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Analyses & Interviews

Hillary Clinton : la fin d’un rêve

Charlotte Lepri le 13 Mai 2008 à 18:54

Par Charlotte Lepri, chercheuse à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Depuis plusieurs jours aux Etats-Unis, une question est omniprésente : quand Hillary Clinton va-t-elle enfin admettre sa défaite et mettre fin à ces interminables primaires démocrates ?



Hillary Clinton : la fin d’un rêve
Depuis plusieurs semaines déjà, le vent semble plus favorable à son concurrent Barack Obama, qui a réellement su créer la surprise en devenant rapidement un candidat crédible à la présidence des Etats-Unis face à une Hillary Clinton qui s’y préparait depuis plusieurs années et qui partait largement favorite. Aujourd’hui, peu nombreux sont ceux qui imaginent encore qu’Hillary puisse s’imposer dans la course à l’investiture démocrate.

Retour sur l’occasion manquée.

Accéder à la présidence des Etats-Unis est une ambition de longue date chez Hillary Clinton. Lorsque son mari devint Président, elle voulut s’investir activement au point de faire de l’ombre au Vice-Président, Al Gore. Toutefois, son échec de réforme du système de santé l’a conduite à plus de mesure dans son rôle de Première Dame. Sa candidature pour le Sénat dans l’Etat de New York fut une première étape pour s’imposer personnellement et se faire un « prénom » en politique. Ses deux mandats de sénatrice de l’Etat de New York, sa présence sur de nombreux dossiers importants (santé, éducation, puis plus tard, lorsque ses ambitions se feront de plus en plus présentes, environnement, défense et sécurité nationale), et son investissement personnel lui ont permis de devenir une personnalité incontournable du parti Démocrate ces dernières années.

La méthode d’Hillary est la même depuis des années : faire en sorte que sa candidature à la présidence des Etats-Unis, comme celle au Sénat auparavant, apparaisse comme une évidence aux yeux du parti, et des Américains.

Forte de son charisme, de son expérience, de sa capacité à lever des fonds et de son travail acharné, elle a su séduire les membres les plus influents du parti démocrate et se forger un réseau indispensable pour mener campagne.

De fait, lorsqu’elle se lança dans la course à l’investiture, Hillary considérait comme pratiquement acquise sa nomination comme candidate du parti démocrate. Elle avait d’ailleurs un nombre incroyable d’avantages dans cette course : elle était déjà connue du grand public, avait occupé des fonctions importantes, avait la machine du parti démocrate derrière elle pour la soutenir et était très préparée. Mais ces avantages se sont peu à peu évanouis, avec la percée d’un Barack Obama peu connu du grand public mais terriblement efficace. Il a en effet réussi à soulever une véritable dynamique populaire autour de sa candidature. Hillary a certes commis des erreurs durant sa campagne, mais elle s’est surtout trouvée face à un adversaire remarquable. Jeune, métis, éloquent, charismatique, atypique, Barack Obama s’est immiscé dans une partie qui semblait jouée d’avance. Dès lors, Hillary a dû changer de tactique, revoir son plan de campagne, gauchisant son discours et se préparant à une campagne plus dure et plus agressive que prévue.

Parmi les erreurs commises, Hillary Clinton a tout d’abord mal jaugé l’atmosphère de la campagne des Primaires. Selon un article du Time (1) , le thème majeur de la campagne a porté sur le changement, alors qu’Hillary Clinton a tout misé sur son expérience, son parcours à la Maison Blanche et son nom, au point d’apparaître comme une candidate « sortante » qui défendait un bilan. Ainsi, elle a dès le début de la campagne orienté son discours vers le centre, se positionnant pour l’élection générale de novembre.

En outre, Hillary a mal géré son staff de campagne, favorisant des conseillers loyaux et fidèles, tels que Mark Penn ou Patti Solis Doyle, plutôt que de vrais stratèges. Les démissions successives dans l’équipe de campagne d’Hillary Clinton a mis en lumière une certaine fébrilité au fur et à mesure que Barack Obama gagnait du terrain.

