Le président des Etats-Unis, en visite officielle en Israël, avait jugé bon de comparer le candidat démocrate, sans le nommer directement, à
Neville Chamberlain, ancien premier ministre britannique ayant signé les accords de Munich en 1938. Une façon de
fustiger la stratégie d'apaisement avec les dictateurs d'hier et les terroristes d'aujourd'hui que Barack Obama a pris comme une attaque personnelle.
John McCain a ensuite relayé la remarque de George W. Bush en affirmant qu'Obama ne pouvait pas défendre l'Amérique.
Dans son discours, Obama appuie minutieusement sur la continuité des attaques de Bush et McCain. Il prend les deux Républicains au mot et leur propose de débattre de sécurité nationale. Il remet en cause leur politique iranienne "irresponsable".
Finalement, la polémique tombe à pic pour le camp Obama. Elle lui permet de développer en moins de 48 heures sa future rhétorique pour novembre : Bush-McCain, blanc bonnet et bonnet blanc.