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Marjorie Paillon le 31 Janvier 2008 à 08:45

L'un était attendu, l'autre pas. Rudy Giuliani avait promis d'apporter son soutien à John McCain. C'est donc chose faite. Mais la surprise du jour, c'est Arnold Schwarzenegger qui la créé. Le gouverneur de Californie ne voulait pas choisir entre les candidats républicains. Il ralliera pourtant le vétéran ce jeudi.


Et deux de plus. John McCain attire les soutiens. Et les soutiens de poids s'il vous plait.
L'échec de sa stratégie de Floride a fait reprendre ses esprits à Rudy Giuliani. Après des confidences aux journalistes dans l'avion qui les transportaient en Californie, Rudy a officialisé son ralliement à la Reagan Library. Un débat entre candidats républicains y était orchestré par CNN. (voir vidéo ci-dessous)
Rudy espère ainsi pouvoir négocier un ticket en sa faveur. Mais il est peu probable que McCain s'y engage. Le soutien de Giuliani, c'est la promesse de remporter les voix de l'Etat de New York. Mais peut-être pas d'aller au-delà. Ses positions progressistes l'ont clairement éloigné de la base républicaine. John McCain ne peut donc pas s'afficher avec un vice-président potentiel ouvert au mariage gay et pro-avortement.

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Julien Landfried le 30 Janvier 2008 à 20:50

La direction du Parti socialiste n'avait pas besoin de cela ! Voilà que le challenger d'Hillary Clinton dans le camp démocrate ne tarit pas d'éloges sur le président français Nicolas Sarkozy, dans un entretien à paraître demain dans Paris Match. Une information qui vaudra rappel utile pour tous ceux qui, prenant leurs désirs pour des réalités, imaginent un revirement complet de la politique intérieure et extérieure américaine, en cas d'élection du sénateur d'Illinois...


Nicolas Sarkozy et George W. Bush, le 7 novembre 2007, source : Elysee.fr
Nicolas Sarkozy et George W. Bush, le 7 novembre 2007, source : Elysee.fr
Extrait de l'entretien :
Que pensez-vous du président Nicolas Sarkozy?
Barack Obama. Il est venu me rendre visite à mon bureau à Washington. C’était avant son élection en France. C’est un homme énergique, avec beaucoup de talent. Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf. Il n’est pas pieds et poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants. Dans la politique, aujourd’hui, il faut regarder les choses avec une vision nouvelle. Je veux me rendre en France et le rencontrer dès que j’aurai remporté l’investiture. Je veux voir avec lui comment nous pouvons encore fortifier les relations franco-américaines.

Source : interview de Barack Obama, Régis Le Sommier (Paris Match) et Laurence Haïm (Canal+) (paru dans Paris Match n°3063 du 31 janvier 2008)

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Marjorie Paillon le 30 Janvier 2008 à 20:45

John Edwards vient d'officialiser son retrait de la course à l'investiture démocrate. Entre Obama et Clinton, l'ancien sénateur de Caroline du Nord n'a pas fait son choix. Il laisse ses électeurs juger lequel des deux candidats défendra le mieux les 36 millions d'Américains qui vivent sous le seuil de pauvreté.


John Edwards est un homme de convictions. Il a choisi La Nouvelle-Orléans, emblème de la tragédie de Katrina, pour annoncer son retrait.

La campagne d'Edwards est l'illustration parfaite du livre de la journaliste Barbara Ehrenreich, l'Amérique pauvre. En 22 mois, il a parcouru les Etats les plus touchés par le chômage et la crise économique. Son credo : s'adresser à ceux qui n'ont pas été épargnés par la vie, aller à la rencontre des ménages balayés par la crise des subprimes, écouter les américains qui ne peuvent pas payer leur couverture santé.

Avant de quitter la campagne présidentielle, il a tenu à s'assurer que les derniers candidats démocrates reprendraient le flambeau. Des rumeurs de tractations avec Barack Obama et Hillary Clinton ont circulé au sein des rédactions au long de la journée. Finalement, il n'en est rien. L'accord que John Edwards a obtenu ne porte pas sur un ticket, mais sur la promesse que les deux candidats en passe d'être investis inscrivent la lutte contre la pauvreté au coeur de leur campagne, voir de leur présidence.

Voici un extrait de sa déclaration:

I began my presidential campaign here to remind the country that we, as citizens and as a government, have a moral responsibility to each other, and what we do together matters. We must do better, if we want to live up to the great promise of this country that we all love so much.

