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John McCain appelle Bill Clinton à la rescousse contre Barack Obama

Julien Landfried le 30 Septembre 2008 à 18:38

La crise financière ? La faute aux démocrates au Congrès prétend cette nouvelle publicité négative de McCain qui convoque l'ancien président Bill Clinton comme témoin de moralité. Clinton y indique que les démocrates ont insuffisamment régulé le système financier, en dépit des initiatives prises par les Républicains et lui-même en ce sens...



Le script de la publicité :
ANNCR: John McCain fought to rein in Fannie and Freddie.
The Post says: McCain "pushed for stronger regulation"..."while Mr. Obama was notably silent."
But, Democrats blocked the reforms.
Loans soared.
Then, the bubble burst.
And, taxpayers are on the hook for billions.
Bill Clinton knows who is responsible.
PRESIDENT BILL CLINTON: "I think the responsibility that the Democrats have may rest more in resisting any efforts by Republicans in the Congress or by me when I was President to put some standards and tighten up a little on Fannie Mae and Freddie Mac."
ANNCR: You're right, Mr. President. It didn't have to happen.
JOHN MCCAIN: I'm John McCain and I approve this message.



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1.Posté par Thomas le 30/09/2008 19:52
Il ne sait plus quoi inventer. Chronique d'un échec annoncé...

2.Posté par gehem le 01/10/2008 02:04
A ce niveau, je doute que ce genre de message puissent impacter sur qui que ce soit.
Sur le terrain de l'economie, les jeux sont faits.

Sans compter que son message n'attaquent pas directement Obama, preuve qu'il leur est difficile de trouver a redire sur lui.

3.Posté par AMEURAF le 01/10/2008 08:57
Peut-être bien, mais, dans ce pays là, que nos admirons tous, il y a de tout, la crédulité dans le simplisme notamment.
MC CAIN connaît sans doute bien son monde simpliste !

4.Posté par Le Passant le 01/10/2008 09:16
Plus qu'un commentaire et juste à titre de suggestion, je vous suggère ici une analyse assez pertinente du Heralds Tribune vis à vis de la couverture de la campagne par les deux partis, qui pourrait implicitement expliquer pourquoi McCain a besoin de ce type de procédé :

http://link.brightcove.com/services/player/bcpid959009704?bclid=1350264330&bctid=1827891138

(aujourd'hui également accessible depuis la page d'accueil du quotidien, en haut la droite, sous le titre "The McCain Campaign style going forward")

5.Posté par Leon le 01/10/2008 10:36
Sur le terrain de l'économie, McCain est fort d'une expérience riche et réussie que Barack Hussein Obama ne possède pas... faut-il rappeler que sa gestion des affaires liées à la santé publique, à l'époque où il siégeait au Sénat de l'Illinois, avait été unanimement critiquée, aussi bien par les Républicains que par sa propore clique ?

Sans oublier que, depuis quelques années, c'est bel et bien le GOP qui multiplie les avertissements à l'égard des dérives de certains spéculateurs de Wall Street (cf. les auditions à la Chambre des Representatives), tandis que les Démocrates ont apporté jusqu'à la dernière minute leur soutien au système des copains et des coquins, jusqu'à ce que le château de cartes s'effondre...

6.Posté par Walter le 01/10/2008 10:41
Est-ce vrai est-ce faux ?

Les plus grands coupables dans cette crise sont l'administration Bush et les financiers de Wall Street. Mais comme l'avait si bien dit McCain, le moment n'est pas à la recherche des coupables, mais la quête de la solution la moins mauvaise.

Par cette publicité très partisane, car ce n'est qu'une compilation d'extraits sortis de leur cadre, McCain prend l'habit du diviseur alors que son adversaire dans un discours parlait au rassemblement des démocrates et des républicains pour faire face à la crise.

Il y a un vrai problème de timing dans la campagne de McCain en voulant être toujours celui qui le premier porte l'attaque. Le résultat immédiat est que les "démocrates-clintoniens" qui trainaient des pieds pour rejoindre Obama ne vont plus hésiter à se détourner de McCain qui s'en prend à leur idole Bill Clinton.

McCain fait campagne pour plaire aux radicaux de son parti et s'éloigne de plus en plus du centre contrairement à Obama.

