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Le débat en direct - La surprise Hillary: «Je suis honorée, honorée d’être ici avec Barack Obama. Absolument honorée»

Thierry Arnaud le 22 Février 2008 à 08:37

Il aura fallu attendre les toutes dernières minutes. Mais enfin, les mots ont sonné juste et l’émotion aussi. Ce fut le grand moment du débat entre candidats démocrates hier sur CNN, et il appartient à Hillary. Mais il ne lui donne pas la victoire dont elle avait besoin. Pour la première fois sans doute, Hillary Clinton a laissé entrevoir qu’elle n’était pas prête à tout pour gagner et qu’elle saurait, le cas échéant, se retirer avec grâce. Un article de Thierry Arnaud, le correspondant de BFM Radio et BFM TV à New York.



19h30 – L’enjeu du débat de ce soir est simple : Hillary Clinton est au pied du mur. Elle doit absolument enrayer la dynamique qui est entrain de porter Barack Obama vers l’investiture démocrate.
Comment ? Pas facile. Ses conseillers eux-mêmes ont abordé l’échéance divisés en deux camps, racontait jeudi matin le New York Times. D’un coté, les partisans d’une ligne dure, d’une stratégie très offensive ; de l’autre ceux qui redoutent l’effet boomerang d’une telle agressivité. Un autre papier m’a frappé ce matin : une tribune d’un professeur de Brown University dans le Financial Times qui appelle Hillary Clinton à se retirer pour le bien de son parti. L’appel n’a bien sûr aucune chance d’être entendu. Mais il donne assez bonne une idée du climat dans lequel le débat va s’ouvrir et de la pression sur les épaules de Hillary.

19h45 – Hillary arrive, accompagnée de Chelsea. En toute logique, la ligne dure devrait l’emporter. La candidate n’a plus grand-chose à perdre et de moins en moins de temps devant elle. A moins d’une large victoire dans le Texas et l’Ohio le 4 mars, c’est fini pour elle.
Sur le fond, on sait à quoi s’attendre de sa part. Obama n’a pas la carrure d’un président. Au-delà d’un incontestable talent d’orateur, c’est un candidat inexpérimenté et naïf qui porte un projet tout à la fois creux et flou. Cet angle d’attaque présente deux inconvénients. Un, c’est le même depuis le début, il n’a pas fait la différence jusqu’ici, on ne voit pas vraiment pourquoi il la ferait davantage ce soir. Deux, il est tout ce qu’il y a de plus prévisible. Barack Obama aura eu tout loisir de préparer sa réplique – et sa contre-attaque.
Va-t-elle remettre sur le tapis l’affaire du « plagiat » - les quelques lignes empruntées par Barack Obama au gouverneur du Massachussetts Deval Patrick sur le thème « just words » ? Son refus de confirmer son engagement à se contenter d’un financement public si c’est lui le candidat démocrate ? Possible.

19h57 – Barack arrive tranquillement trois minutes avant l’heure H. A priori, c’est moins compliqué pour lui. Pas de gaffe. Pas de dérapage. Un match nul lui suffirait. Elle a besoin d’une victoire, décisive si possible.

20h – C’est parti ! Quelques photos, on s’installe. Hillary démarre son offensive de séduction du Texas, raconte ses débuts il y a 36 ans, ses rencontres avec des grandes figures politiques de l’Etat. Première salve : « for me, politics is about making real differences in people’s lives ». Des vraies différences. Suivez son regards vers son voisin de droite…

20h09 – Obama démarre sur une note galante. Il est « honoré » d’être là avec Hillary. Il répète comme au débat précédent : « nous étions amis avant, nous serons amis après ». Il joue l’unité. C’est malin. C’est elle qui risque d’apparaître comme celle qui divise. Il raconte ses rencontres avec des gens qui souffrent. Message : oui, il est au contact de la réalité.

