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Buzz

SarkObama : le teasing continue

Julien Landfried le 1 Décembre 2008 à 19:50

On vient de m'envoyer ça...



et le blog, le compte Flickr et la page Facebook associés.



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1.Posté par Le Passant le 01/12/2008 21:32
Bon. La dernière fois, je m'étais abstenu de toute réaction, alors cette fois, je me lance.

D'abord - comme ça je l'aurai fait - la pulsion. D'ailleurs, c'est bien ce qui est attendu : le but est de faire réagir. Si j'avais pu, j'aurais sans aucun doute possible voté Obama aux présidentielles américaines. En France, pour rien au monde, je n'aurai voté Sarkozy. Par ailleurs, le plateau des candidats était tellement nul (je parle des deux tours), que rien n'incitait à voter du tout. Il se trouve d'ailleurs que je n'ai finalement pas voté, mais tout cela tien pus au concours de circonstances qu'à une quelconque astreinte légale ou autre. Bref... La photo de Sarkozy dans la lignée des visuels d'Obama, ça tient pour moi du foutage de gueule le plus total, de la provoc' ou d'une n-ième tentative de récupération foireuse de la vague Obama.

En un seul mot : "Absurde".

Voilà, ça c'est fait. Bon... maintenant... une tentative d'analyse un peu plus poussée.

Sarkozy nous a habitué (et depuis bien avant son élection) à occuper le terrain, tous les terrains, et ce, tout le temps. Seulement voilà : au bout d'un moment (entre ratages et opérations plus ou moins réussies depuis son élection), le public a fini par s'habituer, les caricaturistes, humoriste et autres chroniqueurs ont mis le doigt sur nombre de procédés, bref... brasser du vent à grand renfort de com' est devenu assez dangereux. On a donc pu observer très étonnamment que le retrait (et même le silence) étaient depuis quelques mois étrangement entrés dans l'artillerie de com' Elyséenne.

Mais voilà. Le contexte international s'en est mêlé, qui plus est, pendant la présidence française de l'Union Européenne. Voilà donc l'omniprésence du président français obnubilé par le haut de la scène internationale, et faisant preuve d'une agîtation bien moindre, lorsqu'il s'agît de (glissantes) questions intérieures. Un terrain laissé depuis très majoritairement aux services de com' (c'est à dire... rien) de Matignon. Quoi que, un SDF ou deux de temps en temps, ça ne se refuse pas (et malheureusement, ça foire).

Pendant ce temps là, sur le terrain du buzz si cher à notre époque, on a pu à titre totalement anecdotique voir apparaître - par exemple - des truc-machin-choses comme le très juvénile-péteux Michael Vendetta. Qu'il s'agisse d'un foutage de gueule intégral en terres people-real-TV ou d'un réel abruti, le spécimen à tout de même quelque chose d'intéressant. En prenant tous les message politiques de Sarkozy (qu'il prétend admirer) strictement au premier degré, nourrit par une formation de téléspectateur au cerveau moulé par Loft Story jsuqu'au triomphe de Cauet, le personnage auto-renvendiqué de Vendetta incarne à lui seul la somme de toutes les dérives maladives que peuvent entrainer les cellules de com' politiques et médiatiques des 10 dernières années.
Pour résumer, il prend tout, y compris Sarko, il pousse le truc à fond, tellement à fond que ça en devient une merveilleuse accumulation de conséquences grotesques mais bien vivantes. Le mythe du premier, du gagnant, contre les perdants.Gagner, ce but ultime, second besoin vital de l'apôtre, juste après la respiration. La méthode ? Occuper le terrain, sous n'importe quel prétexte, partout, tout le temps. Ça ne vous rappelle rien ?

Venons-en à nos lascars. Quel est le lien entre tout ça me direz vous ?

Il est pourtant très clair. La montée en puissance des primaires américaines (et de l'Obamania) correspond très exactement à la perte de vitesse de Sarkozy en matière de communication à l'échelle nationale. Et comme dans le cas suspecté de Vendetta (à moins qu'il ne soit simplement con, c'est tout aussi plausible), on à là comme je le disait une n-ième tentative de détournement. L'énergie de la vague Obama est encore présente. C'est porteur, et ce donc pas au hasard (bien qu'un article ait déjà été publié) que iLovepolitics a reçu le lien vers cette vidéo (le compte DailyMotion n'en comporte pas d'autres à cette date).
Tout le monde le pense, et c'est sans doute vrai, nombre de dirigeants politiques on envié l'efficacité de la campagne et de la communication d'Obama. Sarkozy, qui était en perte de vitesse, n'a honnêtement pas pu s'en désintéresser. On a donc logiquement vu fleurir dans les médias, ça et là, l'idée (vraie ou fausse, c'est sans importance) que Sarko chercherait d'une façon où d'une autre de s'inspirer de la réussite du Sénateur de l'Illinois dans un domaine qu'il chérit tant : la com'.

Et là, nos larcars se disent : Bingo !

La formule est simple. Il suffit, comme Vendetta, de ne pas suggérer le truc, mais de le pousser à son paroxysme, dans une forme simple, mais immédiatement identifiable. La tronche de Sarkozy dans l'affiche d'Obama. Et comme l'artiste créateur de l'affiche pour Obama opérait dans le post-graffiti, on garde les cartes sans les rebattre : cette nouvelle affiche, il faut la placarder partout, tout le temps, aux quatre coins de la capitale. Après tout, un artiste ayant pour surnom "Space Invader" avait bien fait son trou à coup de mosaïques de pixels à une époque, alors en n'en gardant que la méthode, ajoutée à la récente dynamique pleine d'Obama et l'omniprésence de Sarkozy, si ça ne fait pas un buzz, rien ne fait un buzz.

