Pour Romney, une victoire est une victoire. Vraiment ?
"Nous avons gagné de peu, mais nous avons gagné et c'est tout ce qui compte". C'est la phrase à laquelle Mitt Romney tente de se raccrocher au lendemain des primaires de l'Arizona et du Michigan. Si les 29 délégués de Phoenix lui reviennent avec une franche victoire, la situation est plus complexe dans le Wolverine State. Au Michigan, Romney jouait à domicile, mais a vu sa marge se réduire à mesure que Rick Santorum déployait une stratégie de drague ouverte de l'électorat démocrate. Résultat : le modéré devance l'ultra conservateur de 3 points seulement. Les 30 délégués de l'Etat se répartissent donc proportionnellement entre les candidats.
Contrairement aux discours prononcés lors de ses précédentes victoires, Romney ne s'adresse pas en premier lieu à Barack Obama. Pour cause : il doit d'abord montrer patte blanche auprès des composantes de plus en plus divisées de l'électorat républicain. En somme, reconquérir son statut d'opposant incontestable face au président démocrate.
Pour y parvenir, Romney doit convaincre par une bonne performance dans les Etats du Sud et le toujours dangereux Swing State de l'Ohio, qui votent la semaine prochaine lors du Super Tuesday. Mais surtout montrer son empathie auprès des électeurs : la tactique consistant à faire de Romney l'incarnation du 1% d'Américains ultra-riches semble marcher auprès de la base républicaine.
Santorum dans les starting-blocks pour le Super Tuesday
Pour Santorum l'enjeu est double jusqu'au Super Tuesday. S'il veut capitaliser sur son score du Michigan, il doit pousser Newt Gingrich à la sortie de course pour s'adjuger ses délégués et s'imposer comme le seul candidat ultra-conservateur. Et montrer que sa candidature est un point fort pour porter les Etats du Sud, toujours favorables aux Républicains en Novembre. Aussi, il joue sur sa "différence" pour renforcer l'élan de ses supporters : être le candidat anti establishement que les pro Tea Party pourraient plus facilement adopter qu'un Mitt Romney.
"Nous avons gagné de peu, mais nous avons gagné et c'est tout ce qui compte". C'est la phrase à laquelle Mitt Romney tente de se raccrocher au lendemain des primaires de l'Arizona et du Michigan. Si les 29 délégués de Phoenix lui reviennent avec une franche victoire, la situation est plus complexe dans le Wolverine State. Au Michigan, Romney jouait à domicile, mais a vu sa marge se réduire à mesure que Rick Santorum déployait une stratégie de drague ouverte de l'électorat démocrate. Résultat : le modéré devance l'ultra conservateur de 3 points seulement. Les 30 délégués de l'Etat se répartissent donc proportionnellement entre les candidats.
Contrairement aux discours prononcés lors de ses précédentes victoires, Romney ne s'adresse pas en premier lieu à Barack Obama. Pour cause : il doit d'abord montrer patte blanche auprès des composantes de plus en plus divisées de l'électorat républicain. En somme, reconquérir son statut d'opposant incontestable face au président démocrate.
Pour y parvenir, Romney doit convaincre par une bonne performance dans les Etats du Sud et le toujours dangereux Swing State de l'Ohio, qui votent la semaine prochaine lors du Super Tuesday. Mais surtout montrer son empathie auprès des électeurs : la tactique consistant à faire de Romney l'incarnation du 1% d'Américains ultra-riches semble marcher auprès de la base républicaine.
Santorum dans les starting-blocks pour le Super Tuesday
Pour Santorum l'enjeu est double jusqu'au Super Tuesday. S'il veut capitaliser sur son score du Michigan, il doit pousser Newt Gingrich à la sortie de course pour s'adjuger ses délégués et s'imposer comme le seul candidat ultra-conservateur. Et montrer que sa candidature est un point fort pour porter les Etats du Sud, toujours favorables aux Républicains en Novembre. Aussi, il joue sur sa "différence" pour renforcer l'élan de ses supporters : être le candidat anti establishement que les pro Tea Party pourraient plus facilement adopter qu'un Mitt Romney.
La semaine se transforme donc en marathon. Les candidats républicains vont devoir continuer à sillonner les 10 Etats appelés aux urnes mardi prochain. L'Ohio, l'Idaho, le Massachusetts, le Vermont, le Dakota du Nord, l'Oklahoma, la Géorgie, la Virginie et le Tennessee se prononceront lors du traditionnel Super Tuesday, où 416 délégués sont en jeu. Pour l'heure, Mitt Romney affiche 165 délégués au compteur, Rick Santorum 44, Newt Gingrich 38 et Ron Paul 27.
Malgré tout, la route jusqu'à la nomination est encore longue. Les résultats de cette nuit donnent un fois de plus l'impression d'un parti à la dérive, profondément divisé entre les composantes irréconciliables de son électorat. Et si Romney devait finalement accéder à l'investiture du GOP, il serait un candidat affaibli par l'éparpillement de son courant politique. Du pain béni pour Barack Obama ?
Malgré tout, la route jusqu'à la nomination est encore longue. Les résultats de cette nuit donnent un fois de plus l'impression d'un parti à la dérive, profondément divisé entre les composantes irréconciliables de son électorat. Et si Romney devait finalement accéder à l'investiture du GOP, il serait un candidat affaibli par l'éparpillement de son courant politique. Du pain béni pour Barack Obama ?
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