20h13 – Première question : après le départ de Fidel, sont-ils prêt à discuter avec Raul Castro ? Hillary est prête à travailler avec un gouvernement cubain « qui démontre vraiment qu’il est prêt à changer de direction ». Pas de rencontre sans des preuves concrètes de démocratisation. Obama : pas de précondition, « Il est important pour les Etats-Unis de ne pas parler seulement avec ses amis, mais aussi avec ses ennemis. » Mais il faut que la rencontre soit "préparée". Il nuance sa position et la rapproche de Hillary.
Ils sont d’accord sur l’essentiel : la nécessité de rompre avec la diplomatie des années Bush. Hillary Clinton évoque l'arrogance du président actuel. Obama estime que les dégâts sont tels que son successeur devra faire un effort particulier pour tendre la main.

20h22 – Quelles sont leurs différences en matières d’économie ? Barack Obama : « Nous sommes d’accord sur de nombreux sujets ». Elle acquiesce. Manifestement, la ligne dure n’est pas celle qu’elle a choisie.

20h30 – On passe à l’immigration, un sujet particulièrement important au Texas. La discussion demeure consensuelle et extrêmement courtoise. Obama « La sénatrice Clinton et moi… » Elle opine de nouveau. Il apparait de plus en plus clairement qu’elle ne va pas chercher la bagarre. Mais cela ne revient-il pas implicitement à concéder la défaite?

20h50 – John King, le journaliste de CNN, met enfin les pieds dans le plat. Obama, rien que des discours, demande-t-il à Hillary Clinton. « Le sénateur Obama et moi avons beaucoup en commun… ». On en est presque à se pincer pour y croire.

20h52 - Ca y est, le ton change. Hillary raconte avoir vu un débat télévisé dans lequel on demandait à un supporter de Barack Obama de citer l’une de ses réussites. « Il n’a rien trouvé ! » Pour faire bonne mesure: « L’action parle plus fort que les mots. » Obama répond. Il rappelle la petite phrase que Hillary a repris souvent ces derniers jours à propos de sa campagne « Let’s get real ». Ce qui implique, dit-il en souriant, que les millions de gens qui me soutiennent sont des illuminés (« delusional »). Et les journaux qui le soutiennent, y compris tous les grands journaux du Texas ? Un point pour lui.

20h57 – La question sur l’affaire du plagiat. Barack Obama reconnait avoir emprunté à la rhétorique du gouverneur du Massachussetts. « C’est l’un des co-présidents de ma campagne. Il m’y a encouragé ». Où est le problème ? « This is where we start getting into silly season in politics, and I think people are discouraged”. Réponse de Hillary : “I think that if your candidacy is going to be about words, then they should be your own words. Lifting whole passages from someone else’s speeches is not change you can believe in; it’s change you can Xerox.” Pas un changement auquel on peut croire, un changement que l’on peut photocopier. Cela sent sa petite phrase laborieusement préparée à l’avance que Hillary ne semble d'ailleurs pas particulièrement fière de sortir. Huées dans la salle. Pas un grand moment pour la sénatrice de New York.

21h00 – Mais Hillary Clinton bifurque sur un sujet crucial, la réforme de la santé. Ils sont d’accord sur l’essentiel, mais diffèrent sur quelques modalités. Hillary veut imposer une assurance obligatoire pour tous. Barack Obama veut laisser le choix aux adultes. Elle affirme que 15 millions d’Américains seraient exclus de son plan. Il réfute. Le débat est intense et dure une dizaine de minutes. Personne n’a vraiment le dernier mot. Hillary Clinton n’a pas omis de faire référence à une « excellente proposition de John Edwards », dont les deux candidats recherchent toujours très activement le soutien.

21h15 - Une question clé pour Hillary: Barack Obama n’est-il pas prêt à être « commander in chief », patron de la plus puissante armée au monde ? Elle se garde bien d’y répondre directement. Elle invoque son expérience, les événement de la semaine (Pakistan, Kosovo, Cuba) pour démontrer l’ampleur de la tâche qui attend le successeur de George Bush.

