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Le fait marquant

Rédigé par Marjorie Paillon le 28 Février 2009 à 11:01

Jonathan Krohn est un cas à part. Surdoué, enfant acteur, violoniste précoce... Du haut de ses 13 ans, monsieur Krohn a écrit son premier livre l'été dernier. Un écrit sobrement intitulé : "Redéfinir le conservatisme". Il était tout naturellement l'invité de la Conférence des Conservateurs vendredi à Washington, DC. 2 minutes pour s'exprimer, mais un buzz en perspective pour lancer sa future carrière politique.


Lire le billet très instructif sur la "cas Krohn" de notre ami François Clémenceau, juste ici.
En voici un extrait : "Selon lui, être conservateur n'est pas une idéologie mais se tenir à des principes : le respect de la Constitution, le respect de la vie, moins de gouvernement et plus de responsabilité personnelle. Là-dessus, la plupart des conservateurs sont d'accord mais Jonathan estime qu'ils trahissent ce credo dès lors qu'ils sont aux affaires."

Show à l'américaine

Rédigé par Julien Landfried le 28 Février 2009 à 10:48

Par le dénommé Alphacat :-)


Les paroles :

Madam Speaker, Vice president Biden, Members of Congress and fellow citizens
It is my pleasure to stand here before you theres a lot we need to talk about
So lets get down to business.

Our economy is in a crisis
and with you all Ive made a pact,
To help fix this incredible nation
And get this country back on track.

Thanks to Congress for passing
the plan for which I took lots of flack
now let me explain more the
American Recovery and Reinvestment Act

Now this package isnt perfect
And you can oppose my plan forever,
But if were opposites lets be magnets
And find a way to pull together.

Le fait marquant

Rédigé par Charlotte Lepri le 28 Février 2009 à 10:31

par Charlotte Lepri, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Slogan de campagne répété à l’envi, le changement devait être le fil conducteur de la politique domestique et étrangère de la présidence de Barack Obama. Maintenant au pouvoir, face à la réalité du contexte national et international, des marges de manœuvres et des intérêts souvent divergents des différents acteurs impliqués, la question de l’amplitude de ce changement est soulevée.


White House photo, Pete Souza, 27/02/09, licence CC
White House photo, Pete Souza, 27/02/09, licence CC
La question se pose notamment sur la lutte contre le terrorisme, initiée par George W. Bush et aujourd’hui largement critiquée. Durant la campagne, Obama et son entourage avaient souligné leur volonté de se défaire de l’approche de l’Administration Bush à ce sujet. La guerre contre le terrorisme avait tenu une part prépondérante dans la politique étrangère de la précédente administration. La « doctrine Bush », élaborée à la suite des attentats du 11 septembre 2001 et officialisée dans la National Security Strategy de 2002, reposait sur trois fondements pour lutter contre le terrorisme : privilégier l’action unilatérale (découlant du refus de voir les contraintes internationales amoindrir la marge de manœuvre des Etats-Unis), recourir à l’action préventive (les Etats-Unis agissant contre les menaces naissantes « avant qu’elles n’aient pris forme ») et utiliser de tous les moyens, y compris la force armée, pour promouvoir la démocratie. Le projet de Grand Moyen Orient, développé en 2003 et officialisé en 2004, est venu compléter cette stratégie américaine, en ciblant plus particulièrement cette région englobant le Maghreb, la Corne d’Afrique, le Moyen-Orient jusqu’à l’Afghanistan et le Pakistan.

« Comme la lutte contre le communisme pendant la Guerre froide, la lutte contre le terrorisme sera le conflit d’une génération. Il continuera longtemps après ma présidence », avait prédit Bush en décembre 2008. Et effectivement, malgré une dénonciation ferme de l’approche de l’Administration Bush en matière de terrorisme, il est probable que l’Administration Obama ne change pas radicalement la politique américaine à cet égard.

Depuis sa prise de fonction, Barack Obama a privilégié son programme intérieur, économique notamment. L’ampleur de la crise économique et les défis à relever pour redresser la situation interne du pays imposaient une implication personnelle de sa part. En revanche, il délègue énormément sur le plan international : nomination d’émissaires spéciaux pour le Proche-Orient (George Mitchell), pour l’Afghanistan et le Pakistan (Richard Holbrooke) et de multiples conseillers au Département d’Etat et au National Security Council (NSC), tournée d’Hillary Clinton en Asie, voyage de John Kerry, Brian Baird et Keith Ellison au Moyen-Orient (notamment à Gaza et en Syrie)…

Show à l'américaine

Rédigé par Julien Landfried le 26 Février 2009 à 21:00

Alors que Barack Obama est l'objet de critiques des éditorialistes conservateurs à cause de son coûteux plan de relance, Obama Girl reprend ses pouvoirs pour venir à son secours.


Le fait marquant

Rédigé par Niels Planel le 25 Février 2009 à 21:44

Par Niels Planel consultant établi à Washington, tribune parue dans Libération, mercredi 25 février 2009. Depuis que la crise a éclaté, toute mesure qui aurait été jugée comme «socialiste», il y a à peine quelques mois, sert désormais à redynamiser l’économie et à solidifier la croissance sur le long terme. Les républicains s’y sont opposés pour ce qu’ils ont cru reconnaître en ce plan un cheval de Troie démocrate, avant de se faire rappeler que c’est leur idéologie qui avait conduit l’Amérique vers le gouffre.


