter que ce qui fut à l’origine de la crise – les abus de Wall Street à l’endroit des individus – ne se reproduise. En tâchant de refaire des banques des veines du capitalisme, le président cherche à sauver ce dernier de lui-même, non à l’abolir, s’inspirant de la tradition libérale de son illustre prédécesseur Franklin Roosevelt.       <br />
               <br />
       Pour autant, durant des décennies, ce qui a fait le dynamisme de l’industrie financière fut sa capacité à attirer les meilleurs talents et à comprendre la réalité du phénomène de mondialisation pour l’exploiter par tous les moyens possibles, quitte à générer une crise à l’échelle du globe. Que la gauche américaine ait pu à son tour exploiter ce choc pour museler cette force devenue nuisible est un pas dans la bonne direction – qui permettra peut-être au passage de ramener certains talents vers d’autres secteurs vitaux comme la recherche et le développement. Mais pas suffisant pour intimider cette industrie qui apprendra à exploiter les failles de la réforme, notamment dans un monde globalisé dans lequel elle peut se déplacer librement en l’absence d’harmonisation internationale, et aura ainsi, sans doute, toujours un temps d’avance sur ses régulateurs. Il faudrait en effet être naïf pour penser qu’un univers qui peut faire appel aux meilleurs juristes, aux mathématiciens les plus doués, aux lobbyistes les plus connectés et aux politiciens les moins scrupuleux n’emploiera pas ses ressources pour faire prévaloir ses prérogatives.       <br />
              <br />
       Tous les mouvements progressistes du monde ne seront donc peut-être pas de trop pour établir une réglementation plus large et dompter cette industrie qui, ici en première classe, là dans les lounges luxueux, là encore en marge de grandes réunions aux quatre coins du globe, a déjà eu tout le loisir d’appréhender la mondialisation quand d’autres perdaient trop de temps à la contester au lieu de l’apprivoiser à leur avantage. Et manquaient ce faisant l’opportunité de construire un monde plus juste. La gauche d’Obama montre qu’il n’est pas trop tard pour y remédier.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ---------------------------------------------------------------------------------       <br />
       (1) Paul Claudel, La crise – Amérique 1927-1937, éditions Métailié, 2009, p.171        <br />
       (2) Pour l’anecdote, c’est la création, par l’administration du démocrate Roosevelt, de ces nombreux organes, indépendants de l’exécutif, dirigés par des administrateurs non élus et en charge d’intervenir sur les marchés pour que ceux-ci fonctionnent correctement, dans l’esprit keynésien et « libéral » de l’époque, qui a justement fait du terme « liberal » un synonyme, aux Etats-Unis, d’intervention de l’Etat, de bureaucratie incontrôlée, de paperasse, le cauchemar des constitutionnalistes et des défenseurs de la séparation des pouvoirs, très nombreux à droite. Un sens certes très éloigné de celui qu’il a en français. Cf. Catherine Audard, Qu’est-ce que le libéralisme ?, Folio, 2009, pp. 316-317.       <br />
       (3) Heading Off the Next Financial Crisis, in The New York Times, 22 mars 2010.       <br />
              <br />
       Consultant établi à Washington, Niels Planel est l’auteur de <a class="link" href="http://astore.amazon.fr/ilov-21/detail/2012378145">Sur les pas d’Obama – Le renouveau de la gauche américaine</a> (Hachette Littératures).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/L-Amerique-reglemente-enfin-le-monde-de-la-finance_a1553.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Vous voulez faire campagne ? David Plouffe vous donne un cours</title>
   <updated>2010-05-05T12:07:00+02:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Vous-voulez-faire-campagne-David-Plouffe-vous-donne-un-cours_a1552.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <published>2010-05-05T12:01:00+02:00</published>
   <author><name>Marjorie Paillon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est le retour sur Internet des "Strategy Sessions" de David Plouffe. L'ex directeur de campagne de Barack Obama et manager de Organizing for America, ouvre le bal les élections de mi-mandat et prépare le terrain pour novembre 2010. Un cours en vidéo de 47 minutes.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="291,4285"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/M13s8gyqRZg&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/M13s8gyqRZg&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="291,4285"></embed></object>     </div>
     <div>
      Via <a class="link" href="http://www.barackobama.com/">Organizing for America.</a>       <br />
              <br />
       Voir nos archives sur David Plouffe :       <br />
       - <a class="link"  href="http://www.ilovepolitics.info/La-strategie-d-Obama-expliquee-par-son-directeur-de-campagne_a672.html"> La stratégie d'Obama expliquée par son directeur de campagne </a>       <br />
       - <a class="link"  href="http://www.ilovepolitics.info/Les-secrets-de-campagne-de-Barack-Obama_a1015.html"> Les secrets de campagne de Barack Obama </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Vous-voulez-faire-campagne-David-Plouffe-vous-donne-un-cours_a1552.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’incroyable épopée de la réforme de la santé américaine</title>
   <updated>2010-05-05T17:32:00+02:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/L-incroyable-epopee-de-la-reforme-de-la-sante-americaine_a1551.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1971150-2716004.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-28T13:22:00+02:00</published>
   <author><name>Niels Planel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Aujourd’hui, après presque un siècle de tentatives, aujourd’hui, après une année de débat, aujourd’hui, après que tous les votes ont été comptés, la réforme de l’assurance maladie est devenue loi aux Etats-Unis d’Amérique », a déclaré Barack Obama le 23 mars, en signant la législation. La simplicité du constat ne pouvait pourtant faire oublier qu’aucune réforme de cette ampleur n’a abouti depuis les années 1960.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1971150-2716004.jpg" alt="L’incroyable épopée de la réforme de la santé américaine" title="L’incroyable épopée de la réforme de la santé américaine" />
     </div>
     <div>
      Et c’est là une législation qui devrait changer la teneur même du contrat social aux Etats-Unis, et pour laquelle l’équipe du président semble avoir parfois favorisé une victoire historique au détriment des détails de la réforme, afin de faire d’un politique attaqué pour son manque d’expérience un maître de la manœuvre politique. Mais la réforme de la santé va bel et bien bouleverser la vie de l’ensemble des Américains et désormais, Barack Obama, premier président afro-américain des Etats-Unis, est aussi celui qui a réussi ce que personne avant lui n’avait pu faire dans son parti – pas même Franklin Roosevelt – et accède ce faisant au prestigieux panthéon des grands présidents américains.       <br />
       Enfin, en œuvrant en faveur d’une plus grande égalité devant la maladie et la mort, l’une des pierres angulaires du contrat social, cette réforme atteste également d'un renouveau profond de la gauche américaine autant qu'elle le symbolise. Retour sur une réforme au long cours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Un siècle de tentatives… et d’échecs</b>       <br />
       C’est un vieux projet politique qui a échappé à bien des hommes depuis l’époque de Theodore Roosevelt, président de 1901 à 1909. En 1912, quand il fit campagne pour un troisième mandat, le programme de son tout nouveau Parti progressiste proposait la création d’une assurance nationale s’inspirant du modèle allemand, mais il fut défait par Woodrow Wilson. Pour sa part, Franklin Roosevelt, pourtant le père du New Deal, abandonna tôt l’idée d’une telle couverture nationale, malgré les recommandations de la Commission Wilbur, qui argua en 1932 – déjà – qu’elle permettrait de contrôler les coûts. Après la Seconde guerre, Harry Truman s’y attela, en vain. Il fallut attendre l’impulsion de John Kennedy et de Lyndon Johnson et le souffle du renouveau progressiste des années 1960 pour assister à la création, en 1965, de Medicare et de Medicaid, des couvertures pour les plus âgés et les plus pauvres. Plus tard, Jimmy Carter voit ses espoirs s’envoler face à la sévère récession qui frappe le pays et éclipse toute autre priorité. L’échec de Bill Clinton en 1994 offre le Congrès aux républicains, qui en font une plateforme pour tirer la présidence démocrate toujours plus près de la droite.       <br />