21h18 - « Je ne serai pas candidat si je ne pensais pas que je suis prêt à être commandant en chef ». C’est clair, direct, et Obama est amplement applaudi. Il enchaîne sur l’Irak : « J’ai montré que j’avais le jugement d’un commandant en chef. La sénatrice Clinton (qui a voté en faveur de la guerre) a eu tort ». Il n’a jamais semblé aussi en confiance sur ces sujets délicats pour lui. L’Amérique dépense tellement en Irak qu’elle passe à côté du reste du monde, explique-t-il. 2,7 milliards de dollars d’aide par an pour l’Amérique latine ? « Ce qu’on dépense en Irak chaque semaine ». Résultat ? L’émergence d’un Hugo Chavez ou un boulevard ouvert à la Chine sur ce continent stratégique pour les Etats-Unis.

21h35 – La cuisine du parti démocrate : les superdélégués vont-ils choisir le candidats ? « Pas un sujet qui me préoccupe, » dit Hillary. « Le parti sera uni et nous irons à la victoire ». Pour Barack Obama, c’est celui qui a le plus grand nombre de votes qui doit gagner.

21h38 – Dernière question : Quel est le moment de leur vie qui les a le plus mis à l’épreuve ? Barack Obama évoque « la trajectoire de sa vie ». Elevé par une mère célibataire puis ses grands parents, les rues de Chicago où il a travaillé pour une ONG au service des plus défavorisés. « C’est pour cela que je peux rassembler les gens et c’est pour cela que je suis déterminé à donner au peuple américain un gouvernement à la hauteur de leur intégrité et de leur générosité ». Très applaudi, pas facile à suivre.

Hillary: “Eh bien, tout le monde sait que j’ai traversé des crises et des moments… difficiles”. Bill et Monica. La salle rit de l’euphémisme et applaudi le courage. Elle raconte sa visite récente dans un hôpital militaire du Texas, pour son inauguration. Le défilé des blessés. “And the speaker representing these wounded warriors had had most of his face disfigured by the results of fire from a roadside bomb.” Ce qu’elle a vécu, dit-elle, n’est rien par rapport à la souffrance qu’elle rencontre quotidiennement. « That's what gets me up in the morning. That's what motivates me in this campaign.” Elle se tourne vers Barack Obama. “Je suis honorée, honorée d’être ici avec Barack Obama. Absolument honorée.” Elle lui tend la main. Il la prend chaleureusement. “Quoiqu’il arrive, nous nous en tirerons très bien. J’espère simplement que l’on pourra en dire autant du people américain, c’est cela qui compte dans cette élection.”

Les mots ont sonné juste et l’émotion aussi. C’est le grand moment du débat, et il appartient à Hillary. Mais il ne lui donne pas la victoire dont elle avait besoin. Pour la première fois, Hillary Clinton a laissé entrevoir qu’elle n’était pas prête à tout pour gagner et qu’elle saurait, le cas échéant, se retirer avec grâce.




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1.Posté par Cawley le 22/02/2008 09:30
Hop, hop, hop ... la fin de partie n'est pas sifflée, foi de Républicain, les Dems ont besoin de leur "come back Girl" et quelque chose me dit qu'elle va vous réserver des surprises. Pour le reste JMC sera le prochain Président, surtout si Obama est le candidat (jamais la vraie Amerique ne votera l'aventure, elle ne peut plus se le permettre), la Obamania est un pure orgasme mediatique (un poil durable), qui durera ce que durent les roses. Mais bon si les gogos français ou nos jeunes boutonneux américains s'amusent le temps de la campagne c'est l'essentiel, mais Dieu que le réveil sera pénible. Enjoy your night Froogies !

2.Posté par Obama reflex le 22/02/2008 12:06
Hillary est traès intélligente certes. Mais là, elle est tombé sur un, non seulement intelligent mais presqu'irréprochable. Par ces paroles elle voulait en fait dire : "je suis honorée, honorée d'être ici avec le Président des USA. Absolument honorée"
Si vous les francais comme toi Cawley n'avez rien compris, les américains eux, ont compris que c'est un passage de temoin. Et le texas et l'ohio n'y feront rien. Suivez mon regard...