La percée de Barack Obama a elle-même était largement sous-estimée. Depuis le début, les membres de l’équipe de Clinton ont refusé de voir chez Obama autre chose qu’un engouement momentané. L’année 2008 devait être l’année d’Hillary. Elle s’y préparait depuis si longtemps que les victoires successives d’Obama ont été attribuées non pas à son mérite mais à son métissage (2) ou à la bienveillance des médias à son égard. C’est pourquoi Hillary n’a pris en considération la possible longueur de la campagne que très (trop ?) tardivement : elle pensait mettre très vite Obama hors jeu. Face à la persistance du phénomène Obama, l’équipe de Clinton s’est montrée plus agressive, cherchant à lancer de nombreuses polémiques sur le sénateur de l’Illinois telles que la question raciale, la polémique autour du Pasteur Wright, les dénonciations de plagiat, ainsi que les critiques répétées sur le manque expérience et l’élitisme d’Obama. Au final, Barack Obama a plutôt bien résisté aux nombreuses charges contre lui, ce qui mit en valeur sa capacité à dépasser les polémiques.

Au niveau financier, Hillary Clinton s’est largement appuyée sur la vieille méthode de collecte de fonds. L’argent étant le nerf de la guerre, Hillary a depuis au moins deux ans démarré son opération de collecte de fonds, organisant de nombreux dîners restreints avec les contributeurs les plus généreux du parti démocrate. Elle a favorisé les gros contributeurs (limités à 2300$) mais a oublié de financer sa campagne par le biais d’Internet, comme l’a fait Barack Obama, qui s’est retrouvé avec un véritable trésor de guerre grâce aux nombreuses petites donations de la part de particuliers. En outre, sa stratégie de collecte de fonds a été en parfait décalage avec l’atmosphère de la campagne, puisque Hillary, n’ayant pas anticipé la lutte acharnée avec son concurrent, avait choisi de privilégier des collectes de fonds pour l’élection générale.

Enfin, la personnalité même d’Hillary Clinton est devenu un obstacle dans la campagne : ce qu’Hillary redoute par dessus tout, c’est d’être perçue comme une « girouette ». « Elle ne veut rien faire ou dire qui puisse aller à l’encontre de l’idée qu’elle est sans faiblesse, et qu’elle agit toujours par conviction » (3) . Refusant de reconnaître ses erreurs pour ne pas donner une impression de faiblesse et de manque de détermination dont pourraient rapidement se servir ses adversaires, elle est passée maître dans la réécriture de sa propre histoire, comme en témoignent la justification de son vote pour la Guerre en Irak en 2002 ou de sa visite dans les Balkans lorsqu’elle était Première Dame.

Une page reste encore à écrire dans ces fascinantes élections primaires : dans quelles conditions Hillary va-t-elle négocier son retrait de la course à l’investiture ? Plusieurs scénarios semblent aujourd’hui envisageables.

Le plus souhaitable pour le camp démocrate serait qu’elle renonce rapidement à prolonger la campagne et se range derrière Barack Obama. Un tel scénario pourrait avoir lieu après les Primaires en Virginie occidentale, Etat dans lequel Hillary Clinton est en tête dans les sondages et a toutes les chances de l’emporter, ce qui lui permettrait de se retirer honorablement après une victoire.

Un scénario plus problématique serait de voir Hillary continuer sa campagne tant qu’elle n’est pas sûre d’avoir perdu. Cela conduirait le camp démocrate à poursuivre la campagne jusqu’à la Convention nationale du parti en août prochain à Denver. Dans cette optique, Hillary pourrait continuer à faire pression pour que les primaires en Floride et au Michigan, Etats où elle a l’avantage, soit comptabilisées, et à mettre en avant le fait qu’elle est la meilleure chance pour le parti démocrate de battre John McCain en novembre.