       Et Clinton désavoué sur la réforme de la santé ou George W. Bush échouant à privatiser la Sécurité sociale en 2005, ce sont là deux exemples récents où des présidents ont vu leur capital politique et leur autorité sur la politique intérieure partir instantanément en fumée. En plaçant cet enjeu aux côtés des premiers de son mandat, le président Obama s’est donc montré exceptionnellement ambitieux. La stratégie des républicains, qui ont voulu faire accroire qu’Obama était incapable de gouverner, en prend également un coup.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>2009-10, un contexte différent de 1993-94</b>       <br />
       Quand le débat est lancé au printemps 2009, l’Amérique est au cœur d’une grave récession. L’enjeu est donc lié au problème de la réduction du déficit par Peter Orszag, fraîchement nommé directeur du Budget à la Maison Blanche : la réforme n’est plus présentée seulement comme un enjeu moral, mais également sous l’angle de la réduction des coûts de santé pour préserver puis dynamiser la vitalité de l’économie américaine. Le contexte est également différent de celui de la précédente tentative. Elu sur la fin d’une crise et à l’aube de la plus longue période de prospérité aux Etats-Unis, Bill Clinton avait rapidement perdu le soutien des Américains pour une réforme, puisque, retrouvant un emploi, ceux-ci se retrouvaient de nouveau couverts. Pour le président Obama, la situation est tout autre : les millions d’emplois perdus depuis le début d’une crise dont on ne voit pas encore la fin, et la menace qui pèse sur les actifs, touchent directement les Américains là où ça fait mal.       <br />
       Les atouts en faveur du passage de la réforme ont également été très nombreux : Le contrôle du Congrès par les démocrates ; la fatigue des entreprises et des foyers face aux coûts croissants des assurances, alors même que des millions d’emplois ont été détruits par la crise ; l’exemple du Massachusetts, premier Etat à avoir récemment mis en œuvre non sans succès une assurance obligatoire ; enfin, la détermination de Barack Obama à passer cette réforme.       <br />
       Comme en 1993-4, ce sont des républicains déchainés qui montent au créneau pour faire échouer la réforme. A l’époque de Clinton, une note avait largement circulé parmi ses adversaires, expliquant qu’une réforme de la santé pourrait maudire à jamais la droite américaine en changeant la donne du contrat social aux Etats-Unis. Cette fois-ci, l’objectif avoué a été de faire de ce chantier le « Waterloo » d’Obama, selon le mot du républicain Jim DeMint. Mais les conservateurs, en proie à une guerre civile, sont restés à court d’arguments, et la « révolution conservatrice » initiée par Ronald Reagan s’est achevée par la plus grave crise économique depuis 1929. Aussi voit-on des individus enragés mentir et utiliser tout ce qui est à leur portée pour tenter d’anéantir les efforts du président démocrate. En vain, au final.       <br />
       Enfin, l’échec de la réforme de Clinton était en partie dû à une mainmise de la Maison Blanche sur sa préparation. Obama a retenu la leçon : Si c’est à partir de son programme de candidat qu’a commencé la rédaction de la proposition de loi, le Sénat s’est emparé de la réforme et n’a pas hésité à se montrer audacieux.       <br />
       Mais c’est aussi une réforme qui présentait cette fois un défi majeur, à cause du profond clivage générationnel au sein de la population américaine : les plus âgés, qui ont majoritairement soutenu John McCain en 2008, se sont fortement mobilisés contre la réforme ; les plus jeunes, pro-Obama et « invulnérables » face aux soucis de santé, ont moins ressenti l’importance d’une réforme et sont restés absents du débat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Coup d’envoi mouvementé d’une réforme historique</b>       <br />
        A peine arrivé au pouvoir, Obama honore une promesse de campagne en ressuscitant le 5 février 2009 un programme d’assurance pour enfants, le SCHIP, auquel Bush opposait son veto. Mais le vrai débat est initié sur la fin du printemps : Selon un expert travaillant avec les sénateurs américains, le débat a été lancé bien plus tôt que prévu, en juin 2009 au lieu de 2010, pour anticiper la baisse de popularité qui devait inévitablement suivre la période de grâce de l’entrée en fonction du président, et pour donner le ton pour le reste du mandat.       <br />
       A défaut d’être présent dans le débat, Barack Obama met rapidement la pression sur les deux chambres du Congrès pour qu’elles produisent des ébauches de réformes avant les vacances parlementaires d’août. Le but est d’avoir des textes que les législateurs puissent présenter de retour auprès de leur électorat. Quatre commissions sur cinq s’exécutent à temps, mais la plus influente, celle des Finances au Sénat, dirigée par Max Baucus, manque l’échéance.       <br />
       Le résultat ne se fait pas attendre : en l’absence de proposition de loi définitive, les républicains peuvent mentir allègrement sur le contenu supposé de la réforme. Ils n’hésitent ainsi pas – Sarah Palin la première – à clamer que la réforme va créer des « panels de la mort » gouvernementaux qui pourront euthanasier les personnes en fin de vie. En août, les conservateurs s’introduisent également dans les town hall meetings pour vociférer leur hargne. L’Amérique montre à nouveau son visage le plus abominable, celui qui en avait fait un objet de haine sous George W. Bush.       <br />
       La tactique ne marche pas : Le soutien, certes modeste, de l’opinion à la réforme n’est pas altéré. Mais la fameuse « public option » (couverture fédérale) s’est insinuée au cœur du débat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Le spectre de Ted Kennedy</b>       <br />
       La disparition du « lion libéral » Ted Kennedy, le 25 août, modifie la donne : affaibli à cause de sa maladie, il n’a pu investir son charisme dans le débat comme il le souhaitait. Son décès rappelle brutalement aux progressistes qu’ils sont désormais orphelins de celui qui était le mieux à même de négocier un compromis et d’apaiser les esprits dans les deux camps.       <br />
       Jeune politicien, Kennedy s’était opposé à une réforme ambitieuse de couverture universelle proposée par le président républicain Richard Nixon, ne la jugeant pas assez généreuse. Il a passé près de quatre décennies par après à regretter la plus grosse erreur de sa carrière et à attendre une nouvelle opportunité pour l’avènement de la réforme de sa vie.       <br />
       Cette nouvelle porte également un coup au président, puisque c’est bien Kennedy, auréolé du prestige de sa légendaire famille, qui a apporté sa bénédiction pour faire d’Obama la nouvelle, la grande figure de la gauche américaine en janvier 2008. C’est également au frère de JFK qu’Obama avait rendu visite en 2006, quand il s’interrogeait sur la possibilité de concourir pour la fonction présidentielle : « Ton temps ne vient qu’une seule fois, et c’est maintenant ton temps », lui aurait-il alors répondu.       <br />
       Enfin, l’on se souvient qu’Obama, pour mieux se démarquer de sa rivale dans les primaires démocrates, proposait une assurance qui serait obligatoire pour les enfants uniquement. Pour les adultes, son seul engagement était de faire baisser les prix des assurances à un point tel qu’elles seraient jugées attractives aux yeux de la plupart des Américains. Une fois élu, tout a été oublié. Car ce que le candidat a promis à Ted Kennedy, en échange de son soutien dans la campagne, semble avoir été de toute autre nature : une couverture universelle, bel et bien.       <br />
       Jusqu’au bout, Kennedy aura été présent dans le débat, y compris lorsque, peu avant sa disparition, il demande au gouverneur du Massachusetts, Deval Patrick, de changer les lois de l’Etat pour nommer un sénateur prêt à le remplacer et à voter en faveur d’une réforme, sans attendre la tenue d’élections spéciales le 19 janvier 2010. Patrick, un ami d’Obama, s’exécutera rapidement. C’est dire si cette réforme tenait à un fil. Mais sa disparition va aussi menacer la survie même de la réforme, puisque gagné par les républicains en janvier, son siège va faire perdre la « super-majorité » des démocrates au Sénat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Le rôle de Max Baucus</b>       <br />
       Début septembre, l’équipe présidentielle se décide à jeter tout son poids dans la bataille. Elle annonce qu’Obama prononcera un discours phare. Il s’agit aussi d’une manœuvre pour forcer Max Baucus, le président du Comité des Finances au Sénat, à présenter enfin une proposition de loi – ce qu’il fera d’ailleurs un jour avant le discours.       <br />
       La lettre qu’a adressée Ted Kennedy au président quelques temps avant sa mort a donné une gravité manifeste au discours de Barack Obama devant le Congrès, le 9 septembre 2009. En évoquant cette idée qu’il ne fallait pas trahir le « caractère américain » auquel était attaché Kennedy, il a repris un accent qui en avait fait l’étoile montante de son parti en 2004.       <br />
