Ilovepolitics.info - la communication politique américaine vue de France

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le 2 Novembre 2012 à 11:40

Dans cette dernière ligne droite de campagne les candidats et leurs équipes sillonnent sans relâche les Swing states ou autres Toss Up states. De l'Ohio à la Floride, en passant par la Pennsylvanie, la Virginie, l'Iowa, le Nevada ou le Colorado, une chose est sûre : la carte électorale de 2012 n'est pas celle de 2008. Les sondages se succèdent et les instituts vont chacun de leurs scénarios pour comprendre qui de Barack Obama ou Mitt Romney sera le premier à atteindre le chiffre clé des 270 grands électeurs afin de remporter l'élection. Mais arrêtons-nous un instant sur les chiffres du Collège Electoral : le redécoupage opéré après le recensement de 2010 apporte 6 grands électeurs de plus dans les Etats acquis par John McCain en 2008 et 6 grands électeurs de moins dans ceux tombés dans l'escarcelle d'Obama. N'y voyez pas un score préempté par le candidat républicain ou le président démocrate sortant, mais une donnée factuelle dans un océan d'hypothèses. Matière Primaire - le bien nommé - propose sur Tumblr une carte pour y voir plus clair.


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le 2 Novembre 2012 à 10:28

C'est la petite annonce de la semaine : une offre d'emploi pour un contrat à durée déterminée rémunéré 400 000 dollars par an. Attention, l'entretien d'embauche a lieu mardi 6 novembre. Manpower Group, le premier employeur au monde, a eu l'idée de rédiger la fiche de poste du Président des Etats-Unis. Instructif et bien vu.


Maison Blanche cherche Président pour CDD de 4 ans...

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le 18 Octobre 2012 à 13:46

Si vous n'avez pas fait partie des 65,2 millions de téléspectateurs à regarder le second bras de fer entre Barack Obama et Mitt Romney, ou à le commenter sur Twitter à l'instar des 7 millions de tweets échangés, voici une session de rattrapage "autotunée" façon motown par The Gregory Borthers.


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le 17 Octobre 2012 à 08:51

Un vrai débat. C'est ce à quoi les 80 électeurs indécis triés sur le volet par CNN ont assisté en direct dans l'enceinte de l'université Hofstra ce mardi soir. 97 minutes où les deux candidats en lice pour la Maison Blanche se sont toisés, jaugés et empoignés sur des questions liées à la création d'emploi, l'économie, l'immigration illégale, le contrôle des armes à feux, la politique énergétique ou encore l'attentat contre le corps diplomatique américain à Benghazi. Un Barack Obama revigoré par ses conseillers de campagne contre un Mitt Romney voulant surfer sur la bonne vague des sondages. Résultat : un face-à-face tendu où chacun à tenté de convaincre qu'il est le meilleur choix pour l'Amérique.


Pugnaces. Barack Obama et Mitt Romney avaient rangé les gants de velours au vestiaire, et dégainé les petites phrases pour mieux tacler l'adversaire. A 3 semaines jour pour jour de l'élection présidentielle, les deux candidats jouent leur va-tout : Obama défend son bilan et plaide pour 4 de plus à la Maison Blanche, Romney martèle son plan en 5 points pour créer 12 millions de nouveaux emplois et doper la croissance américaine. Un plan républicain que le président démocrate résume en 1 point : " être sûr que les riches n'appliquent pas les règles du jeu."

Les deux compétiteurs se sont livré une joute verbale en répondant à une interrogation du public sur la politique énergétique. Car pour chacun d'entre eux, ce choix de l'énergie pétrolière ou verte est synonyme de créations d'emplois potentiels. Mais l'eldorado des énergies renouvelables prôné par Obama en 2008 s'est transformé en miroir aux alouettes. Romney est alors en attaque.

Ce débat a aussi été l'occasion d'une opération séduction de plusieurs typologies d'électeurs : la classe moyenne - qu'il faut cajoler en assurant de "réduire son fardeau fiscal", les hispaniques - encore à vif sur la question de l'immigration illégale, les femmes - à qui Obama comme Romney ont déclaré leur flamme car 53% des électeurs sont des électrices.