Un troisième scénario serait l’abandon d’Hillary faute d’argent. Elle est déjà en train de s’endetter personnellement pour continuer sa campagne.

Un dernier scénario serait une fin de campagne programmée pour juin (échéance d’ailleurs fixée par Howard Dean, le Président du parti démocrate). Si Hillary a officiellement décidé de « rester jusqu’à ce qu’il y ait un nominé », le mouvement actuel des super-délégués vers Obama pourrait accélérer son retrait de la course.

Une dernière question reste en suspens : Hillary Clinton sera-t-elle tenue comme responsable de l’échec des Démocrates si John McCain l’emporte en novembre prochain ?

Notes :
1) Karen Tumulty, “The Five mistakes Clinton made”, Time, 8 mai 2008
2) Voir la polémique suite aux propos de Geraldine Ferraro, proche conseillère d’Hillary Clinton : " Si Obama était un blanc, il ne serait pas dans cette position ".
3) Interview d’un conseiller d’Hillary Clinton citée par Jeff Gerth et Don Van Natta, Hillary Clinton, Histoire d’une ambition, JC Lattès, p. 429.

Retrouvez l'IRIS sur son site Internet : www.iris-france.org
Article reproduit dans le cadre du partenariat entre l'IRIS et Ilovepolitics.info - Tous droits réservés


VOIR AUSSI : hillary clinton, iris


1.Posté par Laurent le 13/05/2008 20:02
Si l'article du Time du 8 mai est très bon, il oublie quelques petits détails:

- Pour ce qui est de l'argent, si la loi McCain-Feingold n'a pas aidé Hillary, son staff a également commis des erreurs. Par exemple, une semaine avant la primaire du Texas, Bill Clinton téléphone à un gros contributeur local et ami de longue date. A sa grande surprise, personne du staff d'Hillary ne l'avait contacté! Son équipe a loin d'être aussi performante que prévue.

- Hillary a été arrogante pendant de sa campagne et s'est mis beaucoup de monde à dos au sein du DNC. Ca a commencé par demander que les leveurs de fonds travaillent exclusivement pour elle. Ensuite elle n'a pas su gérer la crise que Bill Clinton a soulevé, crise qui a aliéné le vote noir et convaincu Kennedy de soutenir Obama (alors qu'Obama a réussi à gérer la crise Wright). C'est sans doute pourquoi son assise de superdélégués s'est réduite au fur et à mesure.

- Finalement, je crois qu'Hillary manque de charisme. Malgré tous les efforts qu'elle déploie elle donne une image de quelqu'un de prête à tout pour la maison blanche. Entre un beau parleur sympathique même plein de vent et quelqu'un de compétent mais parfois antipathique, les électeurs choisissent le gars sympa (qui a été élu en France? Chirac ou Juppé?)

Je terminerais par cette caricature que je trouve fort à propos:

http://www.cagle.com//news/GasTaxHoliday/images/stantis.jpg

2.Posté par kechkeche le 13/05/2008 21:43
L'analyse est très pertinente, mais n'est il pas utile de rappeler aujourd'hui, la chance inestimable qu'avait Hillary clinton en 2004 pour battre Bush et qu'elle a laisser passer pour je ne sais qu'elle troublante raison, elle devrait s'en souvenir pour le restant de sa vie, n'importe quel autre candidat démocrate autre que John kerry aurait pu gagner la présidence et il n'y avait pas de concurrent potentiel nommé Obama à l'époque, mais bon dieu pourquoi Hillary s'était elle comporté de la sorte en 2004, voilà une très bonne et curieuse question à poser amis internautes du monde entier, bonne nuit...

3.Posté par Neocon le 13/05/2008 21:44
Demain Israel fêtera ses 60 ans, mais en attendant voici quelques faits parmi tant d'autres, documentés de façon incontestable par l'ensemble des historiens de bonne foi.