It is appropriate that I come here today. It's time for me to step aside so that history can blaze its path. We do not know who will take the final steps to 1600 Pennsylvania Avenue, but what we do know is that our Democratic Party will make history. We will be strong, we will be unified, and with our convictions and a little backbone we will take back the White House in November and we'll create hope and opportunity for this country.


Hillary Clinton était l'invitée des journaux télévisés américains du matin. Elle réagissait au retrait de John Edwards sur KCRA TV, la chaîne news locale de Sacramento, Californie.

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Marjorie Paillon le 30 Janvier 2008 à 15:55

Il le laissait entendre hier après la primaire de Floride, Rudy Giuliani annoncera ce soir son ralliement à John McCain. Il procèdera par une annonce officielle en Californie aux alentours de 20h00 heure française.


random factor, flickr, licence cc
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Marjorie Paillon le 30 Janvier 2008 à 15:38

Après Rudy Giuliani, c'est au tour de John Edwards de quitter la course à la Maison Blanche. Il dira tout ce soir, en direct de la Nouvelle Orleans à 19h00 heure française.


Daniella Zalcman, flickr, licence cc
Daniella Zalcman, flickr, licence cc
CNN et plusieurs autres sources le confirment. Question : l'ancien sénateur de Caroline du Nord se retire-t-il au profit d'un autre candidat? Le mystère reste entier et les spéculations vont bon train.

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Julien Landfried le 30 Janvier 2008 à 12:48

Alors que Rudy Guiliani s'apprêterait à se retirer en faveur du nouveau favori républicain John McCain, Headzup nous gratifie d'une vidéo hilarante où l'ancien maire de la grande pomme annonce son retrait sur l'air remanié de «New York New York :-)


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Marjorie Paillon le 29 Janvier 2008 à 23:00

Les parlementaires américains ont assisté lundi soir au dernier discours sur l'Etat de l'Union de George W. Bush. Entre deux articles sur la Floride et sa bataille républicaine, Ilovepolitics.info vous fait revivre les moments forts de ce discours et la réponse des futurs successeurs du Président des Etats-Unis.


George W. Bush s'est présenté huit fois devant le Congrès pour y délivrer son discours sur l'Etat de l'Union. Le State of the Union, c'est un moment phare de la vie politique américaine. Un discours de politique générale que le Président redonnerait chaque année devant la Nation. Ceux de janvier 2001 et 2003 ont marqué l'administration Bush. Celui de 2008 restera le dernier tour de piste du président le plus impopulaire depuis de nombreuses années.

Analyses & Interviews

Barthélémy Courmont et Colin Geraghty le 29 Janvier 2008 à 12:49

par Barthélémy Courmont, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), et Colin Geraghty. Une analyse de la stratégie des deux favoris dans les sondages, Mitt Romney et John McCain, au coude à coude mais qui bénéficient d'une large avance sur les deux candidats suivants, Mike Huckabee et Rudolph Giuliani, révèle ainsi clairement des considérations tactiques où la Floride n'est qu'un moyen.


La Floride, l’arbre qui cache la forêt
Depuis quelques jours, la Floride semble être le nouvel Eldorado pour le camp républicain. Après les primaires du Nevada, mais surtout de la Caroline du Sud, tous les candidats du Grand Old Party (GOP) se sont précipités vers le Sud pour y rejoindre Rudolph Giuliani, déjà en campagne active dans cet Etat (à défaut des autres) depuis plusieurs semaines. Cet Etat clef, à la fois par son importance démographique et par la date de son élection, juste avant le Super Tuesday du 5 février, est déserté par les candidats démocrates car leur parti a décidé de punir la Floride, qui a avancé la date de ses primaires de façon unilatérale, en lui retirant tous ses délégués pour la Convention Nationale Démocrate (comme le Michigan il y a deux semaines). Cela laisse donc le champ libre au parti adverse, qui l’occupe pleinement, d’autant plus que la loi électorale de la Floride donne au vainqueur l’intégralité des délégués, qui ne sont pas répartis de façon proportionnelle au nombre de voix obtenu ou aux districts remportés.

