Ilovepolitics.info - la communication politique américaine vue de France

A la Une

Julien Landfried le 31 Mai 2008 à 20:40

Alors que l'on attend toujours la décision des instances nationales du Parti démocrate concernant la validation des résultats des primaires de Floride et du Michigan, le Drudge Report diffuse le buzz du jour : Bill Clinton expliquant le 29 mai devant des donateurs privés que la solution la plus probable est d'accorder la moitié des superdélégués à Hillary Clinton et aucun à Obama.


Buzz

Julien Landfried le 30 Mai 2008 à 17:46

Après les cartons des chansons "Yes we can" (15 millions de lectures sur Internet) et "We are te ones" (1,5 millions de lectures), voici la chanson "Podemos con Obama" (en anglais : "we can with Obama") qui doit séduire les Latinos.


A la Une

Julien Landfried le 30 Mai 2008 à 14:46

Après son ancien pasteur Jéremiah Wright, c'est au tour du successeur de celui-ci dans l'Eglise que fréquentait Obama à Chicago de faire une entrée fracassante dans la campagne. Et pour cause : dans un sermon qui buzze actuellement sur le web américain, celui-ci accuse Clinton d'avoir pensé les primaires gagnées d'avance sur Obama... parce qu'elle est blanche et moque aussi ses larmes avant la primaire du New Hampshire.


Extrait : "Elle a toujours pensé : ceci est à moi. Je suis la femme de Bill. Je suis blanche. Puis, de nulle part, est arrivé Barack Obama. Elle s'est dit : zut, d'où t'es venu ? Je suis blanche. C'est mon dû. Un Noir essaie de me voler la vedette."
(le passage en question est visible à partir de 2min10)

Pour revoir les fameuses larmes d'Hillary, c'est ici.

Buzz

Julien Landfried le 30 Mai 2008 à 10:47

Les auteurs de la parodie ci-dessous imaginent une Hillary Clinton, enfant, refusant déjà de perdre au basket-ball, à un jeu de société, ou face à Barack aux élections du délégué de classe :-)


A la Une

Catherine Durandin le 30 Mai 2008 à 10:35

Par Catherine Durandin, directrice de recherche à l'IRIS, en partenariat avec Contre-feux.com. John McCain, possible prochain président américain, ne parle jamais d'Europe ni d'Union européenne lors de sa campagne. Il emploie les termes "Occident" ou "alliés démocratiques". En serait-il resté à une vision datant de la guerre froide ou à une conception de l'hégémonie occidentale universelle ? Ses intentions sont bien plus complexes. Décryptage.


twinkletoez, flickr, licence CC
twinkletoez, flickr, licence CC
A suivre les propos de campagne électorale du candidat McCain, concernant sa vision du monde et la politique extérieure qu’il entendrait mener en cas de victoire aux présidentielles de novembre 2008, l’Europe/UE n’existe pas. Et pourtant, McCain a jugé utile de faire une tournée européenne à la mi mars 2008, il s’est exprimé à Paris. Il avait accordé en février un long entretien au journal allemand "Spiegel". Le candidat républicain ne parle pas d’Europe, il dit "l’Occident", ou évoque les alliés, les grands pays démocratiques. En serait-il resté à une vision de guerre froide ? Est-il accroché à une représentation de l’hégémonie universelle occidentale ? Faut-il voir en lui un épiphénomène de l’idéalisme des néo conservateurs qui se sont rallié à Bush et l’ont inspiré ? Il n’est pas exclu que le candidat républicain l’emporte contre Obama. Ses intentions méritent d’être décryptées.


Un héritier américain de la guerre froide…

McCain appartient à la génération des jeunes des années 1960, totalement éduqués et impliqués dans une histoire de guerre froide. Il a connu l’engagement au Vietnam, en cette logique de guerre anti communiste, il a été capturé par les Viets en 1967. Il fut libéré en mai 1973, accueilli à Washington par le président Nixon. De ces années de guerre, McCain conserve des séquelles physiques, une mémoire de guerre qu’il partage avec des démocrates comme Kerry, une singularité du fait de ses années de captivité. Il a, à partir de cette épreuve, médité sur les relations Guerre et Politique, sur le rapport des Etats-Unis au monde en termes de mission, de puissance et de sécurité. Il est resté attaché à une relation difficile avec la Russie, ex URSS qui soutenait Hanoi, aujourd’hui post communiste, une foi dans l’outil militaire pour assurer la sécurité de son pays et affirmer sa mission de porteur des valeurs fondamentales de la démocratie.

