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Marjorie Paillon le 29 Août 2007 à 23:57
Voici deux ans que le cyclone Katrina a heurté la Nouvelle-Orleans, faisant plus de 1400 victimes et dévastant près de 40% de la ville. La capitale de Louisiane essaye de se reconstruire malgrè des blessures physiques, morales et politiques toujours apparentes. Le président Bush a participé aux célébrations de commémoration du drame. Les candidats à sa succession avaient pris les devants et réagi dès le début de la semaine.
La première à se faire entendre a été Hillary Clinton. Participant au "sommet de l'espoir et de la reconstruction" - Hope and Recovery Summit - à la Nouvelle Orléans, la candidate a vivement critiqué l'inactivité du président Bush et de l'Agence Fédérale de Gestion d'Urgences - Federal Emergency Management Agency - soulignant au passage sa propre proposition d'un plan d'action pour l'ensemble des territoires touchés par l'ouragan. "Reconstruire la région est une obligation américaine; nous avons besoin de résultats." a-t-elle renchérit. Ce qui n'a pas tardé à déclencher les foudres du Parti républicain : "Madame Clinton politise une fois de plus une tragédie nationale pour critiquer les efforts du gouvernement" déclarait la porte-parole républicaine.
Trois autres prétendants à la Maison Blanche participaient à ce sommet. John Edwards s'est exprimé devant le même public d'Hillary pour dire son indignation face à la situtaion toujours catastrophique que vit la Nouvelle-Orléans. Il propose un plan fédéral pour recruter 500 officiers de police et infirmières oour venir travailler dans la ville, ainsi qu'une relance de son plan de relogement. Le candidat républicain Duncan Hunter s'est aussi montré à cette manifestation. Barack Obama, quant à lui, était en déplacement en Louisiane deux jours avant de rejoindre lui aussi le fameux sommet. Regardez la vidéo tournée par l'équipe de Barack Obama lors de son déplacement à la Nouvelle-Orléans. Après Karl Rove le 13 août dernier, c'est au tour d'Alberto Gonzales, ministre de la Justice, de quitter l'administration Bush. Poussé à bout par les polémiques sur ses méthodes de lutte contre le terrorisme et les scandales sur les écoutes illégales qu'il aurait autorisé, le juge "latino" le plus connu de la scène politique américaine a présenté sa démission à George W. Bush ce matin même.
Alberto Gonzalez est un exemple presque parfait de l'American Dream. Il l'avoue lui même. Fils d'ouvrier mexicain, cadet d'une famille de huit enfants, il a réussi grâce de brillantes études de droits à Havard à se isser au zénith de la Justice américaine. Dès 1994, il suit de près la carrière George W. Bush : de conseiller juridique, le gouverneur du Texas le fait membre de la Cour Suprême de l'état yankee. De conseiller à la Maison Blanche, le président des Etats-Unis le nomme ministre de la Justice en février 2005, en remplacement de John Aschroft.
Mais à trop suivre le maître, le disciple s'est brûlé les ailes. Sa mise en oeuvre zélée des méthodes d'interrogatoire des prisonniers de la "guerre contre le terrorisme", leur détention à Guantanamo, leur jugement par des tribunaux d'exception étaient déjà décriées par le camps démocrate. Les écoutes secrètes de citoyens américains et sa mise en cause dans le limogage de huit procureurs fédéraux pour des raisons politiques ont sonné le glas de la carrière fulgurante d'Alberto Gonzales. Les réactions n'ont pas tarder à se faire entendre. John Edwards affiche sur son site un éloquent "mieux vaut tard que jamais". Si les démocrates se félicitent de cette démission, les républicains jettent un voile pudique sur le départ de leur ministre, histoire de vite passer à autre chose. Rudy Giuliani lui souhaite bonne chanche pour la suite de sa carrière; Mitt Romney pense que Gonzales a fait le bon choix et exhorte le président à renouer avec la protection du peuple américain. John McCain pour sa part se refuse à tout commentaire. Les candidats à la Maison Blanche savent qu'il doivent se désolidariser de l'administration Bush s'ils veulent faire gagner le camp républicain. La seule personnalité politique à regretter la démission du ministre de la Justice semble bien être le président, de plus en plus isolé sur la scène politique. Il salue son protégé par ces mots: "Il est triste que nous vivions à une époque où on empêche une personne douée et honorable comme Alberto Gonzales d'accomplir une tâche importante parce que son nom respecté est traîné dans la boue pour des raisons politiques". Un an et demi avant la fin de son mandat, le président parlerait-il pour lui même? Lisez la déclaration de George W. Bush Regardez la réaction d'Hillary Clinton. Tout sur Ilovepolitics
Marjorie Paillon le 23 Août 2007 à 15:08
Ilovepolitics.info se fait remarquer. La Croix place le blog de l'actualité politique américaine en ligne vue de France parmi les deux blogs français qui comptent dans la course à la Maison Blanche.