       Le sénateur du Montana, le centriste Max Baucus, a eu un rôle précieux dans la confection de la réforme. De fait, Kennedy, affaibli par sa maladie, avait été impuissant à faire avancer le débat. Le très habile Tom Daschle, démocrate influent pressenti au poste de secrétaire à la Santé, fut d’entrée de jeu victime d’une affaire d’impôts impayés et fut oublié aussitôt. Baucus, qui dirige l’influent Comité des Finances au Sénat, se retrouve donc par hasard à rédiger une proposition qui servira de base à la version finale de la réforme.       <br />
       Le débat de son projet consume une trentaine de jours, et le 13 octobre, Baucus glane un vote républicain, celui de la modérée Olympia Snow, pour pouvoir donner une patine « bipartisane » à la proposition concoctée par son comité pendant des mois. De l’avis de beaucoup, c’est le seul projet produit jusque là qui est susceptible de passer le vote au Sénat : Il réduit le déficit, crée de la concurrence, propose plusieurs options. Les autres sont jugés trop « libéraux », entendez trop « à gauche ». Mais il s’avèrera que ces mois passés à négocier auront constitué le maillon faible de la réforme : le retard pris va contrarier pour beaucoup sa finalisation. Harry Reid, chef de la majorité démocrate au Sénat, en ressort également persuadé que les républicains ne veulent pas collaborer avec son camp.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1971150-2716012.jpg" alt="L’incroyable épopée de la réforme de la santé américaine" title="L’incroyable épopée de la réforme de la santé américaine" />
     </div>
     <div>
      <b>La Maison-Blanche contre-attaque</b>       <br />
       Pendant ce temps, et pour tenter de faire pièce aux républicains qui, sur la chaîne Fox News ou dans les town hall meetings, tempêtent contre la réforme depuis l’été, Obama mobilise les ressources d’<a class="link" href="http://www.barackobama.com/">Organizing for America</a>, l’entité qui gère le trésor de guerre du démocrate accumulé durant sa campagne : une liste longue de plus de 13 millions d’emails, qui lui garantit également son indépendance auprès du Parti démocrate – celui-ci n’ayant pas de telles ressources.       <br />
       Pour les démocrates, il s’agit également d’offrir « leur » version du débat. Les médias généralistes informent en effet fort mal le public, se focalisant sur quelques aspects (le plan fédéral, des financements pour l’avortement, l’accès des sans-papiers aux assurances) sans jamais se pencher sur le contenu des diverses propositions de loi. Aux Etats-Unis comme ailleurs, le déclin de la qualité de l’information est bien réel. Les Américains n’en ont que plus de mal à se former une opinion sur le sujet : Même ceux qui lisent régulièrement un journal confient ne pas comprendre les enjeux de la réforme.       <br />
       Le débat se poursuit pourtant, et le 7 novembre au soir, la Chambre des représentants, largement acquise aux démocrates, vote sa proposition de loi, estimée à 1.1 mille milliards de dollars sur dix ans – au-dessus du coût souhaité par le président. Plus tôt dans la semaine, deux élections, dans le New Jersey et en Virginie, offrent des postes de gouverneurs aux républicains. On a pu croire un instant que les démocrates seraient refroidis par ces défaites. Mais la Chambre, conquise par un président qui lui rend visite le jour du vote, penche à 220 voix en faveur de ce projet, et à 215 contre. Elle en avait besoin de 218. Les difficultés ont porté sur les financements pour l’avortement – voulus par les plus libéraux, combattus par les plus conservateurs – et sur la place faite à l’accès des immigrés à la réforme. L’argent du contribuable n’est finalement pas destiné à financer l’IVG. A ce stade, l’étau se resserre ; il convient d’agir, et vite, pour pouvoir s’occuper de la priorité des Américains : l’économie.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Le Sénat s’empare de la réforme</b>       <br />
       Le 18 novembre, le coût de la réforme proposée par le Sénat est enfin annoncé. Estimée à 849 milliards de dollars, elle reste au-dessous du plafond symbolique visé par le président. Acteur discret dans le débat, le Congressional Budget Office (CBO), chargé de chiffrer le coût des propositions de lois pour le Congrès, fait perdre du temps mais garantit par son indépendance que les estimations ne seront pas travesties.       <br />
       Le 21 novembre, les sénateurs parviennent à réunir les 60 voix nécessaires pour lancer le débat sur la proposition de loi dessinée par Harry Reid. L’émotion monte d’un cran ; jamais les Etats-Unis n’ont été aussi près d’une réforme. Mais le temps presse : le taux de chômage a déjà dépassé le seuil symbolique des 10%. L’opinion est rongée par les destructions d’emplois, et commence à s’impatienter face à un président et un Congrès qui semblent plus préoccupés par la réforme de la santé que par l’économie. C’est à cette période que la popularité de Barack Obama chute pour la première fois au-dessous de 50%. Cette pression de l’opinion pousse les sénateurs à en finir rapidement – avant Noël – pour que les démocrates puissent consacrer toute leur attention à l’économie en 2010, année des élections de mi-mandat. Dès janvier 2010, et plus encore avec le fameux discours sur l’état de l’Union, il faut pouvoir parler emplois, infrastructure et éducation.       <br />
       Alors que début décembre, une forme de compromis sur « l’option publique » est trouvée au Sénat, fruit de négociations entre cinq démocrates centristes et cinq progressistes, le sénateur indépendant Joseph Lieberman déclare s’opposer à la réforme en l’état. Il fait partie des 60 voix dont Harry Reid, le chef de la majorité, a besoin pour faire passer sa proposition de loi. Cet échec tue tout espoir de voir le gouvernement s’imposer sur le marché des assurances. L’aile gauche du Parti démocrate ne décolère pas de voir sa vision de la législation idéale sombrer à cause des centristes. Négociant point par point, Reid arrive pourtant à trouver un consensus. Un dernier obstacle est levé quand le démocrate conservateur Ben Nelson accepte de voter pour la réforme après avoir négocié des concessions controversées, et le 24 décembre, le Sénat vote à 60 voix contre 39 pour le passage de la proposition de loi H.R. 3590. Il ne reste alors plus qu'à fusionner les deux versions des chambres du Congrès.       <br />
       Début janvier, Obama a déjà repris la main sur le dossier : lors de négociations aussi minutieuses que peu médiatisées, il aide les législateurs à avancer sur les 2000 pages de législation pour surmonter les différences.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Séisme dans le Massachusetts </b>       <br />
       Une élection le 19 janvier visant à trouver un successeur pour le siège de Ted Kennedy au Sénat génère une angoisse profonde parmi les démocrates quand un républicain de peu de renom, Scott Brown, l’emporte et semble pouvoir mettre fin, en bout de course, à tous les efforts mis en œuvre pour passer la loi : les démocrates se trouvent privés de leur « super-majorité » au Sénat. Ce nouveau membre du Congrès, qui a réussi à séduire le précieux électorat indépendant, fait prendre conscience aux démocrates qu’ils n’ont pas reçu carte blanche auprès des citoyens, et qu’ils doivent s’occuper de l’économie en priorité. Les options pour faire passer la législation sur la santé ne sont plus nombreuses.       <br />
       Le président Obama commence alors à se montrer beaucoup plus combattif et vigoureux. Lors de son discours sur l’état de l’Union le 27 janvier, il déclare fermement vouloir maintenir son agenda plutôt que de prendre un virage centriste, comme Bill Clinton l’avait fait après son échec en 1994. Mais pendant quelques semaines, la réforme disparaît de l’horizon des médias, au point que l’on se demande si elle est encore en vie. Il semble pourtant clair qu’il faut passer cette réforme en 2010, ou attendre sinon 2012… au mieux : de fait, tout semble indiquer que les démocrates perdront des sièges aux élections de mi-mandat, les mettant dans une position encore plus inconfortable pour passer la législation.        <br />
              <br />
       Dès le 7 février, le président invite les républicains à venir débattre le contenu de la réforme et à offrir leurs propres idées lors d’un sommet qu’il propose d’organiser fin février en compagnie des caméras de télévision. C’est pour lui l’occasion d’offrir à sa réforme ce dont elle a cruellement besoin aux yeux d’Américains désireux, en majorité, <a class="link" href="http://voices.washingtonpost.com/behind-the-numbers/2010/02/americans_spread_the_blame_whe.html">de voir la réforme devenir loi</a> : une patine « bipartisane », quitte, comme il le propose également, à faire des concessions à ses adversaires politiques. Un peu plus tôt, le démocrate s’est montré très à l’aise dans un débat qui l’a opposé aux républicains en direct, et l’opinion semble plébisciter cette nouvelle stratégie d’ouverture de leur président à l’encontre du « parti du non ».       <br />
