Ilovepolitics.info - la communication politique américaine vue de France

Buzz

Julien Landfried le 30 Avril 2008 à 20:02

Ilovepolitics vous en parlait il y a 6 semaines. Le concours "Obama in 30 seconds" coordonnée par MoveOn, la principale organisation anti-guerre en Irak aux Etats-Unis, soutien de Barack Obama depuis février, arrive à son terme. Alors que les votes se poursuivent encore pendant quelques heures aux Etats-Unis, voici les 15 clips vidéos sélectionnés par le jury du concours. Aucun n'attaque Hillary Clinton (c'était stipulé dans les règles :-)), et tous témoignent de la créativité qu'inspire le Sénateur d'Illinois. Personnellement, j'avoue que "Join Me" est le clip qui m'a le plus surpris ! Et vous, laquelle préférez-vous ?


Obama 2012
by kevinandcarl.com, Robert Lieberman, Warren Smith, Craig Rodgers, Form.tv

A la Une

Marjorie Paillon le 29 Avril 2008 à 23:44

"La personne que j'ai vu hier n'était pas la même que celle que j'ai rencontrée il y a 20 ans." Une phrase a suffi à Barack Obama pour couper court à sa relation religieuse avec Jeremiah Wright, le pasteur qui l'a accueilli à la Trinity United Church of Christ à Chicago. Une relation à l'odeur de souffre qui commençait à handicaper la campagne du candidat démocrate.


Mi-avril, il avait tenté de l'absoudre en prononçant un discours sur l'égalité des races. Cette semaine, alors que Jeremiah Wright lançait une opération médiatique pour s'expliquer sur son sermon-polémique, le scandale ne cessait de s'amplifier. Barack Obama n'a donc pas eu d'autre choix que de répudier son ancien pasteur. Voici un extrait de son intervention prononcée à Winston-Salem en Caroline du Nord.

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Marjorie Paillon le 29 Avril 2008 à 08:47

Associated Press et Ipsos lancent de nouvelles enchères. Selon leur dernier sondage, Hillary Clinton aurait aujourd'hui plus de chances que Barack Obama de battre John McCain au mois de novembre. Howard Dean, le patron du Parti démocrate, ayant fixé une deadline en juin pour que les candidats et les super délégués mettent fin à leur duel fratricide, ce sondage peut-il changer le cours des primaires démocrates ?


Daniella Zalcman, Flickr, licence CC
Daniella Zalcman, Flickr, licence CC
Neuf points. Selon le sondage Associated Press - Ipsos dévoilé ce lundi, Hillary Clinton pourrait battre John McCain de neuf points en novembre, par 50% des voix contre 41. En cas d'affrontement Obama-McCain, le candidat démocrate sortirait aussi vainqueur, mais avec une très faible marge : 46% pour le sénateur de l'Illinois contre 44% pour le sénateur de l'Arizona.
Un chiffre qui étonne alors que le duel démocrate fait plus que jamais rage. Hillary Clinton n'avait plus été donnée gagnante face à John McCain depuis de très nombreuses semaines. L'ex-Première dame s'est donc empressée de relayer le dit sondage sur son blog. Pour elle, pas de doute, l'enquête Associated Press-Ipsos est un nouvel argument pour convaincre les superdélégués encore indécis de la rejoindre pour emporter la primaire démocrate.

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Marjorie Paillon le 28 Avril 2008 à 22:00

Jeremiah Wright n'est pas homme à se dédire. Devant un parterre de reporters au National Press Club de Washington, DC, le pasteur de Chicago a réaffirmé ses convictions. Les attentats du 11 Septembre ou la propagation du virus du sida sont pour lui la faute du gouvernement américain. Quant au sermon anti-Hillary Clinton par lequel le scandale est arrivé, le retraité de la Trinity United Church of Christ déplore que ses détracteurs n'aient pas écouté l'intégralité du texte. Enfin, Jeremiah Wright affirme que Barack Obama ne l'a pas trahi. Pardon chrétien ou baiser de la mort? A vous de juger sur ces images.


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Julien Landfried le 28 Avril 2008 à 17:59

L'ancien candidat des primaires de 2004, désormais président du Parti démocrate, craint de voir son camp se perdre dans des querelles intestines. Il a encore répété ce matin à Good Morning America qu'il faudrait que l'un des deux candidats démocrates encore en lice, Obama ou Clinton, se retire en juin, afin de permettre au Parti démocrate d'aborder sa Convention avec plus de sérénité.


