Ilovepolitics.info - la communication politique américaine vue de France

Buzz

Julien Landfried le 28 Novembre 2008 à 14:35

Signalées par un lecteur de Rue89 et par le journal en ligne Le Post, des affiches pastichant le célèbre Hope de Shepard Fairey (avec la phrase : "Faire payer les entreprises qui polluent: Yes we can") sont actuellement visibles à Paris, dans les quartiers de Gare de l'Est et de République. Pour le moment, personne ne sait qui se trouve derrière l'affiche. Les jeunes de l'UMP, la gauche, Sarkozy lui-même ? Pour le moment, l'Elysée dément. Et vous, qu'en pensez-vous ?


Source : rue89.com
Source : rue89.com
Via Rue89 et Le Post.

A la Une

Julien Landfried le 27 Novembre 2008 à 17:43

Obama y insiste sur la valeur de l'engagement des Américains pour leur pays et leurs communautés, dans le double contexte de crise économique et de guerre en Irak et en Afghanistan.


A noter : les sous-titres sont activés sur la vidéo, comme le permet désormais You Tube
(nb : s'ils n'apparaissent pas sur votre écran, cliquer sur la flèche en bas à droite du lecteur YouTube et sur le second bouton "activer les légendes").
Le texte de l'allocution d'Obama est disponible sur change.gov.

A la Une

B.Courmont le 26 Novembre 2008 à 23:32

Par Barthélémy Courmont, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).


- Obama est en train de nommer les personnalités clés de son futur gouvernement. Annoncent-elles un grand revirement de la politique américaine ou, comme certains l’ont critiqué, va-t-on se retrouver avec un cabinet Clinton bis, et donc finalement à peu de changement ?
- A quoi peut-on s’attendre avec une Hillary Clinton aux affaires étrangères ?
- Bush et Medvedev ont su faire preuve de pragmatisme lors de leur rencontre au Sommet de l’APEC. Pensez-vous que les relations russo-américaines sauront se détendre sous Obama, notamment sur la question du bouclier anti-missile ?

Retrouvez l'IRIS sur son site Internet : www.iris-france.org
Vidéo reproduite dans le cadre du partenariat entre l'IRIS et Ilovepolitics.info - Tous droits réservés

A la Une

Marjorie Paillon le 26 Novembre 2008 à 19:55

Pour sa troisème conférence de presse en trois jours, Barack Obama a voulu se montrer compréhensif. Alors que le week-end de Thanskgiving s'ouvre ce jeudi, le président élu s'est adressé aux Américains soucieux pour leur avenir. Obama veut bousculer les méthodes traditionnelles en créant "le Conseil du Président pour la reconstruction économique." Une institution qui sera notamment chargée de trouver des solutions anti-crise.


Retrouvez le texte de la conférence de presse de Barack Obama sur Change.gov.

Buzz

Marjorie Paillon le 26 Novembre 2008 à 10:48

Selon la tradition, le président des Etats-Unis gracie une dinde à l'approche de Thanksgiving. La chaîne de news humoristiques The Onion a imaginé la cérémonie de cette année : George W. Bush trouvant le moyen d'absoudre Scooter Libby déguisé en dinde. Ce proche de Dick Cheney avait été inculpé en juin 2007 pour avoir révélé l'identité de l'agent de la CIA Valery Plame. Un sketch où le dindon de la farce n'est pas celui qu'on croit...


Pour tout savoir de la véritable dinde qui sera graciée ce mercredi à 10:45 heure de Washington (soit 16:45 heure de Paris) par George W. Bush, c'est ici.

Pour connaître les véritables prisonniers graciés cette année par le 43ème Président des Etats-Unis, c'est aussi ici.

Et pour se souvenir des éléments de l'affaire Valery Plame qui a vu l'inculpation de Scooter Libby, c'est encore ici.

Buzz

Julien Landfried le 25 Novembre 2008 à 08:49

Vous pensiez avoir tout vu après la dernière vidéo de "Sarah Palin et les dindes trucidées" ? Hé bien non ! Le magazine Slate vous propose la vidéo non censurée de l'interview de Palin. Regardez bien l'arrière plan :-)


Pour revoir la vidéo originale où Palin répond à un journaliste devant un type trucidant une dinde, c'est ici.