Buzz

le 10 Octobre 2012 à 00:02

Elles nous avaient manqué depuis le début de cette course à la Maison Blanche : ce sont les parodies et perles de campagne. Et la mode de cet automne, c'est de détourner "Gangnam style", le clip au plus de 220 millions de vues de la popstar coréenne Psy Gangnam. Fin septembre, Alphacat aka President Obama s'était emparé du phénomène avec un très remarqué "Obama Style". College Humor le bien nommé lui emboite le pas en publiant une version Mitt Romney. Buzz is back !


Suivez College Humor sur leur page Facebook et Alphacat sur sa chaine YouTube.
Pour tout savoir des parodies de Gangnam Style, direction cet article du Hollywood Reporter.
Et pour voir ou revoir "Obama Style", c'est juste en dessous.

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le 9 Octobre 2012 à 23:27

Mitt Romney remontant à vitesse grand v dans les sondages, la pression dans le camp démocrate est désormais sur les épaules de Joe Biden. L'actuel vice-président fera face ce jeudi soir au colistier républicain Paul Ryan depuis le Kentucky et sur ABC News. Mais au fait, à quoi sert un vice-président ? Réponse en image et avec humour dans cette vidéo du site SourceFed.


Les deux sparring partners présidentiels s'affronteront sous les caméras de ABC News pendant 90 minutes. Ils aborderont des questions de politique intérieure et extérieure, s'exprimeront sur l'économie et le mode de gouvernement. Chacun d'entre eux aura 2 minutes top chrono pour répondre à 9 grandes thématiques.

Pour Biden, le piège sera d'éviter les gaffes et de mettre plus d'enthousiasme que Barack Obama à défendre le bilan de son administration. Côté Ryan, il faut s'attendre à ce que le représentant du Wisconsin joue les pitbulls. Car il a plus qu'un poste de vice-président dans la balance : Paul Ryan remet également en jeu son mandat à la Chambre des représentants le 6 novembre prochain.

Retrouvez SourceFed.com sur son site.
Pour tout savoir sur les débats présidentiels et le débat vice-présidentiel, cliquez juste ici.
Suivez également en ligne l'affrontement Ryan - Biden avec le dispositif proposé par ABC News, Yahoo! News et YouTube Politics.

A la Une

le 9 Octobre 2012 à 15:26

Exit Joe le plombier, bienvenue à Big Bird. Si chaque campagne réserve son lot d'invités surprises, celui de 2012 est sans conteste l'oiseau jaune de Sesame Street. Le volatile a été propulsé sur le devant de la scène politique par Mitt Romney pendant le premier débat présidentiel. Le candidat républicain menace de couper les vivres à la chaine publique PBS et à ses marionnettes pour enfants ? La campagne de Barack Obama s'empare du phénomène déclenché sur Twitter dans ce nouveau spot publié aujourd'hui sur YouTube. Le slogan est imbattable : "Mitt Romney sait que vous ne devez pas vous méfier de Wall Street, mais de Sesame Street. (...) Mitt Romney, à l'assaut de nos ennemis où qu'ils nichent." CQFD.


Merci @SimonLafrance pour nous avoir aiguillé sur cette pépite de campagne via Twitter.

Update : Dans un communiqué officiel, Sesame Workshop, l'organisation à but non lucratif dont dépend Sesame Street demande à l'équipe de campagne de Barack Obama de retirer sa publicité. Le voici en VO : "Sesame Workshop is a nonpartisan, nonprofit organization and we do not endorse candidates or participate in political campaigns. We have approved no campaign ads, and as is our general practice, have requested that the ad be taken down."