Ses positions sont paradoxalement à la fois schématiques et fluides. Schématique, la vision d’une Russie hostile qui bloque le fonctionnement du Conseil de Sécurité à l’ONU. Pour contourner l’ONU, le candidat républicain évoque une alliance des grandes puissances démocratiques, pour l’avenir. Cette vision est floue : quel mode de fonctionnement, quelle hiérarchie de décideurs pour cette alliance ? Parallèlement, la posture de McCain demeure ouverte : d'un côté, il a introduit dans ses équipes de conseillers des néo conservateurs très radicaux, méprisants à l’adresse des Européens, ces alliés démocrates, jugés décadents depuis Munich en 1938, tel que William Kristol. Mais, de l’autre côté, il se démarque de ce groupe des Faucons qui entouraient D. Rumsfeld au Pentagone pour se définir comme "idéaliste réaliste"

McCain appartient au groupe de ceux qui poussèrent depuis 1998 au renversement de Saddam Hussein et plaide pour la poursuite des objectifs de guerre en Irak. Son fils de 19 ans a servi dans les Marines en Irak. Le 15 mai dernier, McCain a brossé une vision idéaliste de fin de guerre en Irak, au cours d’un discours prononcé dans l’état d’Ohio : "En janvier 2013, la guerre d’Irak sera gagnée. L’Irak fonctionne comme une démocratie". Cela suppose un effort de recrutement, de prendre position contre les membres du Congrès qui souhaitent garantir trop d’avantages aux engagés dans l’armée sur un court terme. Qui abandonneront le combat une fois le contrat rempli, au lieu de rempiler…L’Amérique a abandonné la conscription en 1973…


McCain et les alliés de l’OTAN…

Sur l’avenir de l’Irak, McCain se sépare de l’opinion majoritaire de l’opinion publique de son pays qui veut un retrait et des alliés de l’OTAN qui envisagent ce retrait : Polonais, Bulgares et Roumains, nouveaux partenaires très atlantistes de l’OTAN, soucieux de satisfaire des opinions pacifistes, veulent se désengager. La France n’est pas et ne sera pas engagée en Irak. Les candidats démocrates eux sont en phase avec la majorité des citoyens américains.


Un objectif commun entre le républicain et l’UE : le réchauffement climatique

Très éloigné des positions de l’UE quant à l’analyse de la situation irakienne, McCain rejoint les pays de l’UE lorsqu’il s’exprime - régulièrement - sur les questions de sécurité énergétique et de réchauffement climatique. Ces deux dossiers sont vus avec soin à Paris dans les semaines qui précèdent la présidence française de l’UE. Il est impossible dans l’ambiance actuelle - inquiétude des Etats-Unis face à la chute du dollar et de la flambée du prix de l’essence - d’ignorer le problème de l’approvisionnement et du coût de l’énergie. McCain s’est engagé le 12 mai à Portland dans l’Oregon, notant que la "dépendance énergétique" confère du pouvoir à des pays qui ne portent pas les Américains dans leur cœur"… Ce même 12 mai, il a répété que "le réchauffement climatique est une question de sécurité pour la planète". Ces propos marquent sans doute une ouverture mais sont accompagnés d’attaques contre la Chine et l’Inde, nouveaux grands pays pollueurs.

Entouré de néoconservateurs, faisant appel dans le même temps aux réalistes et aux pragmatiques, McCain tente des ouvertures vers un électorat centriste aux Etats-Unis. Ses déclarations au cours de son voyage en Europe, au printemps, ont témoigné d’un esprit de détente. La Vieille Europe n’a pas été stigmatisée. Mais l’objectif de victoire en Irak de cet homme blessé par la défaite au Vietnam sépare profondément le candidat républicain des décideurs européens.

En partenariat avec contre-feux.com

A la Une

Marjorie Paillon le 29 Mai 2008 à 18:45

La déception. C'est la déception qui a poussé Scott McClelland à faire ses révélations littéraires. L'ex porte-parole de George W. Bush est triste de voir que l'administration qu'il servait n'a pas tenu ses promesses. Pire même: elle a menti. Son livre, "What Happened", a fait l'effet d'une bombe, des salles de rédaction aux couloirs de la Maison Blanche. Depuis hier, les principaux protagonistes de l'ouvrage de McClellan ont réagi en trombe. C'est au tour du communicant de leur répondre aujourd'hui par plateau de télévision interposé.


Scott McClellan était l'invité de Today sur NBC. Il répond point par point à la polémique déclenchée hier par la sortie de son livre-révélations. Pourquoi avoir avancé la publication de son ouvrage ? Pour peser dans le débat présidentiel dit-il...
"Je pense que mon livre est important pour le débat politique d'aujourd'hui. Vous avez deux candidats... Le sénateur McCain a dit il y a quelques semaines qu'il fallait en finir avec cette campagne permanente et changer les politiques habituelles... Il y a Barack Obama qui parle de changer la façon dont Washington fonctionne... un message qui est très similaire à celui sur lequel le Président (NRDL : le Président Bush) a fait campagne en 2001 (...)"