«Obamanomics»: un penchant à gauche?
Lors de son investiture Barack Obama est revenu sur sa vision du gouvernement en invoquant une nouvelle ère de la responsabilité : «La question que nous nous posons aujourd’hui, a-t-il déclaré, n’est pas de savoir si le gouvernement est d’une taille trop importante, ou trop petite, mais s’il marche, s’il aide les familles à trouver des emplois à un salaire décent, des soins à un coût raisonnable, une retraite digne. Quand la réponse sera oui, nous irons de l’avant. Quand ce sera non, les programmes prendront fin.» Ce faisant, le président américain a formellement refermé l’ère conservatrice initiée par Ronald Reagan, pour qui le gouvernement n’était pas la solution, mais le problème, mais a aussi dévié de la vision de Bill Clinton, pour qui l’ère du «big government» était finie. Faisant écho à son discours de la Convention démocrate d’août 2008, dans lequel il a le mieux décrit sa philosophie politique, il a exprimé sa volonté de restaurer la confiance des Américains dans leur gouvernement tout en réaffirmant que ce dernier ne peut pas tout faire et que les individus doivent savoir se prendre en main.

Pays des inégalités, l’Amérique l’est devenue car elle a porté en son sein une tornade qui a neutralisé l’action de la gauche durant près de trente ans. Mais «la révolution conservatrice» s’achève sur deux guerres et une crise qui décrédibilisent les républicains. Barack Obama peut espérer favoriser un renouveau démocrate si le programme qu’il met en œuvre donne des résultats concrets, d’autant plus que les jeunes et les minorités - l’avenir de la société américaine - votent à gauche de plus en plus, et que les démocrates peuvent espérer redessiner la carte des circonscriptions électorales en leur faveur en 2010, dans la foulée du recensement qui doit être achevé l’an prochain.

Le fait marquant

Rédigé par Marjorie Paillon le 25 Février 2009 à 09:57

Une crise dont l'Amérique sortira plus forte, des troupes retirées d'Irak d'ici au mois d'août 2010. Devant le Congrès américain, réuni en session spéciale, Barack Obama a voulu donner le ton de sa première année de mandat : du sang et des larmes mais pour le salut des Etats-Unis. Le pays va devoir faire face à "une heure de vérité" après des années de mauvaises décisions économiques. Un passage obligé pour Obama, mais pas insurmontable selon le Président. La preuve en images.


Barack Obama : "Le poids de cette crise ne dictera pas la destinée de cette nation. Ce soir, je veux que chaque Américain sache ceci: nous allons nous reconstruire, nous allons guérir et les Etats-Unis d'Amérique sortiront plus forts qu'avant".

Le fait marquant

Rédigé par Marjorie Paillon le 23 Février 2009 à 14:17

L'éditorialiste conservateur John Ziegler continue à entretenir le suspense. Voici un troisième extrait tiré de son documentaire "How Obama Got Elected". Dans ce passage, le pourfendeur des médias revient sur la petite prophétie malheureuse de Joe Biden. Le vice-président avait en effet laissé penser pendant la campagne, que si Barack Obama était élu, il serait testé par une grave crise internationale dans les 6 mois suivant son élection. Une phrase reprise par Sarah Palin, mais que les médias auraient cherché à minimiser selon Ziegler.


Voir ou revoir la polémique autour de la prédiction de Joe Biden, c'est ici.

Lire ou relire les précédents articles d'Ilovepolitics.info sur "How Obama Got Elected" :
- Sarah Palin en croisade contre les médias
- Quand les électeurs d'Obama se prennent les pieds dans le tapis

Le fait marquant

Rédigé par Julien Landfried le 21 Février 2009 à 13:51

A l'occasion de la sortie de son essai "La diversité contre l'égalité" (Raisons d'agir, février 2009), l'intellectuel américain Walter Benn Michaels propose une vision hétérodoxe du personnage Barack Obama. Qu'en pensent les Obamaniaques ?


Walter Benn Michaels : «Obama, c'est juste un Sarkozy noir» !
Extrait de l'entretien :
Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?
Walter Benn Michaels : Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.

Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.

Lire l'intégralité de l'entretien sur Marianne2.fr. Le livre peut être acheté dans la librairie en ligne d'Ilovepolitics.

American politics for dummies

Rédigé par Julien Landfried le 20 Février 2009 à 21:12

Enfin... cela reste compliqué ! :-(


Le fait marquant

Rédigé par Julien Landfried le 20 Février 2009 à 19:46

C'est ce que suggère cette publicité négative du groupe conservateur "American Issues Project", dont la voix off déclare : « Si vous aviez dépensé un million de dollars chaque jour depuis la naissance de Jésus Christ... vous auriez dilapidé moins d’argent que le Congrès » (qui vient de voter un plan de soutien de près de 800 milliards de dollars à l'économie américaine)...


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