7.Posté par Leon le 01/10/2008 11:02
Je trouve tout de même qu'il est assez facile de dire que le temps n'est pas à la recherche des coupables...

En Europe, il se trouve que l'immense majorité de la population, mal informée je pense (c'est mon opinion, je n'oblige personne à la partager) déteste les Républicains et idéalise les Démocrates (soit dit en passant, les Européens sont bien contants que le vilain G. Bush leur propose un plan de sauvetage du système financier US qui sauvera, du même coup, les banques et les emplois de Vieux Continent... mais enfin, passons).

Au fil des auditions à la Chambre des Représentants, les Républicains ont dénoncé sans relâche les dérives de la spéculation financière incontrôlée, et notamment les dangers liés aux subprimes, tandis que les Démocrates haussaient les épaules et soutenaient les magouilles de la finance de la Côte Est (qui, ô surprise ! vote massivement pour les émocrate et finance les campagnes électorales démocrates...).

Maintenant que le système s'effondre, ce sont les Républicains qui soulèvent cette question d'éthique : est-ce légitime d'utiliser les deniers publics, prélevés sur les honnêtes travailleurs, pour venir en aide aux banques/fonds spéculatifs qui, des années durant, se sont engraissées par des méthodes douteuses ? efficacité économique vs. éthique, le débat reste ouvert...

Mais je pose la question : qu'aurait-on dit, en Europe, si la situation était inversée ? si c'étaient les Républicains qui avaient apporté, des années durant, leur soutien aux magouilleurs, et si c'étaient les Démocrates qui s'opposaient au plan de sauvetage ?

Je vais vous le dire. On n'entendrait pas des commentaires stéréotypés du genre : "le moment n'est pas à la recherche des coupables". On entendrait plutôt : "les Républicains sont des magouilleurs et des salauds" !!!! mais comme ce sont les Démocrates qui, ce coup ci, sont dans la peau des magouilleurs et des salauds, on s'abstient poliment, en Europe, de tout commentaire à ce sujet...

Que les Européens fassent donc preuve d'honnêteté intellectuelle, pour une fois, et reconnaissent la culpabilité -que je qualifierais de criminelle- des Démocrates dans cette sombre affaire.

8.Posté par Walter le 01/10/2008 11:16
"Mais je pose la question : qu'aurait-on dit, en Europe, si la situation était inversée ? si c'étaient les Républicains qui avaient apporté, des années durant, leur soutien aux magouilleurs, et si c'étaient les Démocrates qui s'opposaient au plan de sauvetage ? "

La réalité est que justement ce sont surtout les républicains dont certains sont dans le staff de campagne de McCain et d'autres dans les buraux de Bush qui ont le plus apporté leur soutien au système. Bien entendu il est pratiquement impossible aux USA de bâtir une carrière politique sans le soutien de quelques financiers. Tous les élus démocrates ou républicains ne sont pas innocents.

Faut pas prendre la pub de McCain comme parole d'évangile avec 8 minutes d'extraits sur des débats qui ont pu durer des heures sinon des jours. Elle participe simplement de la stratégie de l'inversion des rôles. Je te croyais plus intelligent que ça.

Je repose simplement la question de savoir si McCain par cette publicité en ce moment peut prétendre être le rassembleur d'une nation en crise ?


9.Posté par Walter le 01/10/2008 11:24
Ce n'est pas parce qu'on ne pointe pas du doigt "les prétendus coupables" qu'on est forcément suspect.

Parfois celui qui crie le plus "au voleur" dans une foule peut être lui-même le voleur.

En début du mois dernier McCain a affirmer que les "fondamentaux de l'économie sont solides" et qu'il n'y aucun risque sur le système financier. Quelle naïveté comparée au supposé laisser-faire des démocrates lors d'un débat il y a 4 ans ? Pourquoi ne pas remonter à des erreurs des démocrates il y a 40 ans ?

Le même McCain quelques jours après croyait enfin tenir le coupable à punir : le patron de Wall Street (nommé par les démocrates ? non, par Bush et les républicains)

Maintenant ce sont quelques parlementaires démocrates en 2004.