3.Posté par Cecile le 22/02/2008 12:37
Cawley, pour que McCain gagne, il va devoir se trouver un discours. Il ne pourra pas gagner sur la seule ligne "nous sommes en danger nous sommes en danger nous sommes en danger" comme Bush il y a quatre ans. Ce n'est pas assez long pour 1H30 de débat. Et les boutonneux comme tu dis, qui avaient 12 ans lors du 9/11 feront la différence.

Sinon, je suis assez d'accord avec la fin de cet article : Hillary Clinton m'a fait l'effet de quelqu'un qui savait que c'était fini, tout du long. Sa fin était splendide...on pourrait la qualifier de chant du cygne. Un beau cygne, pour le coup.

4.Posté par sam75 le 22/02/2008 13:17
Cawley:

c'est Hillary l'orgasme médiatique parce que sans son nom de famille,elle ne ferait même pas partie des candidats démocrates de cette année!
Ombama alors qu'il est plus jeune qu'elle et a bénéficié de moins de facilité(lui n'a pas épousé un ancien président des usa...)a une expérience encore plus parlante il suffit de voir les "bill"qu'il a voté ou dont il est l'auteur et/ou le co-auteur et il a été au sénat depuis plus longtemps qu'elle(12 ans et non 2 ou 6 ans comme j'ai pu le lire déjà de la part de pro-Hi-liar-ry)Ses"records"parlent pour lui,il a fait voté des bill plus proches du quotidien des gens.Mais elle parle de son expérience de 35 ans(oui parce que Mme compte à partir de sa sortie de fac...)mais qu'a-t-elle fait au juste???à part les scandales type whitewater j'entends...
enfin son expérience ne vaut rien étant donné qu'à plusieurs reprises elle n'a pas su faire preuve de bon jugement(son vote pour la guerre en Irak et son approbation de la proposition de Joe Lieberman d'envahir l'Iran)
changez de disque! ce n'est pas parce que vous vous n'êtes pas prés de voir un métis(oui parce que ses 2 parents ne sont pas noirs )à la tête des usa que c'est le cas des américains qui malheureusement pour nous ont toujours su nous surprendre(en bien comme en mal)et ont toujours une longueur d'avance...

5.Posté par Darthvaderiste le 22/02/2008 14:05
Un beau débat qui a surtout livré deux enseignements : primo, il y a très peu de différences entre les deux candidats, secondo, on a presque vu Hillary concéder la défaite sans pour autant lâcher les armes, une chose qui mérite tout notre respect.
Il y a 3 moments clés : le premier quand Obama rétorque à Hillary qu'a l'en croire ses partisans seraient des naïfs (ou illuminés), le deuxième ne réside pas tant dans la bourde d'Hillary sur Xerox que le moment où Obama dit que c'est le début d'une "silly campaign" renvoyant Hillary, qui se veut vertueuse, face à ses propres contrariétés. Pour moi, elle n'aurait pas dû assumer cette attaque sur le discours (combien de mots dans son discours sont de Bill ou de ses conseillers ?) et dire ce que Obama a dit "Parlons du fond et laissons la forme pour ceux que ça interresse !"

