Ilovepolitics.info - la communication politique américaine vue de France

Bonus

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 23:35

D'humeur pessimiste ce soir, je me suis amusé à réaliser une petite publicité négative pour titiller nos nombreux lecteurs obamaniaques... Qu'en pensez-vous ?


Buzz

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 22:43

Alors que la campagne touche à sa fin, le camp républicain semble soucieux de revenir aux points forts de McCain, en particulier son image de héros (c'est le prisonnier de guerre du Vietnam le plus connu aux Etats-Unis) et d'homme politique attaché avant tout à l'intérêt national. Un peu de publicité positive dans un océan de négatives...


Buzz

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 17:34

Barack Obama à la Maison Blanche, Nancy Pelosi à la chambre des représentants et Jack Reed au Sénat : voilà qui serait bien insupportable aux Républicains qui brandissent la menace d'une hausse de la fiscalité et d'une politique étrangère faible en cas de crise internationale, le tout dans un style disons... comique !


Buzz

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 15:49

Quatorzième épisode de la série animée de 236.com inspirée du comics "politique" de David Rees. Faut-il voter McCain à cause du chaos économique et international ?


Analyses & Interviews

Sonenshein et Douzet le 31 Octobre 2008 à 15:37

Par Raphael J. Sonenshein, titulaire de la chaire de prestige Tocqueville-Fulbright à l'université Paris-VIII, et Frédérick Douzet est maître de conférences à l'Institut français de géopolitique de l'université Paris-VIII.


Flicrk, compte Barack Obama
Flicrk, compte Barack Obama
A en croire les sondages, les Américains s'apprêteraient bel et bien à faire d'un candidat noir l'homme politique le plus puissant du monde. Et pourtant, nombre de commentateurs restent dubitatifs. Faut-il croire ces sondages ? L'Amérique est-elle vraiment prête à dépasser ses clivages raciaux pour élire un président noir ?

Le spectre de Tom Bradley hante les observateurs qui craignent qu'à l'instar de l'ancien maire noir de Los Angeles, Barak Obama fasse l'objet d'une surestimation des sondages. En 1982, Tom Bradley faisait la course en tête pour le poste de gouverneur de Californie jusqu'au jour de l'élection, qu'il perdit de quelques voix. Surpris et désabusés, les commentateurs estimèrent que les électeurs blancs avaient menti sur leurs intentions de vote, ce que les médias appellent l'"effet Bradley".

La forte participation des républicains pour contrer une mesure de contrôle des armes à feu, judicieusement mise au vote, ainsi qu'une campagne républicaine exceptionnelle de vote par correspondance, pouvaient aussi expliquer la défaite de Bradley. Les politologues débattent depuis pour savoir s'il existe réellement un "effet Bradley" et s'il faut en tenir compte aujourd'hui. Mais qu'il y en ait un ou non, le facteur racial fait indubitablement partie de la campagne.

Moins de deux semaines avant l'élection présidentielle, près de 85 % des électeurs ont arrêté leur choix et ne changeront probablement pas d'avis. L'incertitude réside donc dans le taux de participation et surtout dans le choix des électeurs encore indécis, curieusement mal étudiés par les sondeurs, qui peuvent encore basculer dans un camp ou dans l'autre de manière déterminante. Or, pour ces électeurs, le facteur racial peut s'avérer important. Reste à savoir à quel point.

Lire la suite de la tribune sur Lemonde.fr

Buzz

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 13:12

Un nouvelle réussite avec ce clip inspiré de l'univers visuel d'Obey Giant pour une reprise par le groupe Black Sheep de son hit "The choice is yours".


Pour voir ou revoir "Vote 4 hope" de MC Yogi, c'est ici.

Analyses & Interviews

B. Courmont le 31 Octobre 2008 à 12:47

Par Barthélémy Courmont, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). La date de l’élection américaine avance à grands pas, et les dernières grandes manœuvres s’organisent dans les deux camps, avec un avantage qui semble désormais quasi décisif pour Barack Obama. Au-delà des thèmes de campagne et de l’actualité politique, qui profitèrent au candidat démocrate, et au-delà de son profil atypique, certains soutiens jouèrent un rôle considérable dans sa campagne.


Retour sur le soutien de Powell à Obama
On se souviendra ainsi de l’appui précoce du sénateur Edward Kennedy, quand les grands cadres du parti hésitaient encore à se prononcer pour Barack Obama ou Hillary Clinton, et de l’importance de ce soutien. On se souviendra aussi de l’appui de l’ancien président Bill Clinton, reparti en campagne en Floride pour son candidat. Mais la particularité de cette fin de campagne est venue du soutien de l’ancien Secrétaire d’Etat de Bush de 2001 à 2005 : Colin Powell.