En conclusion : nous avons très certainement à faire à un groupe de personnes qui ont trouvé comment générer un buzz à partir de trucs énormes, parfaitement au fait de la capacité française à ruer dans les brancards dès qu'il s'agît de politique ("C'est les jeunesses UMP!"... "Mais non, c'est des gauchos qui se payent sa gueule"... etc). Ne manquent plus que quelques passages à visage masqués sur quelques plateaux TV grasouillets en audience, et le tableau sera complet. Ça fait certainement aussi partie de l'objectif, et avec un peu de chance, ils peuvent y arriver. Pour le reste...



2.Posté par AMEURAF le 02/12/2008 10:36
Mon cher Le PASSANT

Je surfais un moment sur le site des "OGRES" par curiosité "intellectuelle" et il m'arrivat de réagir à leurs articles en faisant usage de ce pseudo de "Le PASSANT".

Le choix de pseudo, comme celui d'une marque d'un produit étant déjà un message en soi, ça m'encourage d'imaginer qu'il m''arrive, peut-être, d'avoir parfois la même façon de voir les choses que les autres.

3.Posté par Edouard J. le 02/12/2008 11:35
La "Sarkobama Team" communique enfin sur ses intentions, les membres anonymes de cette organisation pro-Sarkozy et pro-Obama ont ouvert un blog: www.sarkobama.blogspot.com

Le but initial de nos affichages était de montrer aux parisiens les similitudes frappantes qu’il existe entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy.


La suite de leur communiqué est pas mal non plus...^^

A+

4.Posté par W. le 02/12/2008 16:30
Captation d'héritage.

Le seul homme politique américain à qui ressemble Sarko s'appelle George W. Bush.

Obama est calme et réfléchi. Sarko est un agité impulsif.

Obama ne récompense toujours pas ses amis et a beaucoup de considération pour ses adversaires. Sarko est sectaire et châti quiconque se met en travers de son chemin.

Obama est un "intellectuel" que certains osent comparer à Lincoln. Il a écrit lui-même des livres de référence. Sarko lui lit (mal) des discours écrits à 100% par d'autres et parfois sans les comprendre.

Si s'auto-proclamer artisan du changement suffit à se présenter comme Obama, les plus Obama des dirigeants européens sont Gordon Brown et Zapatero. Quoique sur ces notions de changement, Obama a une conception radicalement différente de Sarko.

Selon Obama, le changement n'est pas forcément un changement des individus mais plutôt un changement du système même si on peut s'appuyer sur les mêmes personnes. Selon Sarko, il suffit de changer les gens pour espérer que le système change.

Sur l'Irak par exemple Obama a garder un des artisans de cette guerre pour le contraindre à la terminer proprement. Car qui mieux que Gates connait toutes les cadavres et laissés dans les placards par Bush de même que les peaux de bananes ? Obama en bon ancien "éducateur social", sait que si on veut ramener le calme dans une cité, il faut chercher à s'appuyer sur un deux "grands-frères" répentis afin de maitriser les jeunes agités. Les nomberux récalcitrants dans la hiérarchie militaire US de l'ère Bush-Clinton, seront mis au pas par Obama qui saura s'appuyer sur Gates et Hillary.

Obama est très intelligent, Sarko ne l'est pas autant.

5.Posté par Le Passant le 02/12/2008 22:09
Cher monsieur AMEURAF,

J'avoue de rien connaître des Ogres, et le choix de mon pseudo s'est fait très simplement la première fois que je suis venu lire un article sur iLovePolitics. J'imaginais bien qu'un pseudo de ce type ne pouvait être sans précédent, mais j'avoue également ne l'avoir jamais utilisé en dehors de ce site....

J'avoue également être heureux si mon point de vue a pu rencontrer le votre, et je vous remercie en tout cas, d'avoir eu le courage de lire un si long commentaire, car ce n'est pas toujours évident de porter attention à un si grand nombre de ligne, j'en conviens...

... mais que voulez-vous... quand les mots déroulent, il faut les laisser s'organiser et prendre leur temps ! ;o)))

6.Posté par mike le 03/12/2008 11:28
"W" a tout à fait raison de souligner les vrais fausses similitudes entre Obama et Sarko, ce dont je suis sur sur maintenant c'est que l'un tente de vouloir ressembler à l'autre... moi je vois Obama dans la ligné des grands, des très grands et des mytiques, alors que sarko est un petit agitateur qui sonne finalement comme un tonneau vide, donc s'il vous plait pas d'amalgames inutiles....

7.Posté par Avembe le 04/12/2008 20:07
je pense que Sarko est vraiment intelligent mais aussi et surtout très agressif...selon moi la vraie différence entre obama et sarko est que Obama est un visionnaire pour son pays...sarko se voit simplement président et je crois qu'on ne compte plus le nombre de situations où il veut A TOUT PRIX se faire valoir, quitte à écraser les gens ou parfois pire mais son ex femme lui a apparemment fait comprendre que c'en était trop sur ce dernier point...

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