Arrive enfin le 3ème moment, la dernière question où elle dit qu'elle a traversé des épreuves (c'est bien de dynamité les futures coups bas concernant Bill et Monica en l'assumant si tôt dans la campagne) mais que ce n'était rien comparé aux souffrances des américains. Formidable sur le fond, mais dans la forme, je suis désolé, mais je n'ai pas du tout aimé. Etait-elle obligée de verser ainsi dans le pathos en nous décrivant les différentes mutilations comme si elle les découvrait, au point dans être au bord des larmes. Elle nous a déjà fait le coup de la larmichette au New Hampshire, et elle recommence. Qu'est-ce que ça sera quand elle sera présidente ? Une crise économique, une petite larmiche, une délocalisation, une petite larmiche, et enfin une fusillade, une grosse larmichette. Ce qui m'énerve surtout c'est qu'elle choisisse l'Irak, le sujet le plus pathos de tous, au lieu de reprendre l'un des exemples qu'elle a utilisé pour illustrer son propos l'Health Care, histoire de dire : "Vous voyez, j'ai eu des problèmes, mais ils sont moins grave que le plus petit problème des américains !". Enfin, comparé à sa minute émotion avant le NH où elle pleurait un peu sur son sort, celle-ci est complétement discréditée : "Mes problèmes sont mineurs, mais y a un mois et demi je pleurais sur mon sort !" C'est donc effectivement un beau moment qui, s'il avait été plus en retenu, aurait pu lui permettre de gagner des points, mais là ça va juste renforcer les convictions du camp Clinton et de ses opposants.

Pour arrêter le momentum d'Obama, elle avait besoin d'une grande victoire lors de se débat, mais pour l'obtenir elle aurait dû prendre des risques qui se seraient retournés contre elle. Au final, on a un match nul où elle marque des points mais c'est surtout une bonne affaire pour Obama puisqu'il a évité l'incident et surtout il n'a pas donné de tacle inutile, à l'image de sa campagne.

Un débat où les obamistes verront ça positivement pour Obama et où Clitonniens y verront le début de la "Come Back Girl". Obamiste je suis, donc pas trop d'inquiétude pour la suite des évènements, mais seul le peuple de l'Ohio, du Vermont, du Texas et de je ne sais plus où pourra nous faire mentir.

6.Posté par Cawley le 22/02/2008 14:18
post 2, oblabla reflex : Je m'appelle pas DUPONT, je suis Américain et fier de l'être, tu aurais du le deviner.
post 3, Cecile de France, svp on evite de parler du 9/11, j'etais à NYC en cette journée funeste ... mais si on veux justement honorer les citoyens assasinés ce jour là il faut finir le travail, dans "Enduring Freedom" il y a enduring. Le compte n'est pas soldé.
post 4, Oncle Sam75, arrete de ramener tout au communautariste, on compte pas la qualité d'un postulant aux nombre de bill produits, c'est un peu court comme analyse ... bye for now Dear Amigos

7.Posté par sam75 le 22/02/2008 14:22
un peu court comme analyse...alors Cawley cite-moi juste un seul de ses accomplissements à Hillary en dehors d'avoir été first lady et d'avoir voté par 2 fois en faveur de la guerre,du white water et j'oubliais de la mission que Bill lui avait confié durant sa présidence et qui a complètement foiré aussi...? alors concrètement qu'a-t-elle fait?

8.Posté par sam75 le 22/02/2008 14:25
enfin quand tu dis qu'il faut finir le travail concernant le 911 c'est vraiment hypocrite de ta part quand tout le monde sait que l'Irak n'avait rien à voir avec ce drame! mais on voit en quoi tu te retrouves dans les convictions d'Hillary cette démocrate déguisée trés proche de Bush(ah oui sauf pendant la campagne biensur...)
heureusement que tu ne représentes en rien l'ensemble des américains

9.Posté par Darthvaderiste le 22/02/2008 15:03
Vive la loi du Talion Cawley ! Voilà ce à quoi s'est résumée la politique internationale de Bush. Obama l'a très bien dit hier, la guerre en Iraq a éloigné les états unis d'Afghanistan où se trouvaient les vrais coupables du 11 septembre. Cette guerre en Iraq a éloigné les américains de la réalité internationale. Il faut tout de même se rappeler que le 11 septembre était un acte qui visait à punir les américains de leur impérialisme, déjà un bel exemple de la loi du Talion. Peut-être qu'en s'interrogeant sur ce qui a provoqué le 11 septembre on aurait pu s'interroger sur ce qu'il aurait fallu faire pour que l'image américaine change dans le monde : il ne faut pas confondre justice et vengeance. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas du côté Républicain que l'on trouvera un homme capable de rénover la politique internationale des USA. Côté démocrate, malgré l'expérience d'Hillary, à voir le débat d'hier, Obama semble plus à même de porter le changement nécessaire aux USA sur la scène internationale, c'est sans doute pour cela qu'ils marche si bien à l'étranger.