       Au même moment, une grande compagnie d’assurance en Californie augmente les prix de ses couvertures, parfois jusqu’à 39%, pour près de 800.000 personnes qui sont couvertes individuellement, non par l’employeur. L’affaire rappelle la vulnérabilité des assurés et relance le débat en faveur des démocrates.       <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>La « réconciliation »</b>       <br />
       L’une des plus grandes erreurs tactiques de la Maison Blanche aura été, pendant tout le temps qu’aura pris le passage de la réforme, de ne pas avoir une idée franche de ce qu’elle contiendrait au final. Ce faisant, elle a offert aux républicains de la décrire comme bon leur semblait pendant des mois, sans permettre aux démocrates de contre-attaquer. Le 22 février, la Maison Blanche met donc son propre projet de loi en ligne, révélant pour la première fois ce que Barack Obama souhaite clairement voir dans la législation finale. Elle met notamment fin aux mesures controversées de Ben Nelson, est plus conciliante à l’égard des syndicats mais ne contient pas d’option publique.       <br />
       L’idée d’user de la procédure dite de « réconciliation » fait par ailleurs son chemin : pourvu qu’une législation ait un volet budgétaire destiné à réduire le déficit, 51 sénateurs peuvent suffire à l’approuver. C’est une mesure très controversée, en ce qu’elle fait un pied de nez à l’opposition. Les démocrates font valoir que l’obstruction constante des républicains ne leur laisse d’autres choix. La Chambre des représentants n’a ainsi plus qu’à approuver le texte du Sénat en l’état pour l’envoyer au président, à voter certaines rectifications qu’elle souhaite obtenir, puis à les voir adoptées à son tour par le Sénat via le mécanisme de réconciliation.       <br />
       Lors du sommet du 25 février, démocrates et républicains ne font que réitérer leurs positions pendant près de 7 heures, sur un ton certes plus civique qu’à l’ordinaire. Obama conclut par une mise en garde : si le parti de l’éléphant ne coopère pas sur les semaines qui viennent, celui de l’âne n’aura d’autres choix que d’aller de l’avant – référence claire à la procédure de réconciliation. Peu après, l’on voit la speaker de la Chambre, Nancy Pelosi, compter les voix dont elle dispose pour approuver le texte du Sénat.       <br />
       Le 4 mars, le président rencontre les groupes démocrates de la Chambre attachés à l’option publique, s’engageant personnellement à s’en occuper plus tard si la réforme passe.       <br />
       On voit par après le Barack Obama de 2008 ressusciter et faire une promotion acharnée de la réforme au-dehors de Washington. Le président avait fait de même lorsqu’il avait entrepris de vendre son plan de relance. La semaine du 15 mars, démocrates et républicains comptent les voix à la Chambre. Les ralliements se multiplient, le coût de la réforme du président est estimé à 940 milliards de dollars. Le texte de réconciliation H.R. 4872 prend forme après d’âpres négociations. Obama décide de reculer un voyage dans l’Indonésie de son enfance, et promet aux démocrates anti-IVG de signer un décret présidentiel pour apaiser leurs craintes et gagner leurs voix. Bart Stupak, le plus tenace, concède finalement son soutien. La tension est palpable : Les démocrates ont rendez-vous avec l’Histoire.       <br />
       Enfin, le 21 mars au soir, la Chambre des représentants vote à 219 voix pour, 212 contre le texte du Sénat. Dans la foulée, le texte de réconciliation budgétaire est approuvé, 220 contre 211. Ce dernier s’envole vers le Sénat. Le 23, lors d’une cérémonie à la Maison Blanche, le président signe la législation approuvé par la Chambre. Touche finale, le texte de réconciliation redescend du Sénat vers cette dernière le 25 à cause d’un vice de forme corrigé en cours, mais celle-ci l’approuve dans la même journée, mettant ainsi fin à des mois de débat.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1971150-2716020.jpg" alt="L’incroyable épopée de la réforme de la santé américaine" title="L’incroyable épopée de la réforme de la santé américaine" />
     </div>
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      <b>Sans option publique, la réforme est-elle une coquille vide ?</b>       <br />
       Une année ne fut certainement pas de trop pour réformer une industrie qui a la taille de l’économie française. Et candidat, Barack Obama n’a jamais promis une couverture santé obligatoire pour tous. La proposition de loi qui vient de passer représente en réalité plus qu’il n’a offert, ce qui est en soi une victoire majeure.       <br />
       La couverture fédérale, absente de la réforme, est-elle une grande perte ? De fait, il convient d’abord de relever qu’elle n’aurait pas été accessible à tous ; en réalité, d’après les projections, seuls près de 3 à 4 millions d’Américains y auraient souscrits. Elle s’est retrouvée au centre de tous les débats, sans doute parce que les républicains ont trouvé là un moyen de brandir le mot « public », un raccourci, dans bien des esprits américains, pour « socialiste », voire « anticapitaliste ». Qui sait : Elle s’imposera peut-être au travers de réformes futures ?       <br />
       La présente réforme devrait offrir une assurance à 32 millions d’Américains qui en sont dépourvus actuellement. Or, parmi les futurs « laissés pour compte », les sans-papiers constitueront un bon tiers. Seulement, les démocrates entendent également passer une réforme de l’immigration qui devrait permettre leur régularisation… donc l’accès à une couverture. En fait, ce ne sont donc que d’infimes segments qui ne seront pas protégés.       <br />
       La réforme abolit le droit des assureurs de refouler les Américains qui ont des antécédents médicaux. Elle offrira également des aides financières à ceux qui ne peuvent bénéficier d’une couverture au travers de leur employeur, et des déductions fiscales aux petits employeurs qui en offrent une. Si la majorité des Américains sera désormais contrainte de se procurer une couverture, le gouvernement fédéral va également établir des marchés pour faire jouer la concurrence entre divers plans. La réforme devrait également protéger les assurés bien plus qu’ils ne le sont aujourd’hui. Elle permettra enfin de freiner la hausse des coûts, d’augmenter la qualité du système de santé et de réduire le déficit fédéral sur le long terme (143 milliards sur la première décennie). Et plus encore, évidemment. Cependant, et dans un premier temps, avec plusieurs dizaines de millions de nouveaux patients du jour au lendemain, docteurs et hôpitaux risquent de saturer, comme lorsque le Massachusetts avait mis sa propre assurance « universelle » en place, créant des files d’attente d’une année parfois. Mais, comme dans le Massachusetts, les choses devraient finir par rentrer dans l’ordre à terme.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Conclusion</b>       <br />
       Quand cette réforme prendra effet et que des millions d’Américains se réveilleront un matin avec la possibilité de consulter un médecin ou de traiter un cancer, la valeur de cette loi sera exposée, ainsi que les exagérations des conservateurs. Et le passage de la réforme ôte une aiguille du pied progressiste : Pour la première fois depuis Franklin Roosevelt, les démocrates vont enfin pouvoir se donner un nouvel horizon pour penser la société de demain.       <br />
       Par temps de mondialisation, l’Amérique envoie également un signal fort aux autres compétiteurs : la première économie du globe devrait avoir, d’ici une décennie, une population active beaucoup plus saine, donc plus productive. Il sera bientôt fini, le temps où un entrepreneur mettait la clé sous la porte à cause d’une maladie aux coûts insupportables. Avec cette réforme, l’Amérique semble parachever un débat qui a eu lieu il y a déjà plusieurs décennies au sein des autres pays industrialisés.       <br />
       Cette réforme représente également un pas en avant vers le défi du départ à la retraite des baby-boomers américains. Et depuis 2000, les coûts toujours en hausse des assurances n’ont cessé de faire stagner les salaires. Avec la mise en place de la réforme, les Américains devraient regagner du pouvoir d’achat.       <br />
       D’autres législations suivront nécessairement. Or, pour imparfaite qu’elle soit, cette réforme fait du rêve de tant de générations de progressistes américains une réalité : la couverture maladie aux Etats-Unis n’est plus un privilège mais un droit, bel et bien.