Analyses & Interviews

André Kaspi le 29 Mai 2008 à 12:08

André Kaspi, historien et spécialiste des Etats-Unis, répond aux questions de l'IRIS sur le poids de la religion dans la campagne électorale américaine.


  • Quel sera le poids de l'électorat fondamentaliste ? Les évangélistes soutiendront-ils McCain avec vigueur ?
  • Si Barack Obama remporte les primaires, risque-t-on d'observer un virage à droite de l'électorat juif ?
  • En règle générale, l'influence des facteurs religieux est-elle en train d'augmenter ?

    Retrouvez l'IRIS sur son site Internet : www.iris-france.org
    Vidéo reproduite dans le cadre du partenariat entre l'IRIS et Ilovepolitics.info - Tous droits réservés

Buzz

Marjorie Paillon le 28 Mai 2008 à 19:55

La chaîne câblée HBO proposait en ce début de semaine une fiction tirée du réel : "Recount". Une plongée en apnée au cœur de la bataille entre le camp Gore et le clan Bush lors de l'élection présidentielle de 2000. Souvenez-vous des 35 jours de bataille juridique acharnée auprès de la Court Suprême pour savoir à qui attribuer les milliers de voix d'écart entre les deux présidents potentiels. Ilovepolitics.info vous propose de visionner l'excellente bande-annonce du film ainsi que les archives du recomptage fleuve des voix de Floride avec notre partenaire, l'INA.


La fiction avec bande-annonce de "Recount" diffusé sur HBO.

A la Une

Marjorie Paillon le 28 Mai 2008 à 19:15

L'ex porte-parole de la Maison Blanche se fait porte-flingue et tire à boulets rouges sur son ancien patron, George W. Bush. Dans son livre, "What Happened", Scott McCellan dit tout, de la propagande pour vendre la guerre en Irak aux citoyens américains, au rôle de Karl Rove dans l'affaire Valery Plame, en passant par les prises de cocaïne du 43ème président des Etats-Unis. Règlements de comptes à O.K. Washington...


Irak, cocaïne, propagande : Scott McClellan flingue l'administration Bush
C'est le livre qui met Washington en émoi. "What Happened : Inside the Bush White House and Washington’s Culture of Deception”; (à paraître le 2 juin prochain aux Etats-Unis) raconte les trois années pendant lesquelles Scott McClellan a eu pour mission d'être le porte-voix des faits et gestes du président Bush. Visiblement, l'homme qui a tenu les brieffings quotidiens de la Maison Blanche de juillet 2003 à avril 2006 a des choses à raconter.
Le communicant accuse George W. Bush d'avoir maintenu son administration sous un état de "campagne électorale permanente", plutôt que d'avoir procédé à de véritables arbitrages présidentiels. En somme, diviser ses conseillers et les courants du Parti républicain pour mieux régner.
Il s'en prend aussi à Condolezza Rice, "trop accommodante" avec la politique prônée par son patron et plus attentive à sa propre réputation qu'à celle de son pays. Quant à Karl Rove, il aurait joué un rôle bien plus central dans l'affaire Valery Plame et fait sciemment porter le chapeau à Scooter Libby.
Les journalistes en prennent aussi pour leur grade. Trop occupés à suivre les trainings gracieusement offerts par le Pentagone, ils n'auraient pas été assez critiques à l'égard de l'administration Bush avant l'invasion de l'Irak.
Scott McClellan y va aussi de sa petite anecdote sur les relations ambigües entre George W. Bush et la cocaïne... Le président ne se souviendrait pas s'il en a pris ou pas lors d'une soirée à Washington.
Ce qui étonne dans les couloirs de Capitol Hill, c'est que Scot McClellan a toujours été un conseiller loyal de Bush, accomplissant son devoir de bon petit soldat de la communication présidentielle sans sourciller. L'ex porte-parole écrit lui-même dans son livre qu'il "apprécie et admire toujours le président Bush. (...) Il a été terriblement mal servi par ses conseillers les plus proches, spécialement ceux en charge directement de la sécurité nationale." Scott McClellan est l'invité exclusif de NBC jeudi matin. Dick Cheney, Karl Rove, Condoleezza Rice et Stephen Hadley ont du souci à se faire...

Buzz

Julien Landfried le 27 Mai 2008 à 21:56

Barack Obama est musulman. Il ne porte pas le "flag pin". Il est lié à un ancien terroriste. Il n'a jamas voté aucune loi, c'est un nul au bowling, etc. Un partisan d'Obama met les points sur les i dans cette vidéo, sans toutefois pouvoir s'empêcher de critiquer... Hillary :-)


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