Voir aussi la dépêche d'AP.

Analyses & Interviews

Barthélémy Courmont le 28 Avril 2008 à 13:15

Par Barthélémy Courmont, chercheur à l'IRIS, en partenariat avec Contre-feux.com. Si John McCain était élu président des Etats-Unis en novembre prochain, il serait alors le plus vieux président américain à la date de son élection. D'aucuns y voient un handicap de poids pour sa campagne, d’autres au contraire la marque de l’expérience. Lui s'attache à mettre en avant sa vitalité et son savoir-faire. Qu'en est-il précisément ?


marcn, flickr, licence CC
marcn, flickr, licence CC
En cas de victoire en novembre prochain, John McCain sera le plus vieux président des Etats-Unis au moment de son élection. Il sera âgé de 72 ans. Certains y voient un handicap de poids face à un(e) candidat(e) démocrate nettement plus jeune (Hillary Clinton aura 60 ans au moment du scrutin, Barack Obama 47). D’autres y voient au contraire la marque de l’expérience, qui rassurerait de nombreux électeurs. Les medias se montrent ainsi souvent enthousiastes devant ce candidat au parler franc, âgé mais expérimenté. La tournée qu’il a récemment effectuée dans plusieurs Etats, au moment où les Démocrates poursuivent leurs Primaires interminables, fut ainsi l’occasion de mettre en avant sa vitalité et son expérience, et de faire la démonstration que l’âge n’est pas l’aspect le plus important de son profil.

Un héros américain
La carrière militaire de John McCain est l’une des plus célèbres de l’histoire récente des Etats-Unis, et a fait de lui un héros. Fils d’un amiral engagé comme lui dans le conflit, il a passé cinq ans et demi emprisonné au Vietnam. Utilisé par la propagande vietnamienne, torturé et photographié à de multiples reprises, il fut accueilli en héros à son retour aux Etats-Unis, et reçut la médaille du Congrès des mains du président Richard Nixon après sa libération en mars 1973. Il termina sa carrière militaire comme officier de liaison de la Navy au Sénat. Ce passé glorieux est un avantage indiscutable, et assure la crédibilité de son discours sur l’Irak, pourtant à contre-courant de l’opinion aujourd’hui la plus répandue aux Etats-Unis, selon laquelle il faudrait arrêter les frais.

Une expérience politique exemplaire
Elu représentant d’Arizona en 1982, il effectua deux mandats successifs à la Chambre des représentants au cours desquels il se distingua souvent de la politique de l’administration Reagan, notamment quand il s’opposa au maintien des troupes américaines dans la force multinationale stationnée au Liban et approuva les sanctions économiques contre l’Afrique du Sud pour protester contre la politique de l’apartheid. Ces prises de position révélèrent son profil atypique. Sénateur d’Arizona depuis 1987, après avoir pris le siège de Barry Goldwater, il fut réélu en 1992, 1998 et 2004. Candidat malheureux aux primaires républicaines de 2000 contre George W. Bush, il s’impose aujourd’hui comme l’une des personnalités politiques les plus célèbres et expérimentées aux Etats-Unis. Là encore, quel que soit son adversaire, cette expérience semble à première vue être un avantage, face à des démocrates qui n’ont occupé des fonctions importantes que depuis quelques années.

Expérience contre âge
Mais l’expérience est-elle un gage de réussite ? Pas nécessairement s’interrogent certains observateurs, qui mettent en garde John McCain de ne pas trop jouer sur cet aspect de sa personnalité, en particulier dans une campagne où le thème du changement semble, côté démocrate autant que républicain, s’imposer. Cette critique est particulièrement nette dans les milieux conservateurs, qui souhaitent replacer cette campagne dans un cadre plus politique, en mettant en avant les divergences entre les deux partis. Par ailleurs, si McCain peut fièrement mettre en avant son expérience, ses adversaires ne sont pas en reste, et à trop jouer sur cet aspect, le sénateur d’Arizona pourrait rapidement se retrouver confronté au problème de l’âge, les candidats démocrates remarquant simplement qu’un candidat plus âgé est nécessairement plus expérimenté. Hillary Clinton, qui a fait les frais de cette stratégie face à son cadet de 14 ans Barack Obama, en est un bon exemple récent. L’une des clefs de la réussite de McCain sera de convaincre les électeurs que l’expérience est plus importante que l’âge, et que ce dernier n’est pas nécessairement un handicap.