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     <br style="clear:both;"/>
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      Consultant établi à Washington, Niels Planel est l’auteur de <a class="link" href="http://astore.amazon.fr/ilov-21/detail/2012378145">Sur les pas d’Obama – Le renouveau de la gauche américaine</a> (Hachette Littératures).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Réforme du système de santé : la Maison Blanche passe à l'attaque sur Internet</title>
   <updated>2010-03-19T17:20:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Reforme-du-systeme-de-sante-la-Maison-Blanche-passe-a-l-attaque-sur-Internet_a1550.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
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   <published>2010-03-19T16:52:00+01:00</published>
   <author><name>Marjorie Paillon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vidéos virales, communication en ligne pour défendre sa réforme du système de santé : la Maison Blanche s'active à la veille d'un vote qui pourrait être historique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1953992-2688629.jpg" alt="Réforme du système de santé : la Maison Blanche passe à l'attaque sur Internet" title="Réforme du système de santé : la Maison Blanche passe à l'attaque sur Internet" />
     </div>
     <div>
      Le Congrès est en ébullition. Le vote sur la réforme du système de santé pourrait intervenir ce dimanche. Barack Obama a préféré repousser son déplacement en Indonésie et en Australie, pour veiller au grain à Washington. Afin de mobiliser ses anciens électeurs, le patron de la Maison Blanche réactive les recettes qui ont fait le sel de sa campagne présidentielle.        <br />
       Le comité Démocrate, <a class="link" href="http://my.barackobama.com/page/content/coi">Organizing for America</a>, lance des vidéos virales, chiffres à l'appui, et dénonce le "coût de l'inaction" politique sur la question.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-akyX3cQZYo&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/-akyX3cQZYo&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le très officiel site de la Maison Blanche a lui aussi été mis à profit. L'idée : faire de la pédagogie. <a class="link" href="http://www.whitehouse.gov/health-care-meeting/by-the-numbers/32000000">Une page dédiée</a> explique le bien fondé de la réforme et les raisons pour lesquelles le peuple américain ne peut plus attendre.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/BBokbVKvL0s&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/BBokbVKvL0s&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Obama : zéro pointé sur l'économie pour le Parti républicain</title>
   <updated>2010-02-19T12:59:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Obama-zero-pointe-sur-l-economie-pour-le-Parti-republicain_a1549.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1894227-2595304.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-02-19T12:59:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Rien ne trouve grâce aux yeux des Républicains dans la politique économique du Président Obama...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/npzhNlNND0M&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/npzhNlNND0M&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Organizing for America défend le bilan économique du président Obama</title>
   <updated>2010-02-19T12:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Organizing-for-America-defend-le-bilan-economique-du-president-Obama_a1548.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1894208-2595280.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-02-19T12:53:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une croissance qui repart, des destructions d'emplois très significativement ralenties : alors que les Républicains reprennent du poil de la bête en vue des élections de mi-mandat de 2010, les amis d'Obama défendent le bilan de son plan de relance dans cette vidéo pas mal faite..     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jWmUnU7HS-I&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/jWmUnU7HS-I&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Organizing-for-America-defend-le-bilan-economique-du-president-Obama_a1548.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Americans United for Change contre Wall Street</title>
   <updated>2010-02-17T22:23:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Americans-United-for-Change-contre-Wall-Street_a1547.html</id>
   <category term="Show à l'américaine" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1890722-2589864.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-02-17T22:20:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'organisation, qui soutient le président Obama, appelle ici à l'encourager dans ses vélléités de réforme de Wall Street, accusant les financiers d'avoir coûté 7 millions de jobs à l'économie américaine...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-SSbKYBjuGE&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/-SSbKYBjuGE&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      Il y a quelques jours Americans United for Change comparait les financiers à des ... porcs !       <br />
       Le signe de la montée du mécontentement populaire aux Etats-Unis ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/S0zNf6asRhM&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/S0zNf6asRhM&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Americans-United-for-Change-contre-Wall-Street_a1547.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le discours sur l’état de l’Union, et au-delà</title>
   <updated>2010-01-29T15:47:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Le-discours-sur-l-etat-de-l-Union,-et-au-dela_a1546.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1843482-2517872.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-28T10:05:00+01:00</published>
   <author><name>Niels Planel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En entrant à la Maison Blanche il y a guère plus d’un an, sans doute ne s’attendait-il pas à ce que la formidable machine politique de Washington déploie autant d’énergie à maintenir le statu quo. Mais dans son premier discours sur l’état de l’Union, le président Barack Obama a finalement tonné : « Combien de temps encore l’Amérique doit-elle mettre son avenir en suspens ? », a-t-il demandé à un Congrès paralysé par les luttes partisanes, rappelant que l’Inde, la Chine ou l’Allemagne se battent avec acharnement pour obtenir la première place sur le podium mondial. Mais le dirigeant américain ne baisse pas les bras : L’Amérique restera au sommet, a-t-il laissé entendre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1843482-2517872.jpg" alt="Le discours sur l’état de l’Union, et au-delà" title="Le discours sur l’état de l’Union, et au-delà" />
     </div>
     <div>
      Au demeurant, c’est sans surprise aucune que le démocrate a placé l’économie en tête de ses priorités dans son discours. Apparu comme éloigné des problèmes quotidiens des Américains pendant une année, le locataire de la Maison Blanche entend désormais prendre le problème à bras le corps, et continuer à œuvrer en faveur d’une « nouvelle fondation pour la prospérité », un thème qui lui est aussi cher que le New Deal le fut pour Franklin Roosevelt.       <br />
              <br />
       L’exercice était périlleux mais Barack Obama a de nouveau pu confirmer ses talents d’orateur charismatique. Ayant posé de nombreux fondements de son agenda en 2009 sans avoir réalisé de percée majeure, il lui fallait remettre les compteurs à zéro, rappeler que les solutions de la droite, mises en œuvre pendant huit ans, avaient conduit l’Amérique au bord du gouffre, et instiller un sentiment d’urgence autant que d’optimisme pour l’avenir.       <br />
              <br />
       Tâchant de réconcilier ses compatriotes avec ses projets tout en prenant sa part de responsabilité pour certains échecs, il les a à nouveau appelés à transcender les clivages idéologiques et à retrouver confiance en eux. Il a également promis plus de transparence à Washington.       <br />
              <br />
       Pour faire face au déficit, sujet qui donne le vertige à ses concitoyens, le président Obama a expliqué qu’il va geler certaines dépenses pour des programmes domestiques pendant trois ans à partir de l’année fiscale 2011. Il entend également œuvrer à la création d’une commission bipartisane en charge de réfléchir à la réduction de la dette américaine.       <br />
              <br />
       Le gouvernement veut également encourager un doublement des exportations américaines sur les cinq années à venir, et aider les PME et les familles qui ont à leur charge  des personnes âgées ou des enfants. Certaines propositions, comme la mise en place automatique de comptes retraite par les entreprises ou l’aide au financement des prêts étudiants, puisent dans <a class="link"  href="http://www.ilovepolitics.info/Nudge,-la-veritable-revolution-Obama_a1363.html">les principes de l’économie comportementale</a> ou du <a class="link"  href="http://www.ilovepolitics.info/Le-Hamilton-Project,-aux-sources-des-Obamanomics_a1518.html">Hamilton Project</a> dont s’inspirent les démocrates pour conduire leur agenda.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/G9PP5G-cLo4&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/G9PP5G-cLo4&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      Avec ce discours, Barack Obama entend surtout montrer qu’il a tiré certaines leçons de <a class="link"  href="http://www.ilovepolitics.info/Scott-Brown,-le-Republicain-qui-gache-l-anniversaire-de-Barack-Obama_a1538.html">la défaite récente des démocrates dans l’un de leurs bastions</a> en plaçant les angoisses de la classe moyenne au centre de son agenda. Il a déjà commencé à s’atteler à la re-réglementation de la finance, combat qui ne peut que rapporter des points face aux républicains. Mais sur d’autres enjeux qui lui sont chers, comme la réforme de la santé, l’éducation ou l’environnement, il entend fermement maintenir le cap plutôt que de prendre un virage centriste, comme Bill Clinton l’avait fait après son échec en 1994.       <br />