David Letterman a imaginé le Top 10 des excuses que Sarah Palin aurait pu formuler pour le meurtre de la dite dinde. Notre excuse préférée : "Ce sont des dindes d'Al Qaïda !" A visionner ici.

Politics 2.0

Julien Landfried le 25 Novembre 2008 à 00:18

Vous en doutez ? Alors regardez ce petit mashup réalisé par l'équipe de YouTube Politics sur l'ensemble de la campagne présidentielle américaine :-)


A la Une

Marjorie Paillon le 24 Novembre 2008 à 21:30

Barack Obama a dévoilé ce lundi la composition de son équipe économique. Une équipe rapprochée composée de quatre conseillers de haut vol qui auront la lourde charge de remettre l'économie américaine sur les rails. Le 44ème président a cependant voulu rester prudent : leur tâche ne sera pas aisée et la croissance ne reviendra pas immédiatement. Seule solution pour Obama, un plan global qui puisse stimuler la dite économie et favoriser la création des 2,5 millions d'emplois promis par le candidat lors de sa campagne.


Les quatre mousquetaires de l'équipe économique de Barack Obama :
- Timothy Geithner : l'actuel président de la FED de New York est confirmé au poste de Secrétaire au Trésor. Il prendra le relais d'Henry Paulson. Les rumeurs de sa nomination avaient eu pour effet de rassurer les marchés dès la fin de la semaine dernière.

- Lawrence Summers : l'ancien président de l'université de Harvard est nommé à la tête du Conseil économique national. L'économiste polémique a déjà occupé des fonctions à la Maison blanche. Il a été Secrétaire au Trésor de 1999 à 2001.

- Christina Romer : cette économiste de l'université californienne de Berkeley sera à la tête des conseillers économiques de la Maison blanche.

- Melody Barnes : ancienne conseillère en chef de la commission judiciaire du Sénat et membre de l'équipe de campagne du candidat Obama, elle prendra les commandes du conseil de politique intérieure. Sa mission principale : travailler en étroite collaboration avec le futur Secrétaire d'Etat à la Santé sur la réforme du système d'assurance maladie.

Retrouvez l'intégralité du discours sur l'économie de Barack Obama et la composition de son équipe économique en cliquant ici.

Analyses & Interviews

B. Courmont le 24 Novembre 2008 à 13:52

Par Barthélémy Courmont, chercheur à l'IRIS, en partenariat avec contre-feux.com. Hillary Clinton sera probablement la future Secrétaire d'Etat de la première administration Obama. Si son expérience est indiscutable, leurs visions opposées sur certains dossiers de politique étrangère et leurs fortes personnalités suscitent de nombreuses interrogations.


Barack Obama regardant Hillary Clinton s'exprimer lors de la convention démocrate d'août 2008, flickr, compte BarackObama, licence CC
Barack Obama regardant Hillary Clinton s'exprimer lors de la convention démocrate d'août 2008, flickr, compte BarackObama, licence CC
Les rumeurs vont bon train sur la nomination du futur Secrétaire d’Etat américain. A cet égard, le nom d’Hillary Clinton revient de façon insistante, au milieu d’autres choix possibles, comme Richard Holbrooke, Chuck Hagel, Richard Lugar, John Kerry ou Bill Richardson. Jusqu’à éclipser les autres nominations importantes, comme celle d’Eric Holder comme Attorney General. La raison : le profil de l’ancienne First Lady, et les interrogations sur ce qu’elle pourrait aporter à l’administration Obama.

Une expérience indiscutable
Hillary Clinton bénéficie d’une expérience importante sur la scène internationale, attestée par ses huit années passées aux côtés de son époux à la Maison-Blanche, et le siège de sénateur de l’Etat de New York qu’elle occupe depuis janvier 2001. Elle a d’ailleurs constamment mis en avant son expérience sur les questions internationales à l’occasion des Primaires démocrates, raillant au passage, et sans succès, l’inexpérience et la naïveté de son principal adversaire : Barack Obama. En la choisissant pour prendre la relève de Condoleezza Rice, Barack Obama privilégierait cette expérience, qui sera utile sur les fronts (Irak et Afghanistan), mais également sur les dossiers sensibles (Iran, Corée du Nord, Proche-Orient).