Le 21 octobre, Barack Obama a ainsi reçu un soutien de poids lorsque Colin Powell, général quatre étoiles respecté de tous et conseiller des trois derniers présidents républicains, a pris ouvertement position dans cette campagne après avoir été discrètement courtisé par les deux camps durant des mois, qualifiant Obama de « transformational figure », dont l’élection pourrait « électriser le monde » lors d’une émission télévisée nationale. Cette annonce est survenue à point nommé pour le candidat démocrate qui se trouvait alors en Caroline du Nord, Etat qui abrite une importante population militaire, et permet de neutraliser dans une certaine mesure l’avantage supposé ou réel de McCain en politique étrangère – comme l’a reconnu le très conservateur Newt Gingrich, ancien porte-parole de la Chambre des représentants lors du deuxième mandat de Clinton, « cela a permis d’éliminer d’un coup le facteur expérience ». Conseiller à la sécurité nationale sous Ronald Reagan, chef d’état-major interarmées (le plus haut poste militaire des Etats-Unis) de George Bush père et premier Secrétaire d’Etat du président actuel, Colin Powell fut même fortement pressenti pour être le candidat du Grand Old Party (parti républicain) en 1996 avant d’annoncer à la surprise générale qu’il ne se présenterait pas à cause de la nature personnelle et vicieuse des attaques inévitables dans une campagne politique. Son choix en faveur d’Obama peut donc paraître à première vue surprenant, et en aucun cas négligeable, même si certains analystes (notamment Rush Limbaugh, présentateur radio conservateur très influent) imputent cette décision au seul facteur racial (Colin Powell est un Afro-américain). Les raisons mises en avant par l’intéressé, qui reconnaît ne s’être décidé qu’au cours des derniers mois, s’apparentent en fait à un véritable rejet en ordre des choix récents de McCain (à qui il a donné l’an dernier 2.300 dollars, le montant maximal autorisé) d’orientation de plus en plus conservatrice, et semblent représentatives d’un certain type de républicanisme, proche des centristes.

Obama, figure unificatrice et source d’inspiration
Lors de son entretien télévisé, le général Powell a insisté à plusieurs reprises sur les qualités propres du candidat démocrate, dont l’élection constituerait un « événement historique » et source de fierté pour tous les Américains, susceptible d’électriser la nation mais aussi le monde entier – des propos qui suggèrent implicitement que Barack Obama serait le plus à même de restaurer le leadership international américain, dont l’érosion récente constitue une source de hantise pour nombre d’Américains. De fait, Obama aurait selon Powell le potentiel d’être « un président exceptionnel », grâce à « sa capacité à inspirer [les autres], à cause de la nature inclusive de sa campagne et parce qu’il étend la main à tous à travers l’Amérique […] il possède à la fois le fond et la forme ». Par ailleurs, Colin Powell a fait part de sa préoccupation à l’idée de voir deux juges conservateurs de plus sur le banc de la Cour Suprême ; la thématique du conservatisme est revenue à plusieurs reprises lors de l’interview, au cours de laquelle Colin Powell s’est dit « troublé » à plusieurs reprises par certaines orientations récentes au sein de son propre parti et au sein de la campagne de McCain.

Une critique du « jugement » de McCain et des dérives conservatrices
Colin Powell a eu en effet des mots très durs pour plusieurs aspects de la campagne de McCain, y compris des thèmes inabordables pour les démocrates. Il a paru déçu, pour ne pas dire écœuré, par la tactique au centre des efforts de l’entourage du candidat républicain qui consiste à essayer de lier Obama au terrorisme , à travers son association avec Bill Ayers, l’un des membres fondateurs d’un groupe terroriste domestique actif dans les années 1960, et actuellement professeur en université à Chicago – « je trouve que cela fait apparaître la campagne de McCain comme étroite d’esprit ». De même, les rumeurs qui circulent affirmant qu’Obama serait un musulman (rumeurs que McCain a personnellement réfuté, sans être imité par tous dans son parti). « J’ai entendu plusieurs membres haut placés de mon parti suggérer "il est musulman et pourrait être associé avec des terroristes". Cela ne devrait pas être la façon de procéder aux Etats-Unis ».

Deux épisodes surtout ont paru ébranler la confiance de Colin Powell dans le jugement du sénateur de l’Arizona : son attitude face à la crise financière, et surtout son choix de Sarah Palin comme colistière, emblématique des dérives conservatrices du parti républicain à ses yeux. De façon significative, parlant de la crise économique, Powell a évoqué l’attitude très incertaine de McCain (« presque tous les jours, il y avait une approche nouvelle du problème, et cela m’a inquiété, de sentir qu’il n’avait pas une maîtrise complète des problèmes économiques »), mais n’a fait référence à aucune action particulière d’Obama, dont il a juste mentionné la « constance ».