              <br />
       De fait, politiquement, la défaite des démocrates a eu l’effet d’un séisme en cette année d’élections et les changements ne sont pas faits attendre. En vrac : L’ancien patron de la Réserve fédérale, Paul Volcker, qui préconisait un plus grand contrôle sur les activités de l’industrie financière, revient en faveur à la cour de Washington ; l’influence du secrétaire au Trésor, Tim Geithner, et du conseiller économique Lawrence Summers, pourrait s’en trouver réduite ; le manager de la campagne électorale d’Obama, David Plouffe, se rapproche de la Maison Blanche et ébauche déjà <a class="link" href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/01/22/AR2010012204216.html">une stratégie pour les élections de novembre </a> ; le centriste Rahm Emanuel, chef de cabinet de la Maison Blanche, est en chute libre dans les cœurs de l’électorat progressiste, dont Barack Obama a besoin pour les élections de mi-mandat ; le vice-président Joe Biden, qui a, avec Jared Bernstein, un conseiller économique proche des préoccupations des syndicats, pourrait peser davantage sur les questions économiques. Enfin, en 2010, à droite comme à gauche, la rhétorique privilégiera le populisme, à n’en pas douter.       <br />
              <br />
       Au passage, l’on notera qu’avec le temps semble également émerger une personnalité humaine dont on comprend  mieux les défauts et les qualités. Remportant les primaires de l’Iowa en janvier 2008, le candidat Obama se voyait déjà président et se reposait sur ses lauriers. Quelques jours plus tard, une défaite cinglante dans le New Hampshire le rappela durement à la réalité – et lui valut six mois de campagne supplémentaires qui lui apprirent à acquérir une discipline sans faille. Mêmement, la réforme de la santé ayant franchi le cap du Sénat à Noël, le président se figura certainement qu’il ne lui restait plus qu’à la signer pour aller rejoindre la légende des Kennedy et des Roosevelt. Peine perdue : il va lui falloir batailler très dur pour vendre sa réforme sur les temps à venir. Mais il a désormais l’opportunité de s’amender et de commencer à croiser le fer pour faire prévaloir ses vues, comme on l’a compris avec ce discours ; dix mois de campagne l’attendent maintenant, mais l’avertissement est venu assez tôt pour qu’il retrouve le goût de la discipline. Si l’homme s’enivre parfois trop vite de victoires rapides, il sait apprendre rapidement de ses erreurs.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, jouissant jusqu’à récemment d’une « super majorité » de 60 votes au Sénat, les démocrates ont cru qu’ils disposaient d’un blanc-seing des Américains pour faire ce qu’ils voulaient et les querelles entre centristes et progressistes qui en ont résulté ont divisé le Parti démocrate. N’ayant désormais plus droit à l’erreur avec 59 votes, ils pourraient faire montre de davantage de discipline.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Fg_uk71c8lM&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Fg_uk71c8lM&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      Il faut également noter qu’avec l’élection de Scott Brown le 19 janvier, ce n’est pas au retour en grâce des républicains que l’on a assisté, tant s’en faut. Il n’est qu’à relire <a class="link" href="http://www.nytimes.com/2010/01/20/us/politics/20text-brown.html?pagewanted=all">le discours de l’intéressé au soir de sa victoire</a> pour s’en assurer : le mot « républicain » n’y figure qu’une fois, et si, en dehors de John Quincy Adams, parmi les quatre figures politiques auxquelles il fait référence, deux sont de droite (l’ancien gouverneur Mitt Romney, qui a institué la couverture maladie obligatoire dans le Massachusetts, ainsi que le rival d’Obama en 2008, John McCain) deux – et quelles ! – sont des dieux du panthéon progressiste, à savoir John et Ted Kennedy. Scott Brown a également fait profil bas lors de la campagne, préférant mettre en valeur son indépendance. La droite américaine est en effet rongée par une guerre civile qui oppose les modérés à l’extrême droite et qui la paralyse sur bien des fronts. Les sondages indiquent que les Américains ne portent guère les républicains dans leurs cœurs.       <br />
              <br />
       En fait, plus d’un an après son élection, favorisée par les indépendants, Obama est plus que jamais confronté à <a class="link"  href="http://www.ilovepolitics.info/Barack-Obama-face-a-un-echiquier-politique-domine-par-les-independants_a1462.html">un échiquier que ces derniers dominent</a>. L’ampleur du déficit, qui est, en proportion de la taille de l’économie, à un niveau jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale, et le sauvetage des banques et de l’industrie automobile ont exacerbé le ressentiment d’individus qui souffrent de vivre dans une économie atone et dévastée par un taux de chômage aussi élevé qu’en France ou en Allemagne mais sans recevoir les garanties qu’elles offrent dans ces conditions.       <br />
              <br />
       La cause démocrate est-elle donc morte ? Non, parce que les problèmes auxquels l’Amérique est confrontée sont bien réels. Et l’heure tourne, comme l’a rappelé le président Obama dans son discours. La réforme de la santé ? Même si l’on mettait de côté cette tragédie humaine – près de 50 millions de personnes sans couverture – qui laisse indifférents bien des assurés, l’Amérique ne peut oublier que d’ici quelques ans, la génération du baby-boom, alors âgée de 65 ans, partira massivement à la retraite tout en bénéficiant automatiquement de l’assurance fédérale Medicare. Les prix des assurances, en hausse, rongent également les salaires. La maîtrise des coûts est donc essentielle, et la solution la moins chère reste encore de répartir les risques sur l’ensemble de la population. Les (vrais) banquiers des Américains que sont les Chinois ne se sont pas privés de le rappeler à leurs débiteurs, en insistant pour que le succès de cette réforme signifie aussi une réduction du déficit américain. La solution est donc ici de gauche, les républicains ayant montré qu’ils préféraient la mise à mort de cette réforme et de leurs auteurs, dût-elle entraîner le pays avec elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/XQUy4K3czbw&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/XQUy4K3czbw&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      Le même bilan peut être dressé pour tous les enjeux clés. La re-réglementation de la finance ? Une évidence, si l’Amérique veut s’extraire de cette économie-casino qui a ravagé la classe moyenne, à laquelle les républicains s’opposent pourtant quand les démocrates se montrent constructifs et entreprenants. L’environnement ? Les conservateurs nient tout simplement cet enjeu quand les démocrates veulent l’exploiter pour créer une économie verte. L’immigration ? Les 12 millions de clandestins présents dans les murs de l’Amérique ne disparaîtront pas avec le retour de la droite au pouvoir ; mieux vaut les régulariser en s’assurant certes que les frontières sont moins poreuses, une recommandation que les démocrates veulent transformer en loi. L’accroissement des inégalités ? No comment.       <br />
              <br />
       Tout cela, l’opinion l’a compris en 2008, mais s’en souviendra-t-elle en 2010 ? Les démocrates vont-ils pouvoir serrer les rangs pour travailler au redressement de l’économie ? L’administration est-elle capable de communiquer plus efficacement sur ces plans tout en se montrant plus pugnace face à une droite et une extrême droite capables de réactions d’une violence inimaginable en Europe ? C’est ce que les élections de mi-mandat révéleront. Que 2010 commence !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5zyBt4r2KjU&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/5zyBt4r2KjU&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      Consultant établi à Washington, Niels Planel est l’auteur de <a class="link" href="http://astore.amazon.fr/ilov-21/detail/2012378145">Sur les pas d’Obama – Le renouveau de la gauche américaine</a> (Hachette Littératures).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Le-discours-sur-l-etat-de-l-Union,-et-au-dela_a1546.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Barack Obama : le premier discours sur l'état de l'Union en vidéo</title>
   <updated>2010-01-28T14:50:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Barack-Obama-le-premier-discours-sur-l-etat-de-l-Union-en-video_a1545.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1843465-2517817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-28T08:59:00+01:00</published>
   <author><name>Marjorie Paillon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Retrouvez en vidéo et en intégralité le discours sur l'état de l'Union de Barack Obama.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/6kYW_fgaDDM&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/6kYW_fgaDDM&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Barack-Obama-le-premier-discours-sur-l-etat-de-l-Union-en-video_a1545.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Obama et les réformes : stop ou encore ?</title>
   <updated>2010-01-23T16:48:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Obama-et-les-reformes-stop-ou-encore_a1544.html</id>