Les défis qui attendent la diplomatie américaine sont nombreux, et le nouveau président aura besoin d’un Secrétaire d’Etat expérimenté. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant de constater qu’aux côtés d’Hillary Clinton figurent des personnalités de poids dans les options possibles, et Hillary Clinton est même paradoxalement la moins expérimentée de tous les candidats.

A la pêche aux soutiens démocrates
Le choix d’un Secrétaire d’Etat par Barack Obama, quel qu’il soit, s’inscrit avant tout dans une logique de politique intérieure, et dans une volonté de rassemblement. A cet égard, le choix d’Hillary Clinton apporterait à Barack Obama un soutien de poids auprès des "clintoniens", et lui assurerait une plus grande représentativité de l’électorat démocrate, en contentant ceux qui avaient soutenu l’ancienne First Lady dans les Primaires. Sur ce point, gageons que même si Hillary Clinton décline finalement l’offre, Barack Obama sera parvenu à rassembler derrière lui le clan Clinton de façon plus nette encore que lors de la dernière partie de la campagne.

Politiquement, la proposition faite à Hillary Clinton est donc un excellent choix dont les conséquences seront nettes à l’occasion de débats avec le Congrès, où l’administration aura besoin d’un soutien important pour valider d’importantes réformes, ou même à l'horizon 2012.

Une vision différente des relations internationales
Sur plusieurs dossiers importants, les deux anciens adversaires des Primaires démocrates défendent des stratégies opposées. Hillary Clinton a voté pour la guerre en Irak en 2002, elle est aujourd’hui opposée à un retrait précipité, et semble ainsi plus pragmatique que le nouveau président américain sur ce dossier sensible. Elle a par ailleurs vivement critiqué le souhait d’Obama d’engager un dialogue sans conditions avec les dirigeants de régimes hostiles à Washington, notamment l’Iran. En optant pour la piste Clinton, Obama confirmerait ainsi son souhait de ne pas opérer de virage trop net sur les grands dossiers de relations internationales, se réservant quelques décisions importantes (comme la fermeture de Guantanamo ou de nouvelles dispositions contre la torture), et gérant dans le même temps les dossiers en cours avec prudence, en privilégiant une approche pragmatique.

Ainsi, avec Hillary Clinton au Département d’Etat, les craintes de voir certains courants néoconservateurs influencer la politique étrangère américaine, évoquées à l’occasion de la campagne électorale, se dissiperaient.

Deux personnalités qui pourraient s’affronter ?
Au-delà des interrogations sur les stratégies défendues par Barack Obama et Hillary Clinton, la question de leurs personnalités est également posée. Malgré le soutien de la sénatrice de New York au nouveau président dans les dernières semaines de campagne, les Primaires ont aussi laissé des séquelles, et soulèvent des interrogations sur ce que pourrait être la relation entre le chef de l’Exécutif et le chef de la diplomatie américaine. A cet égard, notons cependant que Barack Obama privilégie un style présidentiel collégial, qui s’appuie sur de nombreux collaborateurs, et privilégie le dialogue, plutôt qu’un style plus fort dans lequel il assumerait toutes les décisions.

Le choix d’Hillary Clinton, qui supposerait de laisser une marge de manoeuvre importante à l’ancienne First Lady, viendrait donc confirmer ce style, déjà expérimenté avec le choix de Joseph Biden, autre personnalité expérimentée et influente dans le parti démocrate. En d’autres termes, plus qu’une confrontation, un dialogue s’imposerait dans le cas d’une nomination de Madame Clinton.

En partenariat avec contre-feux.com.

A la Une

Julien Landfried le 22 Novembre 2008 à 13:02

Dans son adresse hebdomadaire aux Américains, le président Obama annonce faire plancher ses conseillers sur un plan pour sauver ou créer 2,5 millions d'emplois d'ici 2011. Obama adopte un ton ferme et ne masque pas l'ampleur de la crise économique en insistant sur le volume des destructions d'emplois (1,2 millions en un an) et le risque de déflation.


Ce plan (priorités aux investissements et emplois publics dans les infrastructures, les écoles, et l'énergie) ne vous rappelle rien ? Pour ma part, il me semble que tout cela a un parfum de New Deal, très rooseveltien...
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