10.Posté par Fred le 22/02/2008 16:01
Ca va sûrement être pris pour de l'obamania primaire mais je crois contrairement à ce qui a été dit qu'il a gagné ce débat. Et il l'a gagné sur une question : sa capacité à être "commander in chief".

Non seulement Clinton n'a donné aucun crédit à son argument central selon laquelle elle seule serait prête à cela au "day one" (mais peut-être est-ce aussi "juste des mots"), mais le seul argument nouveau apporté dans tout le débat est le développement géostratégique d'Obama.

Il n'était pas contre la guerre par pacifisme ou isolationnisme. Il ne la pas été uniquement parce que l'administration mentait ou parce que cela coûtait trop cher à l'économie américaine... Non, il justifie son refus de la guerre en Irak par l'abandon de la lutte contre al Qaeda en Afghanistan, par les résultats d'une confiance excessive en Musharraf au Pakistan, par le manque de moyens dans le jardin latino-américain où se développe le populisme et la concurrence chinoise... Bref, il se donne à raison - a-posteriori - sur des enjeux stratégiques et de sécurité nationale. Alors que les mots de son épouse font polémique, il décomplexe les anti-guerre sur le terrain du patriotisme.

Non seulement le discours de Clinton tombe à plat, non seulement il surprend en la battant là où on ne l'attendait pas, et dans un domaine que l'on considérait comme une faiblesse, mais il se positionne dans le registre de McCain, montre qu'il ne craint pas de parler de ces questions centrales pour un President, et qu'il a des arguments à opposer aux républicains.

c'est la seule vraie surprise au milieu de beaucoup de formules déjà entendues, et c'est je crois un très gros coup réussi par le sénateur de l'Illinois.

11.Posté par vintimille le 22/02/2008 16:06
Bravo au journaliste malgré son parti pris.Je ne m'abaisserai pas à relever certains commentaires des blogonautes : trop de haine et d'aveuglement.Je conseille à tous de faire un saut sur le blog de JP Schwab sur Courrier International : un trésor de journalisme....

(Mlle Paillon,rassurez-vous,la pub d'ilovepolitics a été dûment faîte sur ce dernier site,ça va sans dire)

12.Posté par tunisien le 22/02/2008 16:31
Cawley, ton analyse est vide :(...tu reflèle l'image de l'américain type : un gars trop sur de lui, mais qui n'a rien dans la tête :)... tu parles de ton objectif "Enduring Freedom"... tu te prends pour Bush ou quoi ?
Je veux jujste rappeler ici, il y a quelques années, que Bilary Clinton, quand elle a recu la visite de Mme Arafat, après quelques jours, elle s'est quasiment excusé d'avoir fait la bise à cette dame !!!!.... Bilary Clinton, C une suite de Bush ! ...et tant que des présidents comme Bush restent à la tête, des citoyens américain comme Cawley seront encore encore ridicules dès qu'ils décident de faire une intervention !...
Merci sam 75 pour la sagesse !!

13.Posté par rico le 22/02/2008 16:48
Thierry: Voilà un travail sérieux et volontaire...mais complètement perverti par votre aveuglement obamaiste. Celui que je dénoncais précédemment.
Quand elle attaque "ce n'est pas un grand moment pour elle"
Quand elle calme le jeu "elle reconnait sa défaite" (et là vous commencer à l'apprécier pour celà)
A vos yeux elle a déjà perdu et vous n'attendez plus d'elle qu'une capitulation.


Voilà ma perception du débat:
Hillary se fait mielleuse, parcequ'elle retourne le style Obama contre lui (A savoir sortir des vacheries entre deux accolades et grands sourires) ! Elle a quand même trouvé le moyen de lui baisser son short et de s'en aller après lui avoir fait la bise :
it's change you can Xerox.
Moi, je vous parie que cette phrase va faire son effet.