   <category term="Show à l'américaine" />
   <published>2010-01-23T16:48:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux points de vue opposés avec les deux vidéos ci-dessous : le pour et le contre...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IMlPE1lV_5Y&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/IMlPE1lV_5Y&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/bpevc2t_Frw&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/bpevc2t_Frw&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Obama-et-les-reformes-stop-ou-encore_a1544.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La Maison Blanche ? Il y a une application pour ça !</title>
   <updated>2010-01-26T19:17:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/La-Maison-Blanche-Il-y-a-une-application-pour-ca-!_a1543.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1834353-2503255.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-23T16:37:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis quelques jours vous pouvez suivre l'actualité de la Maison Blanche sur iPhone grâce à son application officielle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1834353-2503255.jpg" alt="La Maison Blanche ? Il y a une application pour ça !" title="La Maison Blanche ? Il y a une application pour ça !" />
     </div>
     <div>
      Voir la présentation de l'application sur le site <a class="link" href="http://www.whitehouse.gov/blog/2010/01/19/whitehousegov-anywhere">Whithehouse.gov</a>.       <br />
       L'application peut être téléchargée <a class="link" href="http://itunes.com/apps/thewhitehouse">sur l'appstore</a>.       <br />
       techPresident a réalisé une vidéo de démonstration que voici : 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YMSLREysRSE&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/YMSLREysRSE&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      Mise à jour : et voici la présentation de l'application par la Maison Blanche elle-même :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/F4KP2rPgKXk&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/F4KP2rPgKXk&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/La-Maison-Blanche-Il-y-a-une-application-pour-ca-!_a1543.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Etats-Unis : Démocrates en eaux troubles</title>
   <updated>2010-01-22T18:32:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Etats-Unis-Democrates-en-eaux-troubles_a1542.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1833097-2501382.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-22T18:32:00+01:00</published>
   <author><name>Charlotte Lepri</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Charlotte Lepri, chercheur à l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). L’Obamania n’aura pas résisté à la réalité du pouvoir. La veille du premier anniversaire de son investiture, le Président Obama a reçu une douche froide : le siège autrefois appartenant à Ted Kennedy au Sénat a été remporté avec plus de 4 points d’avance par le Républicain Scott Brown.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1833097-2501382.jpg" alt="Etats-Unis : Démocrates en eaux troubles" title="Etats-Unis : Démocrates en eaux troubles" />
     </div>
     <div>
      Cette défaite dans le Massachusetts, bastion démocrate depuis près de 60 ans, laisse présager de sérieuses difficultés au parti de l’âne pour les élections de mi-mandat à l’automne prochain. Car depuis l’annonce des résultats, une question est sur toutes les lèvres : si les Démocrates n’arrivent pas à conserver le siège qui appartenait à Ted Kennedy, le pourront-ils ailleurs ?       <br />
              <br />
       Plusieurs raisons expliquent la défaite des démocrates.       <br />
       Des raisons locales d’abord : l’équipe de Martha Coakley a fait une mauvaise campagne. La candidate démocrate n’a pas jugé utile de réellement mener campagne, persuadée de remporter l’élection, et l’état-major démocrate s’est faiblement mobilisé pour la soutenir. L’élection a été, jusqu’aux derniers jours précédents le vote perçue comme une simple formalité, du fait de l’héritage de Ted Kennedy et de la tradition libérale dans le Massachusetts. Au contraire, le candidat républicain s’est positionné en outsider contre l’establishment et a su mobiliser ses troupes, en surfant sur la vague de mécontentement à l’égard de la politique de l’Administration Obama. Certains mouvements ont été particulièrement actifs pendant la campagne, réalisant un travail de terrain dans l’ensemble de l’Etat. Le <span style="font-style:italic">Tea Party Movement</span>, en référence à la <span style="font-style:italic">Boston Tea Party</span> lors de la révolution américaine et opposé à un pouvoir central fort, s’est par exemple largement mobilisé pour donner de la résonance à son message central en faisant sortir de l’ombre le candidat républicain qui était jusque-là peu connu. Du côté des électeurs, l’envie de changement s’est faite particulièrement ressentir dans les banlieues et les zones rurales. Les électeurs des zones urbaines, désenchantés, se sont peu déplacés pour aller voter. En général, les électeurs démocrates se sont moins mobilisés que les électeurs républicains, Martha Coakley ne l’emportant que dans les circonscriptions où l’abstention a été la plus faible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Des raisons nationales ensuite : le mécontentement à l’égard de la politique de l’Administration Obama va croissant, que cela soit sur le chômage, sur la réforme de la santé, ou sur les questions de sécurité. Il y avait donc, au travers de cette élection, la volonté d’envoyer un message fort au Président. Les Américains commencent à douter de la direction prise par Barack Obama, et se demandent si le fait de renforcer les pouvoirs du gouvernement central est vraiment efficace pour redresser l’économie. Même s’ils reconnaissent qu’Obama est arrivé au pouvoir dans une situation particulièrement difficile, et que son plan de relance a permis au pays de sortir assez rapidement de la récession, les Américains restent frustrés par un chômage toujours très élevé.       <br />
       Autre enjeu de taille ayant joué lors de cette élection : celui de la sécurité, notamment depuis la tentative d’attentat du vol Amsterdam-Detroit à Noël. Les Américains détestent se sentir en insécurité ; et cet attentat raté leur a rappelé que leur pays n’est pas invulnérable. Mais cela leur a surtout fait douter en l’efficacité du gouvernement à lutter contre le terrorisme et à les protéger.       <br />
              <br />
       Reste à savoir maintenant quel sera l’impact de cette élection dans les mois à venir. L’Administration Obama va devoir reconsidérer sa réforme de santé, qui avait besoin des 60 voix du Sénat pour être adoptée La victoire de Scott Brown renverse l’équilibre au Sénat et va compliquer l’agenda des Démocrates. Les options qui s’offrent à l’Administration Obama sont peu encourageantes. La première option serait de partir du texte adopté par le Sénat et de le faire adopter à la Chambre des Représentants. Cette solution serait la plus rapide, mais Nancy Pelosi, speaker de la Chambre, s’y est d’ores et déjà opposée, le texte du Sénat étant selon elle incapable de rallier la majorité des voix à la Chambre par son manque d’ambition. La seconde option serait de modifier le projet de loi de façon à ce qu’il soit acceptable pour les Républicains modérés du Sénat. Enfin, certains Républicains comptent sur la défaite des Démocrates dans le Massachusetts pour exiger de repartir de zéro et réécrire entièrement le projet. Dans tous les cas, la réforme phare d’Obama perdra une grande partie de sa substance si les Démocrates doivent encore faire des concessions aux Républicains.       <br />
              <br />
       L’Administration Obama craint plus largement une opposition de principe des Républicains pour chaque projet de loi au moins jusqu’aux élections de mi-mandat, paralysant ainsi son action. Mais elle redoute aussi que nombre de Démocrates au Congrès se montrent plus prudents dans les prochaines réformes par peur de perdre leur siège aux prochaines élections. C’est donc au niveau interne que les conséquences seront les plus importantes, avec un ralentissement certain des réformes à venir, qui vont pour la plupart faire l’objet d’âpres batailles au Congrès. En matière de politique étrangère, l’impact sera beaucoup moins important (notamment parce que le rôle du Congrès y est moindre et que la continuité des politiques étrangères entre Démocrates et Républicains est plus importante).       <br />
              <br />
       L’équipe Obama semble vouloir se laisser du temps pour repenser sa stratégie, et attendre que la pression retombe plutôt que de prendre des décisions dans l’empressement. Dans une interview à la chaîne ABC, le Président Obama a reconnu des erreurs mais s’est dit déterminé à continuer ses réformes, en les expliquant mieux aux Américains. Il rencontrera très bientôt les leaders du Congrès mais il est surtout très attendu la semaine prochaine, pour le traditionnel Discours sur l’Etat de l’Union (<span style="font-style:italic">State of the Union Address</span>) dans laquelle il dressera un bilan de son action au bout d’un an et détaillera ses objectifs de l’année à venir. L’occasion pour le Président de remobiliser ses troupes et de trouver le soutien nécessaire, tant au Congrès que dans l’opinion, pour une année 2010 qui, il faut le reconnaître, est pour l’heure mal engagée.       <br />
              <br />
       ---------------------------------------------       <br />