Analyses & Interviews

le 5 Octobre 2012 à 13:20

Bruce Stokes, directeur du Global Economic Attitudes au Pew Research Center, était mon invité ce mercredi dans The Interview sur France 24. Un entretien réalisé avant le premier face à face télévisé entre Barack Obama et Mitt Romney, mais qui reste plus que jamais d'actualité : stratégie de communication politique des deux candidats, programmes économiques, perspective électorale d'ici au 6 novembre. Et aussi : qui a le plus à perdre dans ce round de débats... Obama, Romney ou les électeurs eux-mêmes? Décryptage et compte à rebours à suivre en VO.


Suivez les analyses du Pew Research Center sur Twitter et Facebook.

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le 4 Octobre 2012 à 09:04

C'est lui qui avait le plus à perdre et aussi à gagner. Lors de ce premier débat présidentiel, Mitt Romney s'est révélé en débatteur combatif et serein face à un "professeur" Barack Obama en demie-teinte. Un affrontement télévisuel de 90 minutes dédié à l'économie, qui s'est déroulé à l'Université de Denver sous l'égide de la chaine PBS. Création d'emplois, réduction du déficit, fiscalité, réforme de l'assurance santé, poids du gouvernement fédéral : le candidat républicain a marqué quelques points. Selon CNN, 67% des électeurs concèdent cette manche au conservateur. Mais ce coup de "boost" peut-il faire effet boule de neige à trois semaines de l'élection ? Pour en juger, Ilovepolitics.info vous propose de revivre ce débat en vidéos.


Buzz

le 4 Octobre 2012 à 08:40

"J'aime bien PBS, j'adore Big Bird, mais je ne continuerai pas à dépenser de l'argent sur des choses pour lesquelles je devrai emprunter à la Chine." Sic. En répondant à une question sur la réduction des dépenses lors du débat de Denver ce mercredi soir, Mitt Romney a réussi le tour de force de ranger la chaine publique PBS au chapitre des dépenses inutiles, faire manger son chapeau au présentateur Jim Lehrer, et élever Big Bird - la marionnette de Sesame Street - au rang de star de la twittosphère. Les internautes lui volent dans les plumes.


Si vous n'avez jamais entendu parler de Big Bird, c'est que vous n'avez plus 6 ans ou que vous avez abandonné vos rêves d'enfants au grand capital. Ce grand oiseau jaune monté sur échasses est une des marionnettes historiques de Sesame Street, le programme créé par Jim Henson et diffusé sur PBS. C'est également sur la chaine publique que le premier débat présidentiel entre Mitt Romney et Barack Obama avait lieu hier soir.

Un affrontement télévisé dédié à l'économie et à la politique domestique, où les deux compétiteurs se sont mesurés à la création d'emplois, la réduction du déficit, l'indépendance énergétique, la réforme du système de santé ou encore le poids du gouvernement fédéral. Le Républicain s'est nettement démarqué sur la forme, faisant figure de Phénix de la rhétorique lors d'échanges parfois très techniques. Mitt Romney invective Jim Lehrer, modérateur du dit débat, et prend appui sur PBS et Big Bird pour renchérir sur le danger d'un Etat dépensier. L'analogie est limpide : PBS est synonyme de dépenses à tout va. Big Bird n'a plus qu'à se trouver un nouveau job dans le secteur privé.

Sur Twitter, on gazouille alors à gorge déployée et les anti-Romney prennent la plume pour défendre l'oiseau rare. Plus de 17 000 tweets supportant "Big Bird" sont dénombrés à la minute, contre 10 000 pour "PBS".
La campagne #SaveBigBird prend peu à peu son envol, tandis que des comptes politico-humoristiques comme @FiredBigBird @BIGBIRD ou @BigBirdRomney font leur apparition sur le réseau. En quelques heures seulement, le volatile atteint une popularité record et rassemble plus de 50 000 followers, tous comptes confondus.

Si ce BigBirdgate a réveillé la twittosphère, c'est qu'il a touché un point de fracture au sein de l'électorat américain : l'individu contre le collectif, le marché contre l'Etat providence, le privé contre le public, les 1% contre les 47%. En un mot, Romney contre Obama. D'Occupy Wall Street à Occupy Sesame Street, il n'y a qu'un pas.

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