De son côté, Obama a reproduit son attaque phare: son "non" à la guerre en Irak (et le oui d'Hillary). Il a été le seul à l'époque à avoir eu le courage de tenir son rôle d'opposition, les autres démocrates préférant laisser...la France le faire à leur place.
Avec les conséquences que l'on sait sur les relations transatlantiques.

On a deux boxeurs face à face, dans un combat hypocrite où on attend d'eux qu'ils cognent mais pas trop fort. Sans surprise, ils font le minimum avant de s'accrocher l'un à l'autre. Car chacun à ses espoirs pour l'avenir:
Obama est en tête et il joue la montre
Hillary mise sur le Texas et l'Ohio d'une part, mais surtout sur le fait que les médias ont enfin ouvert les yeux sur leur action qui a crée le mythe Obama de toutes pièces.

20h52: les millions de gens qui me soutiennent sont des illuminés.
Moi j'affirme que les millions de gens qui le soutiennent sont pour la plupart des personnes qui ont manqué d'esprit critique face à l'embrasement médiatique autour d'Obama. Et ils (dont Thierry) trouvent maintenant leur justification dans le fait de leur multitude.
Désolé, mais ce n'est pas parce que les masses sont influençables qu'elles voient juste. C'est seulement maintenant que la presse va essayer d'être équitable entre les deux candidats démocrates. Seulement maintenant que le duel va enfin être à armes "égales".

Qu'est ce que ça laisse présager pour l'avenir ?
Face au pouvoir déformant des médias, je me rends compte que les candidats devront savoir taper du poing sur la table. On comprend mieux l'attitude (désagréable) de Sarkozy. Si notre président avait de meilleures idées...ce serait un sacré crack !
Hillary a été trop gentille: elle aurait dû menacer quelques médias de les boycotter.

Un article à lire:
Hillary Clinton et lui avaient voté de la même manière dans 63 cas sur 65.
Avis aux rêveurs: on ne gagne pas une présidentielle US avec une image de gauchiste. C'est tout à fait suicidaire (alors que l'inverse...).
Les candidats ont donc fait de gros efforts pour se recentrer. Les mêmes efforts à 2/65emes près....

14.Posté par Obama reflex le 22/02/2008 16:51
Cawley,
Que tu sois américain, tchetchenne ou kossovar ne m'intéresse pas. C'est plutot ton discours hillarisant qui m'intéresse. Dis moi que c'est cela qu'elle voulait dire, qu'elle était honorée d'être avec le Président des Usa? N'est ce pas ca? Maintenant tu peux déja changer de camp comme tu as de la haine pour le sauveur de l'humanité. Embrasse déjà Mccul mais tu auras le même résultat hilarisant en novembre. Continue à suivre mon regard.

15.Posté par sam75 le 22/02/2008 17:19
Cawley:

rappellez moi juste grâce à qui Saddam est arrivé au pouvoir? et pourquoi pendant qu'il s'en prenait à son propre peuple il n'a pas été jugé sur le coup? est-ce parce que justement il était l'ami préféré des néon-cons à une époque?
Et soudain du jour au lendemain il devient l'auteur de tous les maux de la terre...loin de défendre ce type d'individu mais l'hypocrisie dont vous faites preuve m'écoeure encore plus que ses pires actes! Le 911 n'a rien à voir avec l'Irak! c'est juste pour le pétrole et pour asseoir les bases stratégiques des usa au moyen-orient tout en étant biensur aux portes de l'Iran(c'est là ou se jouera l'avenir quoiqu'il arrive car c'est prévu là aussi...)

Obama est ce qu'il peut arriver de mieux à l'Amérique et biensur de pire à ceux voulant poursuivre la ligne diplomatique catastrophique de Bush.Ne parlez pas aux nom de l'ensemble des américains surtout quand apparemment vous ne savez même pas tenir compte du raz-le-bol qu'ils ont de Bush et de la guerre en irak,ils ne sont pas encore prêt comme Mccain d'y rester 100ans!