10.Posté par dori le 01/10/2008 13:51
@ Leon

A vous lire il est évident que vous n'êtes ni informé sur le fonctionnement de la politique américaine ni que vous avez une petite connaissane de l'idéologie politique des partis politiques de gauche et de droite. Mais surtout il est très évident que vous êtes en colère. Un conseil tout de même, si vous ne connaissez pas l'économie politique, faites des études. Et si vous n'êtes ni cultivé, ni informé, évitez de faire des commentaires ici au risque de vous rendre ridicule.

11.Posté par Avembe le 01/10/2008 15:16
il y a un "cut" à 0'42 qui précipite le "by me" par rapport au débit de son propos...
Question:est-on certain que les Reps n'ont pas une fois de plus trafiqué cette affaire(ok ok question stupide...bien sûr qu'ils ont trafiqué...mais jusqu'à quel point)
faudrait trouver le segment original!!!!

12.Posté par Walter le 01/10/2008 15:31
"est-ce légitime d'utiliser les deniers publics, prélevés sur les honnêtes travailleurs, pour venir en aide aux banques/fonds spéculatifs qui, des années durant, se sont engraissées par des méthodes douteuses ? efficacité économique vs. éthique, le débat reste ouvert... "

La question n'est pas aussi bête que ça. La réponse est évidente : ce n'est pas bien de sauver les banques avec l'argent du contribuable.

Mais que propose à l'inverse la contre-proposition des Républicains ? Un plan où les banques qui ont des créances douteuses sur les maisons hypothéquées devraient les saisir et les vendre à d'autres particuliers qui les achèterons à prix cassé avec en prime une exonération fiscale sur l'argent ainsi dépensé.

Avec la contre-proposition des amis de McCain, les banques vont continuer leur descente aux enfers et la classe-moyenne sera laminée avec la récession durable à la clé. Les seuls gagnants seront une nouvelle classe de riches spéculateurs qui profiterons de l'aubaine. Car dans la crise de 1929, il n'y a pas eu que des perdants, il y a eu des charognards qui ramasser les cadavres.

Est-ce plus légitime ? Car au bout du compte l'état payera encore plus.

McCain est pire en matière de laisser-faire que Bush.

13.Posté par marc le 01/10/2008 15:44
à dorine
intéressant mais pouvez vous développer un peu ?

14.Posté par Marko le 01/10/2008 16:46
Vous êtes en contresens complet sur cette crise. Au départ il y a une bulle qui a éclaté. Mais cette bulle est apparue A CAUSE de régulations politiques.

A l'origine c'est un projet plein de bonnes intentions visant à favoriser l'accession à la propriété des minorités. Ce projet, pré-carré et pompe à fric démocrate, est partie en cacahouètes et c'est tout.

Les banques étaient obligées de faire les prêts foireux, de remplir leur quotas, sous peine d'être déclarées racistes ou d'être pénalisées. Un business s'est crée autour de ça. Les banques prétaient, Fanny Mae et Freddy Mac garantissaient ces prêts, les titrisaient et les revendaient en faisant leur beurre. Et autour des assos "cool et citoyennes" type ACORN (qui ont gagné 9,5 milliards de $) faisaient du conseil et mettaient la pression sur les banques pour favoriser toujours plus ces prêts contre nature.

Aujourd'hui les blames sont partagés. Mais si le GOP n'a pas réussi a régulé la chose par manque de puissance politique, les démocrates sont les instigateurs, les bénéficiaires et les défenseurs de ce système, ce qui n'est pas exactement la même chose.

Dernière chose savoureuse, un jeune avocat d'ACORN à Chicago dont le business consistait à faire du training dans son asso et à attaquer les banques réfractaires (et forcément racistes) s'appellait Barack Obama. Lol... Ses diatribes sur le capitalisme devenu fou, ainsi que celles de ses supporters qui connaissent évidemment rien à ce qui s'est passé sont particulièrement savoureuses.

Au niveau de la campagne, McCain a tenté ces dernières anées, de faire passé des mesures sur les deux FM, mesures qui ont été écrasées par les démocrates. Obama est lui le 2nd senateur le plus subventionné par Fanny Mae.

Au vue de cette crise, sponsorisée en premier lieu par l'establishment démocrate, élir Obama c'est prendre un pyromane pour éteindre un feu.

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