       Retrouvez l'IRIS sur ses sites Internet : <a class="link" href="http://www.iris-france.org">www.iris-france.org</a> et sur <a class="link" href="http://www.affaires-strategiques.info">www.affaires-strategiques.info</a>       <br />
       <span style="font-style:italic">Article reproduit dans le cadre du partenariat entre l'IRIS et Ilovepolitics.info - Tous droits réservés </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Etats-Unis-Democrates-en-eaux-troubles_a1542.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>1 an seulement et déjà la fin de l'ère Obama ?</title>
   <updated>2010-01-22T15:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/1-an-seulement-et-deja-la-fin-de-l-ere-Obama_a1541.html</id>
   <category term="Show à l'américaine" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1832668-2500735.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-22T15:15:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tel est le credo de cette nouvelle publicité négative du Parti républicain, euphorique après l'élection dans le Massachussets du républicain Scott Brown au Sénat. D'où le gimmick du clip : "Change we didn't expect" (par opposition au "Change we can believe in" de la campagne présidentielle d'Obama).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5K58GWyDJrI&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/5K58GWyDJrI&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/1-an-seulement-et-deja-la-fin-de-l-ere-Obama_a1541.html" />
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   <title>Le Parti républicain relancé pour les élections de mi-mandat ?</title>
   <updated>2010-01-21T10:43:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Le-Parti-republicain-relance-pour-les-elections-de-mi-mandat_a1540.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1829725-2496543.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-21T10:41:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est en tout cas ce que proclame la page d'accueil du GOP !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1829725-2496543.jpg" alt="Le Parti républicain relancé pour les élections de mi-mandat ?" title="Le Parti républicain relancé pour les élections de mi-mandat ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Le-Parti-republicain-relance-pour-les-elections-de-mi-mandat_a1540.html" />
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   <title>Barack Obama plus fort qu'Avatar ?</title>
   <updated>2010-01-21T10:27:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Barack-Obama-plus-fort-qu-Avatar_a1539.html</id>
   <category term="Show à l'américaine" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1829655-2496446.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-21T10:26:00+01:00</published>
   <author><name>Marjorie Paillon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les rumeurs de "biopic" enflent à Hollywood. Will Smith, Jamie Foxx et Denzel Washington se disputent le rôle. Mais qui de mieux pour incarner Barack Obama à l'écran que le président lui-même ? Slate en est persuadé. Voici la toute première production des studios "White House" de Washington D.C. : Barack Obama dans "The First Year".      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/xHPd-9xPevM&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/xHPd-9xPevM&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Barack-Obama-plus-fort-qu-Avatar_a1539.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Scott Brown, le Républicain qui gâche l'anniversaire de Barack Obama</title>
   <updated>2010-01-20T10:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Scott-Brown,-le-Republicain-qui-gache-l-anniversaire-de-Barack-Obama_a1538.html</id>
   <category term="Le fait marquant" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1827181-2492807.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-20T10:27:00+01:00</published>
   <author><name>Marjorie Paillon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Scott Brown, 41 ans, élu cette nuit sénateur du Massachusetts est le nouveau chouchou du Parti républicain. Pour cause : il vient de faire basculer la majorité démocrate au Congrès. Et va faire passer une très mauvaise journée à Barack Obama.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.ilovepolitics.info/photo/1827181-2492807.jpg" alt="Scott Brown, le Républicain qui gâche l'anniversaire de Barack Obama" title="Scott Brown, le Républicain qui gâche l'anniversaire de Barack Obama" />
     </div>
     <div>
      Scott Brown est un homme heureux. En une nuit, il vient de soutirer aux Démocrates leur bastion du Massachusetts - du jamais vu depuis 40 ans; fait se retourner Ted Kennedy dans sa tombe ; et envoie balader la majorité démocrate au Congrès en lui enlevant la 60ème voix <span style="font-style:italic">sine qua non</span> au vote de la réforme du système de santé.        <br />
       En devenant le 41e sénateur républicain, Brown permet à son parti d’utiliser le <span style="font-style:italic">"filibuster"</span>, la tactique d'obstruction parlementaire qui peut faire échouer les réformes voulues par le président.       <br />
              <br />
       En remportant 52% des voix, le nouveau sénateur du Massachusetts vient de se faire un nom à Boston, cette même ville où Barack Obama avait gravé le sien dans le marbre en 2004, en prononçant le discours de soutien à John Kerry. Une victoire républicaine, qui arrive comme un fait exprès, un an jour pour jour après l'investiture alors triomphale du <span style="font-style:italic">Président </span>Obama.        <br />
              <br />
       Alors, pour son discours d'après victoire, Scott Brown est d'humeur badine. Mieux même, il s'improvise comique troupier du Parti républicain et propose ses deux filles en mariage à ses supporters. Le nouveau sénateur du Massachusetts peut rire, il va faire passer une très mauvaise journée à Barack Obama.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/6eBWfUTgEsM&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/6eBWfUTgEsM&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>     </div>
     <div>
      Extrait du discours de victoire de Scott Brown, via <a class="link" href="http://tpmtv.talkingpointsmemo.com">TPMtv. </a>       <br />
       Le récit d'une nuit électorale au Massachusetts à retrouver sur le <a class="link" href="http://www.huffingtonpost.com/2010/01/19/massachusetts-senate-race_1_n_429033.html">HuffingtonPost.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Scott-Brown,-le-Republicain-qui-gache-l-anniversaire-de-Barack-Obama_a1538.html" />
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   <title>Le parti républicain annonce le début de la fin de l'horreur démocrate</title>
   <updated>2010-01-22T15:03:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Le-parti-republicain-annonce-le-debut-de-la-fin-de-l-horreur-democrate_a1537.html</id>
   <category term="Show à l'américaine" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1819144-2480555.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-15T15:54:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette publicité négative parodiant le style des films d'horreur des années 50, les Républicains annoncent la fin de l'expérience démocrate. Une publicité qui va en appeler de nombreuses autres tant les élections de mi-mandat sont déjà dans toutes les têtes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jCoJ17gHxQ0&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/jCoJ17gHxQ0&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Pour les Républicains, Barack Obama n'est pas Jack Bauer</title>
   <updated>2010-01-08T22:09:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/Pour-les-Republicains,-Barack-Obama-n-est-pas-Jack-Bauer_a1536.html</id>
   <category term="Show à l'américaine" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1805416-2459032.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-08T22:09:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Keep America Safe, le groupe créé par Liz Cheney, l'épouse de l'ex vice-président Dick Cheney reproche au président Barack Obama sa lenteur à réagir après l'annonce de la tentative d'attentat manqué du 25 décembre contre un vol Amsterdam-Detroit. Et reprend pour cela les références visuelles de la célèbe série "24".     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/am6f5EdHUpU&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/am6f5EdHUpU&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      Via <a class="link" href="http://www.KeepAmericaSafe.com">www.KeepAmericaSafe.com</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/Pour-les-Republicains,-Barack-Obama-n-est-pas-Jack-Bauer_a1536.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'année 2009 revue et corrigée par JibJab</title>
   <updated>2009-12-28T21:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.ilovepolitics.info/L-annee-2009-revue-et-corrigee-par-JibJab_a1535.html</id>
   <category term="Show à l'américaine" />
   <photo:imgsrc>http://www.ilovepolitics.info/photo/imagette-1787333-2430999.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-28T21:19:00+01:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tradition annuelle oblige, JibJab nous gratifie d'une revue de l'année 2009 haute en couleurs qui ravira les fans de JibJab et ennuira tous ceux qui n'ont jamais accroché avec la "patte" JibJab.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/eKYe1KiwywE&hl=fr_FR&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/eKYe1KiwywE&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.ilovepolitics.info/L-annee-2009-revue-et-corrigee-par-JibJab_a1535.html" />
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