Il est pourtant étrange que cette attaque francophobe vienne du camp Gingrich. Comme le rappelle Richard Hetu sur son blog, l'ancien Speaker of the House ne cache pas son admiration pour le Général De Gaulle, et a lui aussi vécu en France - à Orléans très précisément - lorsqu'il était adolescent pour suivre la carrière militaire de son beau-père.
Mitt Romney a lui passé près deux ans en France, de 1966 à 1968 lorsqu'il faisait ses classes de missionnaire mormon. Si ses détracteurs se servent de cette période hexagonale pour stigmatiser sa francophilie, Romney n'en garde pas moins un profonde aversion pour la chienlit de mai 68 dont il a été témoin. Le républicain conserve l'image d'un pays paralysé, gréviste jusqu'au bout du béret. Cette étiquette de "socialisme européen", Romney tente lui-même de la coller au bilan de Barack Obama. Le favori des sondages a été l'un des plus virulent sur ce thème cette semaine dans le New Hampshire.
S'il se refuse désormais à parler en français devant les caméras de télévision, Romney n'a rien perdu de la langue de Molière. Plusieurs versions d'une vidéo rôdent sur la toile, où on le voit s'exprimer dans un français quasi-parfait en tant qu'organisateur des Jeux Olymiques de Salt Lake City. Un document plusieurs fois utilisé et détourné, comme ici, où son discours est repris sur fond de Marseillaise.
Mitt Romney a lui passé près deux ans en France, de 1966 à 1968 lorsqu'il faisait ses classes de missionnaire mormon. Si ses détracteurs se servent de cette période hexagonale pour stigmatiser sa francophilie, Romney n'en garde pas moins un profonde aversion pour la chienlit de mai 68 dont il a été témoin. Le républicain conserve l'image d'un pays paralysé, gréviste jusqu'au bout du béret. Cette étiquette de "socialisme européen", Romney tente lui-même de la coller au bilan de Barack Obama. Le favori des sondages a été l'un des plus virulent sur ce thème cette semaine dans le New Hampshire.
S'il se refuse désormais à parler en français devant les caméras de télévision, Romney n'a rien perdu de la langue de Molière. Plusieurs versions d'une vidéo rôdent sur la toile, où on le voit s'exprimer dans un français quasi-parfait en tant qu'organisateur des Jeux Olymiques de Salt Lake City. Un document plusieurs fois utilisé et détourné, comme ici, où son discours est repris sur fond de Marseillaise.
Un French Bashing dont Romney n'est pas le premier à faire les frais. John Kerry a en son temps goûté à la francophobie républicaine. L'adversaire de George W. Bush avait reçu en 2004 les surnoms de "Monsieur Kerry" ou "Jean Chéri", comme en témoigne cet article du New York Times . "Il a l'air Français" s'était perfidement étonné le secrétaire d'Etat au commerce du président sortant, insulte suprême s'il en est.
Il faut dire qu'à l'époque, la France était en plein bras de fer avec les Etats-Unis, ayant mené en 2003 la contestation contre la détermination de l'Administration Bush à lancer la guerre en Irak. Les Freedom Fries avaient remplacé les French Fries à la cantine du Congrès américain et les pro Bleu Blanc Rouge ne menaient pas vraiment La Vie en Rose à Washington.
Il faut dire qu'à l'époque, la France était en plein bras de fer avec les Etats-Unis, ayant mené en 2003 la contestation contre la détermination de l'Administration Bush à lancer la guerre en Irak. Les Freedom Fries avaient remplacé les French Fries à la cantine du Congrès américain et les pro Bleu Blanc Rouge ne menaient pas vraiment La Vie en Rose à Washington.
Sur le même sujet

Home









Un blog édité par Actu Point Info