Cependant, si la victoire est tant recherchée dans le « Sunshine State », et si elle y est si âprement disputée, ce n’est pas tant en raison des 57 délégués qu’elle délivre que pour son rôle de tremplin juste avant le Super Tuesday, qui met en jeu plus de 40% des délégués républicains. De ce fait, les stratégies mises en œuvre par chaque candidat doivent être analysées plutôt dans la perspective des vastes primaires qui se dérouleront une semaine après la fin des votes en Floride. Un succès en Floride vaut surtout par ce qu’il pourrait représenter en termes d’élan, de visibilité (la couverture médiatique gratuite que représente une apparition dans les actualités constitue un facteur important étant donné que, hormis Mitt Romney, aucun candidat n’a les moyens de financer des spots publicitaires dans tous les Etats concernés le 5 février) et d’accroissement dans les donations et les récoltes de fonds - bref, par ses conséquences, et les dynamismes qu’il engendre.

Une analyse de la stratégie des deux favoris dans les sondages, Mitt Romney et John McCain, au coude à coude mais qui bénéficient d’une large avance sur les deux candidats suivants, Mike Huckabee et Rudolph Giuliani, révèle ainsi clairement des considérations tactiques où la Floride n’est qu’un moyen. A travers leur affrontement c’est finalement la définition de l’identité républicaine dans cette campagne qui se joue – comme en attestent les multiples joutes verbales par journalistes interposés où fusent de façon mutuelle des insultes comme « liberal ».

Ainsi, Mitt Romney cherche à profiter de la primauté nouvelle accordée à l’économie par les électeurs pour consolider son image d’hommes d’affaires qui comprend les rouages des mécanismes, et qui saura donc les gérer (il s’appuie fortement sur son passé de manager). Il cherche donc à conserver ce souci comme préoccupation principale, capable de faire oublier (espère-t-il) les autres enjeux ou du moins de les reléguer au second plan. Par exemple, lui qui a auparavant mené une stratégie de surenchère conservatrice sur le thème de l’immigration n’a pas hésité à diffuser des spots publicitaires en Espagnol – cherchant peut-être non seulement à capter le vote d’une des communautés hispaniques de Floride (où habitent d’importantes populations cubaines et porto ricaines notamment, réparties sur différentes parties du territoire), mais à se positionner aussi comme un candidat viable aux yeux des communautés hispaniques de Californie et d’ailleurs (comme le Nouveau-Mexique, l’Arizona, ou le Texas).

John McCain, récent vainqueur en Caroline du Sud, doit de son côté prouver qu’il est capable de remporter un Etat sans le soutien des électeurs indépendants, et sans une importante population de vétérans. Il est, de tous les candidats, celui qui semble inscrire le plus ses actions dans une stratégie politique complexe et pensée jusqu’au bout, qui lie avec cohérence les événements en Floride et le Super Tuesday. Ainsi, s’il cherche désormais à réinscrire des enjeux de sécurité nationale, et notamment l’Irak, à l’ordre du jour, il le fait d’une manière qui le distingue de Rudolph Giuliani, justement son rival le plus dangereux sur ce thème – plutôt que de s’obstiner à parler d’islamo-fascisme quand tout le monde parle d’économie, il accuse le Gouverneur Romney d’avoir dit une chose puis son contraire sur l’Irak, en déformant les propos de ce dernier. Ce qui ne l’empêche pas de jouer ce faisant sur sa propre image d’homme honnête, qui dit ce qu’il pense, alors que beaucoup soupçonnent Romney de manquer de convictions et d’être prêt à dire n’importe quoi pour être élu. Il revient ainsi à son thème de prédilection, la sécurité, en cherchant à discréditer son rival au passage – revendiquant notamment un rôle de leader, non de manager (deux conceptions de la présidence qui se retrouvent également dans les primaires côté démocrate). Giuliani se croit épargné par les attaques incessantes entre Romney et McCain, mais en cela il se trompe lourdement : tandis que l’ancien procureur devenu maire continue sa rhétorique de l’emphase, l’ancien prisonnier de guerre lors de la Guerre du Vietnam exécute une subtile manœuvre d’étouffement du héros national du 11 Septembre. Il veut ainsi achever la candidature de Giuliani pendant qu’elle est vulnérable (ayant une expérience directe de comment une campagne peut ressusciter) sans avoir à l’aborder directement sur le terrain de la sécurité, qui permettrait à l’ancien maire de New York de rappeler de façon légitime son statut de héros pour nombre d’Américains. Ce n’est pas par hasard s’il a cherché l’appui du sénateur new-yorkais d’Amato, grand adversaire de Giuliani, et la déclaration en Floride que deux syndicats de police new-yorkais avaient décidé de le soutenir participait du même stratagème : priver Giuliani de son sanctuaire new-yorkais, et y rendre la récolte de fonds plus laborieuse, plus contestée (et renforcer son propre réseau par la même occasion). Ainsi, sa lutte discrète contre « Rudy » passe par les soutiens politiques qu’il s’attire dans le fief de son rival, et qu’il achève en Floride en s’assurant l’appui du très populaire gouverneur de la Floride Charlie Crist, de même que du sénateur de la Floride Mel Martinez qui devrait permettre à McCain de contrer le fort soutien sur lequel Giuliani espérait pouvoir compter au sein de la communauté hispanique, grâce à l’effort de mobilisation de Martinez.