Deux blogs sont déjà en pré-campagne pour suivre les rebondissements des scrutins Outre-atlantique
Ils sont deux, deux blogueurs, à avoir pris l’élection présidentielle américaine de 2008 dans leur Toile, l’œil rivé sur un feuilleton qui s’annonce passionnant. Qui, de Barack Obama ou d’Hillary Clinton, remportera l’investiture démocrate ? Rudolph Giuliani arrivera-t-il à séduire les militants républicains ? Pour suivre l’événement, les deux envoyés spéciaux-blogueurs s’appellent Ilovepolitics.info et pointblog.com. Le premier est l’œuvre de Marjorie Paillon, journaliste à BFM, le deuxième de Gilles Klein, ancien de Libération. A la Une
Marjorie Paillon le 23 Août 2007 à 12:25
A l'heure où George W. Bush réaffirme sa volonté de maintenir le cap et le nombre de soldat engagés en Irak devant l'association des vétérans de l'US Army, la chaîne publique C-SPAN rediffuse une interview du vice-président Dick Cheney, secrétaire d'Etat à la Défense au moment de la première guerre du Golfe. Il explique en 1994 pourquoi il ne faut pas envahir l'Irak. Un pied de nez de l'histoire et une vidéo visionnée par plus de 2 millions d'internautes depuis la mi-août.
Isolement des Etats-Unis, bourbier militaire, trop grand risque de dislocation de l'Etat Iraquien. Telle est la définition de l'invasion de l'Irak par Dick Cheney... en 1994. Oui mais voilà, en sept ans le secrétaire d'Etat à la Défense de George Bush père est devenu vice-président de George Bush fils, a connu la pression du bloc néo-conservateur, a essuyé avec son président les attaques du 11 Septembre, a décrété une War on Terror sans pitié.
Rediffusée par C-Span au début du mois, cette interview de Dick Cheney a été reprise par Grand Theft Country, site remettant en cause la version officielle sur les attentats du 11-Septembre. A la Une
Marjorie Paillon le 22 Août 2007 à 19:23
Tout est bien qui fini bien: les candidats républicains ont finalement accepté de participer au débat interactif CNN-You Tube. Le débat tant attendu aura lieu le mercredi 28 novembre prochain en Floride.
L'accord entre les candidats et CNN est une petite victoire pour les membres de Save The Debate, le site de militants républicains qui a largement dénoncé l'attitude réfractaire des ténors du G.O.P. vis-à-vis dialogue candidats versus internautes. Ce nouveau débat entre candidats républicains s'annonce d'autant plus passionant qu'il aura lieu un mois et demi avant le caucus d'Iowa, prévu le 14 janvier. Les prétendants à la présidence entreront dans la dernière ligne droite avant la nomination du candidat qui portera officiellement les couleurs du Parti républicain dans la course à la Maison Blanche. Les internautes américains peuvent d'orse et déjà poser leurs questions sur You Tube. On connait la passion de Nicolas Sarkozy pour les Etats-Unis. Les candidats à la présidence américaine le lui rendent bien. Outre John MacCain lui ayant rendu visite en juillet dernier à l'Elysée, c'est aujourd'hui Rudy Giuliani qui rend hommage au président français en citant son livre Témoignage dans ses meetings. Guillemette Faure, correspondante aux Etats-Unis, révèle cette nouvelle manie de Guiliani dans un article pour le Figaro.Le républicain est en tête dans les sondages sur l'investiture de son parti. Il a rencontré Nicolas Sarkozy quand celui-ci était ministre de l'Intérieur et lui avait expliqué sa politique du « carreau cassé ». Rudolph Giuliani, le républicain en tête des sondages pour prendre la succession de George W. Bush à la Maison-Blanche a une nouvelle source d'inspiration : Nicolas Sarkozy. « Le lendemain du jour où il a été élu, un grand quotidien a titré « le Rudy français », je peux vous dire que j'ai apprécié », raconte « Rudy » Giuliani au Figaro. Dans un débat entre républicains, l'ancien maire de New York avait même brandi cette page du New York Post comme le signe d'une victoire à venir. Lisez la suite de l'article de Guillemette Faure. A la Une
Marjorie Paillon le 13 Août 2007 à 14:01
Tommy Thompson, ancien gouverneur du Wisconsin annonce son retrait de la course à l'investiture du Parti républicain. Il tire là les conséquences de son mauvais résultat lors du straw poll de l'Iowa, scrutin informel entre républicains organisé samedi. Il avait annoncé qu'il poursuivrait sa campagne seulement s'il arrivait dans les deux premiers. Il est malheureusement arrivé sixième du scrutin.