Hillary Clinton je répète est l'establishment même.Billary sont copains comme cochons avec les Bushes(avant biensur qu'ils ne commencent à se la jouer opposants)elle n'a fait que soutenir sa politique au congrés,a manqué de soutenir John Kerry en 2004(ah ça oui elle est trés "smart" mais au sens de calculatrice hélas),elle n'est rien d'autre qu'une "warmonger",elle est totalement fausse(voirs ses larmes de crocodiles et son rire à des questions sérieuses),ne sait pas comment gérer une compagne alors un pays svp faut pas pousser,sans le nom de Clinton jamais elle n'aurait été sénateur ni même candidate démocrate,et oublie que pour être commander in chief il ne suffit pas d'être prêt one day one mais le 2ème jour,le 3ème etc...

Obama a pas mal d'expérience pour un homme de 46 ans,il saura rétablir la constitution(qu'il connait bien il a été professeur en droit constitutionnel)que Bush a violé à plusieurs reprises et a siégé 12 ans au congrés..pas comme Hillary(je crois 3 ou 6 ans)
Il a su se montrer calme et réfléchi dans ce débat tandis qu'Hillary au lieu de dire en quoi elle est meilleure ne fait qu'attaquer Obama en reprenant la moindre de ses phrases,de ses propositions..je répète en quoi cette fraude a-t-elle 35 ans d'expérience??
First lady ça ne compte pas ou alors Laura Bush pourra se présenter en 2012.
Enfin il faut en finir avec les Bush-Clinton! ou alors on ouvrira les portes à jeb Bush,Chelsea Clinton etc
Ies usa ne sont pas une monarchie non??

Obama a même plus d'expérience que Bill Clinton lors de son premier mandat..alors changez de disque je répète! au lieu d'attaquer Obama dites-en quoi Hillary est meilleure de façon concrète!qu'a-t-elle fait en dehors des scandales et de rester aux cotés de son mari pour bien calculer son coup?

Enfin cessez d'être condescendants.ce n'est pas parce que vous êtes américain que votre avis est meilleur,justement vous êtes trop prés de cette actualité pour prendre du recul ...et nous les"froogies"on se sent concerné que vous le vouliez ou non comme on s'est sentis concerné lors du drame du 911.
Ne vous faites pas porte-parole de vos compatriotes en disant des inepties ou alors si j'étais aussi intolérante que vous je commencerais à croire la généralité voulant que la majeure partie des américains ne sache même pas situer les 50 états sur une carte...je sais que vous êtes mieux que ça alors rpouvez-le non pas en étant daccord avec moi mais en parlant de façon moins hautaine merci

16.Posté par annegc1 le 22/02/2008 20:33
voici un lien pour une "column" que je trouve particulièrement juste. Et que les Obamaphobe ne vienne pas prétendre que cela vient d'un journal qui a succombé à l'Obama mania parce qu'on sait tous, ou presque, que c'est très, très loin de la réalité:
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/02/21/AR2008022102159.html?hpid=opinionsbox1

17.Posté par rico le 22/02/2008 22:45
Quelques éléments d'information (pour Sam75):
Hillary Clinton a été élue en 2000 (à l'issue d'une bataille où les républicains ont tout fait pour essayer de barrer la route à celle qui était à la fois une présidentiable potentielle et un symbole des années Clinton)
Barack Obama à la fin 2004.
Ca fait donc 7 années révolues au congrès pour Clinton, 3 pour Obama (analyse des votes en prime)

Je n'ai pas trouvé de sources concernant un conflit Kerry/Clinton en 2004. Quelle est cette histoire ?

18.Posté par natural le 23/02/2008 01:28
Cawley
Evite de nous rappeler que tu es américain parce que vu tes propos j'ai presque honte. A te lire, je perds mes mots tellement ça ne vaut pas de commentaires pff

19.Posté par jm le 24/02/2008 05:21
Cawley vous a fired ! C'est un fumiste voilà tout.

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