A cette stratégie du contournement de McCain, qui fonctionne plutôt bien (Giuliani est en perte de vitesse, connaît de plus en plus de difficultés pour récolter des fonds, y compris à New York, et ne s’impose pas sur les thèmes sécuritaires), on peut opposer sa lutte ouverte avec le Gouverneur Romney, qui prend une tout autre tournure car l’enjeu n’est plus le même. Il ne s’agit pas d’éliminer pour de bon un rival en mal d’argent (Romney dispose des fonds personnels suffisants pour pouvoir exister lors du Super Tuesday, quoi qu’il arrive) que de parvenir à incarner seul l’identité républicaine, en démontrant que l’autre n’est pas un véritable conservateur. Romney, contrairement à Giuliani, semble s’être éloigné de l’enjeu, car il réplique en accusant McCain d’être plus proche des Démocrates que des Républicains (avec comme illustration Bill Clinton évoquant l’amitié qui lie le sénateur de l’Arizona et son épouse, le rappel de la rumeur selon laquelle McCain aurait été envisagé comme candidat à la vice-présidence de John Kerry, ou encore la décision récente du New York Times de soutenir McCain pour l’investiture républicaine). Il se présente comme le garant de la tradition conservatrice républicaine, mais dans le même temps capable d’incarner un certain changement, et de maîtriser la crise économique actuelle, bref de remettre l’Amérique sur les rails, de renouer avec le succès. McCain de son côté l’accuse d’avoir travaillé avec Ted Kennedy sur un plan de dépenses qui a affecté le budget, sans permettre de véritable croissance dans les emplois.

Ainsi, on se retrouve dans une situation paradoxale dans laquelle les deux favoris actuels, qui ont bâti leurs campagnes respectives sur des dynamiques différentes, et dont aucun ne fait partie de l’establishment du GOP, cherchent à discréditer l’autre non sur un thème, mais sur la légitimité d’incarner les Républicains. Dans cette lutte, la Floride jouera le rôle de mégaphone pour le vainqueur, sans pour autant garantir une victoire suffisamment nette lors du Super Tuesday, qui devrait en revanche s’avérer décisif.

Retrouvez l'IRIS sur son site Internet : www.iris-france.org
Article reproduit dans le cadre du partenariat entre l'IRIS et Ilovepolitics.info - Tous droits réservés

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Marjorie Paillon le 29 Janvier 2008 à 08:50

John McCain et Mitt Romney sont loin devant dans les sondages. Mais Rudy Giuliani ne veut pas lâcher le morceau. L'ancien maire de New York a basé toute sa stratégie de campagne sur la Floride. Méthode Coué obligatoire dans le camp Giuliani.


Les sondages tombent et sont implacables. Selon l'institut Zogby International, John McCain mène la danse avec 33% des voix, Mitt Romney lui emboîte le pas avec 30%. Pas de Rudy Giuliani en vue. Il faut aller chercher plus bas, dans la zone des 14%, les intentions de vote en sa faveur. Mike Huckabee est dans sa roue avec 13%.

Le problème de Rudy Giuliani, c'est que ses compétiteurs ont reçu ce week-end des soutiens de poids. John McCain peut désormais compter sur Charlie Crist, le très populaire gouverneur républicain de Floride. Il offre au vétéran du Vietnam ses 70% de popularité. Le sénateur Mel Martinez a lui aussi rejoint le camp McCain. Ancien exilé cubain, il ménage à l'ex sénateur d'Arizona une certaine frange de l'électorat latino.
Après avoir soutenu Fred Thomson, Liz Cheney, la fille du vice-président Dick Cheney, a choisi de supporter Mitt Romney.

Y croire, c'est donc tout ce qui reste à Rudy Giuliani. Il le disait ce lundi devant les caméras de Fox News.

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Marjorie Paillon le 29 Janvier 2008 à 06:55

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