Mitt Romney en est sorti vainqueur avec 31,5% des voix fictives. Rudy Giuliani et John McCain avaient quant à eux décliné l'invitation. Tommy Thompson a par conséquent décidé de retirer sa candidature par ces mots: «Je ne regrette pas de m'être porté candidat. J'avais le sentiment que mon bilan en tant que gouverneur du Wisconsin et secrétaire à la Santé et aux Services sociaux m'avaient donné l'expérience dont j'avais besoin pour exercer la fonction de président mais je respecte la décision des électeurs.» Regardez la vidéo du New York Times au sujet du straw poll républicain de l'Iowa.
La couverture d'Extra!
L'observatoire des médias américains FAIR qui scrute et analyse les dérives et petites manies de la presse depuis 1986 s'interrese au cas Obama. Il publiait en mars/avril dans son magazine Extra! et sur son site une article détaillant la façon dont les médias se sont emparés du personnage Barack Obama pour en faire une bête de scène télévisuelle. Une analyse à relire au moment où le sénateur de l'Illinois fait face à de vives critiques dans cette même presse et dans son propre camp.
Voici un extrait de l'article Obamamania: «The day after he formally announced he was a candidate for the 2008 presidential race, Sen. Barack Obama (D-Ill.) took a shot at the media. Alluding to the perception that he avoids taking strong positions on important political issues, Obama told reporters (Washington Post, 2/12/07): The problem is that that’s not what you guys have been reporting on. You’ve been reporting on how I look in a swimsuit.» Lisez la suite sur le site de FAIR.
La fille de Rudy Giuliani est-elle en pleine crise d'adolescence? Elle semble en tout cas être en crise militante. Le webzine Slate révèle que la fille du candidat républicain donnerait sa voix au sénateur démocrate à Barack Obama. Caroline Giuliani affichait jusqu'à ce matin sur son profil Facebook son appartenance aux membres du groupe Barack Obama -One Million Strong for Barack, qui se mobilisent sur le site communautaire pour faire gagner leur candidat favori.
Caroline, 17 ans, et son frère Andrew, 21 ans, sont en froid avec leur père depuis son remariage en mars dernier. L'image d'une famille unie pour un candidat est sine qua non dans la réussite d'une campagne électorale. Rudy Giuliani va donc devoir reconquérir le coeur de ses enfants avant de viser celui de l'Amérique. A la Une
Marjorie Paillon le 4 Août 2007 à 18:36
Une enquête du Pew Research Center parue en ce début de mois d'août montre une Hillary Clinton faisant la course en tête pour l'investiture du Parti démocrate avec 40% d'intentions de vote - soit 6% de mieux qu'au mois d'avril. Elle distance Barack Obama dont les dernières approximations, notamment sur le dossier du nucléaire iranien, ont grévé la cote de confiance au sein des rangs démocrates. Il passe de 23 à 21% d'intentions de vote en quatre mois. Quant à John Edwards, il plonge de sept points et passe bon dernier de ce tiercé gagnant avec un petit 11%. Les militants démocrates sondés par l'institut Pew n'écartent cependant pas l'hypothèse de la candidature d'Al Gore sous l'étiquette de leur parti et le créditent de 12% d'intentions de vote.
Côté républicains, c'est l'hécatombe. Rudy Giuliani reste lui aussi devant ses compétiteurs mais accuse une baisse de 5%. Il serait aujourd'hui choisi par 27% des militants républicains. John McCain ne semble pas se remettre du départ de plusieurs collaborateurs de son équipe de campagne. Il perd 7% d'intentions de vote en quatre mois et tente de se stabiliser à 16%. Mitt Romney a su mettre 2% d'électeurs républicains de plus de son côté et tente de se faire une place à 10% d'intentions de vote. La surprise vient donc de Fred Thompson, qui laisse toujours planer le doute sur sa candidature. Il pourrait être le deuxième homme de la campagne d'investiture du G.O.P. avec 18% d'électeurs acquis. Consultez l'enquête du Pew Research Center. |
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