Un point de vue emblématique d’une partie de l’électorat ?
Mais c’est peut-être les réactions de Powell face à la désignation de Sarah Palin, et les propos tenus par celle-ci depuis, qui pourraient avoir le plus grand impact le 4 novembre, et ce pour plusieurs raisons : il s’agit là d’un thème que les Démocrates n’osent pas aborder, et qui pourrait avoir une résonance particulière auprès des centristes ou des indépendants, vus à l’origine comme un atout de McCain. « Je suis inquiet par la sélection de Gouverneur Palin. […] maintenant que nous avons pu l’observer pour environ sept semaines, je ne pense pas qu’elle soit prête à être présidente, ce qui est le rôle du vice-président. Et donc cela m’a conduit à questionner en partie le discernement dont a fait preuve Sénateur McCain ». « Le parti s’est déplacé plus encore vers la droite, et la gouverneure Palin a indiqué un décalage plus loin encore dans cette direction ». Pouvant parler ouvertement de tels sujets sans être accusé de mener une guerre partisane, incarnant pour beaucoup une aile modérée du parti républicain, proche des centristes, Colin Powell a peut-être apporté avec ces déclarations un soutien capital pour capter les indécis, à l’heure où la campagne de McCain, derrière dans les sondages, peine à mobiliser un électorat autre que la base du parti.

Les réactions des partisans de McCain
Si certains républicains ont reconnu la portée très grande de cette intervention, d’autres ont cherché à en minimiser l’impact, de plusieurs façons. Peu ont retenu l’approche de Rush Limbaugh visant à discréditer directement Colin Powell, que ne peut se permettre aucune personnalité politique (bien qu’il ait réitéré son opposition à tout calendrier pour le retrait des troupes d’Irak, peu en phase avec la situation actuelle) ; Rudy Giuliani a contesté l’affirmation qu’Obama était « transformational », le qualifiant au contraire de « Démocrate libéral très traditionnel, un retour au passé », accusant Obama de vouloir orchestrer une prise en main par le gouvernement de nombreux sujets sur un mode presque socialiste. Cela reprend implicitement les propos récents du sénateur de l’Illinois répondant à un plombier de l’Ohio, Joe, en expliquant qu’il fallait « redistribuer la richesse » (dont la critique a joué un rôle central dans les dernières semaines de la campagne de McCain). Par ailleurs, « Joe le plombier » a servi de fil conducteur pour Roy Blunt, représentant du Missouri et House Minority Whip, qui a déclaré que « Joe » avait plus d’importance que l’association d’Obama avec Ayers ou le soutien de Powell. En fait, personne parmi le camp McCain n’a cherché à contester la dérive vers la droite, ni les errements de leur candidat face à l’économie, que Powell a stigmatisés et qui sont peut-être les arguments les plus dévastateurs mis en avant lors de cette interview, et les plus susceptibles d’attirer à Obama un électorat indécis, mal à l’aise avec non seulement les idées défendues par McCain et Palin, mais aussi le ton général de leur campagne, très négatif contre la personne même d’Obama au lieu de se concentrer sur les enjeux économiques.

Retrouvez l'IRIS sur son site Internet : www.iris-france.org
Article reproduit dans le cadre du partenariat entre l'IRIS et Ilovepolitics.info - Tous droits réservés

Buzz

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 11:43

Le candidat démocrate soutenait alors la proposition des sénateurs McCain et Lieberman pour lutter contre le réchauffement climatique. C'est un classique de la communication politique américaine : outre les publicités négatives, les messages où l'opposant est élogieux avec son adversaire.


Bonus

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 09:06

Il avait déjà réalisé l'affiche désormais classique "Hope" qui se décline sur des millions de T-Shirts dans le monde entier. Shepard Fairey remet ça avec "Vote". Vos commentaires sont comme toujours les bienvenus :-)


Que pensez-vous de l'affiche finale de la campagne d'Obama ?
Via BarackObama.com.
Si vous voulez voir des pastiches de "Hope", en voici.

Buzz

Julien Landfried le 31 Octobre 2008 à 08:53

Imaginez que chacun des militants ou sympathisants d'Obama se rendent à son bureau de vote le mardi 4 novembre avec un ami.... Imaginez même que seuls 5 ou 10% le fassent... Cela peut changer la face de l'élection dans un swing state !


1 2 3 4 5 » ... 15


L'équipe Ilovepolitics


Les Billets


Les Derniers Commentaires





Les Archives d'anciennes campagnes
Sites et ressources sur les précédentes campagnes présidentielles américaines



La Présidence Obama

Les Sondages en temps réel
Les sites des instituts de sondage les plus importants aux Etats-Unis

Les Institutions et partis américains



Les Grands médias américains
Les plus grands journaux et networks américains