Un profil qui séduit les indépendants
C’est en grande partie grâce à son profil le distinguant nettement des autres candidats, et lui offrant le soutien des modérés et des indépendants, que McCain est parvenu à s’imposer dans les Primaires républicaines. Pour autant, il serait illusoire de croire que les conservateurs refuseront de le soutenir en novembre. A choisir entre McCain et un candidat démocrate, les électeurs de la droite républicaine n’hésiteront pas longtemps, et si le sénateur d’Arizona n’est pas leur candidat préféré, ils se rallieront cependant à lui pour bloquer la route de la Maison-Blanche aux Démocrates. L’une des forces de McCain sera donc de pouvoir dans le même temps séduire les électeurs du centre et rallier par défaut derrière sa candidature républicaine les mouvements conservateurs. De quoi lui offrir une belle arithmétique électorale, à condition bien entendu de ne pas devenir, au fil de la campagne, un candidat républicain "comme les autres", et perdre ainsi le caractère atypique qui le caractérise. A cet égard, l’expérience de McCain dans sa capacité à s’assurer le soutien des électeurs du centre pourrait être un gage de réussite, voire même la clef de l’élection de novembre.

En partenariat avec contre-feux.com

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Marjorie Paillon le 28 Avril 2008 à 08:25

Après avoir attaqué le candidat républicain sur ses propositions économiques, le Parti démocrate continue à pilloner le programme de John McCain. Dans ce nouveau spot télévisé, c'est sa politique irakienne qui est visée. Le parti d'Howard Dean appuye là où ça fait mal : la fameuse petite phrase de McCain sur les "100 ans" qu'il serait prêt à sacrifier à la poursuite de la mission des troupes américaines en Irak.


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Julien Landfried le 27 Avril 2008 à 21:40

Cela faisait 772 jours que Fox News avait officiellement lancé le compteur "Obama Watch", depuis que Barack Obama avait refusé une invitation de la chaîne. C'est donc peu dire que l'entretien du sénateur d'Illinois sur la chaîne de Rupert Murdoch, proche des Républicains, était attendu. Alors que certains de ses partisans attendait d'Obama qu'il critique la couverture partiale de Fox News, prompte à mettre en doute son patriotisme (l'affaire des flag pins) ou à interroger sa religion (Barack "Ossama" le musulman), le candidat démocrate s'est efforcé d'apparaître comme un modéré auprès des téléspectateurs du réseau conservateur.


La statégie médiatique d'Obama est questionnée par certains de ses partisans.
L'intégralité de l'entretien est disponible sur RealClearPolitics.

Buzz

Marjorie Paillon le 27 Avril 2008 à 21:35

Lors des conférences de presse, il faut toujours faire attention à la dernière question... Celle posée par cette journaliste locale a fait mouche. Barack Obama est-il plus proche de la une de GQ que du look des ouvriers? Réponse du principal intéressé.


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Marjorie Paillon le 27 Avril 2008 à 18:00

S'il faut bien reconnaître une qualité à George W. Bush, c'est sa capacité à la dérision. Samedi soir, le 43ème président des Etats-Unis a pu exercer ses talents de maître de cérémonie lors du traditionnel diner annuel des correspondants de presse à Washington. Il s'est adonné à un discours humoristique pour la huitième année consécutive devant un parterre d'invités assez étonnant : Ben Affleck, Jennifer Garner, John Cusack, Pamela Anderson ou même Salman Rushdie et Mitt Romney. Mais pas de trace des trois candidats à la Maison Blanche. Une absence que George W. Bush s'est empressé de faire remarquer. Les absents ont toujours tort...


George W. Bush a égratigné les trois candidats par ces petites phrases : "Je suis un peu surpris qu'il n'y ai pas plus de candidats à la présidence ce soir. En fait, il n'y en a pas un seul. Le sénateur McCain n'est pas là. Il veut peut-être mettre un peu de distance entre nous. Vous savez, ce n'est pas le seul. Jenna (ndrl : la fille de George W. Bush) va s'en aller aussi. Les deux candidats démocrates ne sont pas là non plus. Hillary Clinton n'a pas pu entrer à cause d'un tir de sniper et le sénateur Obama est à l'église."
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