La verité sur la "Palestine" :

http://une-vision-neoconservatrice.over-blog.com/article-19530610.html

4.Posté par hadya le 13/05/2008 22:09
@Charlotte
Je crois que c'est l'un des meilleurs billets que je n'ai jamais lu depuis que je suis là.
Bravo pour cette rétrospective et les options qui s'ouvrent à Hillary.....

Moi je pencherais pour la solution du retrait le 20 mai faute d'argent ajoutée à la video postée aujourd'hui qui semble être un au-revoir et l'auto-proclamation de la victoire de Barack.....

Et pour répondre à votre dernière question, si les Démocrates perdent en novembre (ce dont je doute car Obama est le meilleur des 3 voire le meillleur de tous les candidats de l'histoire contemporaine ), Hillary sera-t-elle responsable?
Bien sûr!

Mais pas qu'elle, tous les leaders le seront, à commencer par Dean qui a fait preuve d'une incompétence affligeante tout au long de ce processus.....

5.Posté par Mark Nolan le 14/05/2008 00:34
Charlotte, Si Obama (les Democrates si vous voulez) perdent en novembre, ca sera aussi a cause du Revernd Jeremiah Wright qui adore la publicite evidemment et qui ne sait pas quand se taire. Quand a Hillary, etant Americain qui vote, je veux qu'elle s'en va...(Don't go away mad, just go away....) Elle peut devenir hermite ! Ecrire ses memoires ? (Ma vie avec Bill...) En tout cas, si McCain sera elu le prochain President, le reste du monde pourra attendre encore quatre ans de la politique etrangere Bushoise. And God help us all if that happens...

6.Posté par rico le 14/05/2008 01:35
Il y a de bonnes choses dans cette chronique...et il y a aussi les autres.

l'équipe de Clinton s'est montrée plus agressive, cherchant à lancer de nombreuses polémiques sur le sénateur de l'Illinois telles que la question raciale, la polémique autour du Pasteur Wright, les dénonciations de plagiat, ainsi que les critiques répétées sur le manque expérience et l'élitisme d'Obama.
Plagiat et critiques d'expérience: vrai
Mais la polémique Wright, ce n'est pas les Clinton qui l'ont lancée et la question raciale, si ça se réfère à l'épisode Lyndon Johnson/MLK, c'est le camp Obama qui l'a lancé en espérant faire passer Hillary Clinton pour une raciste. Rappeler l'action de Victor Schoelcher en France sera t'il un jour considéré comme du racisme ?

Refusant de reconnaître ses erreurs pour ne pas donner une impression de faiblesse et de manque de détermination dont pourraient rapidement se servir ses adversaires,
Toujours la même rengaine: la méchante Hillary et le gentil Obama.
J'ignore si je dois vous rediriger par ici, par là ou questionner votre bonne foi (c'est tellement plus vendeur de donner à lire aux Obamaniaques ce qu'ils veulent voir)
en bref, Hillary Clinton s'est excusé pour
- l'attaque de Shaheen sur Obama
- les propos de Bill sur la Caroline du Sud et ceux de Geraldine Ferraro

Quand à dire qu'Obama a surmonté les polémiques, on ne doit pas lire les mêmes chiffres sur les proportions de l'électorat blanc qui le soutient depuis les sorties de Wright.

Un dernier point: Hillary Clinton sera-t-elle tenue comme responsable de l'échec des Démocrates si John McCain l'emporte en novembre prochain ?
Mais bien sûr voyons ! Vous ne croyez tout de même pas que les obamaniaques vont se remettre en cause ? La primaire n'est même pas fini qu'ils se défaussent de leurs responsabilités.
Ils rêvent d'envoyer à la conquête de la maison blanche un homme sans expérience, en nette perte de vitesse depuis que la presse fait son boulot vis à vis de lui, et qui a perdu tous les états décisifs pour la présidentielle, un rassembleur qui n'est majoritaire que dans sa seule communauté et dont le pasteur et père spirituel de 20 ans étale son racisme dans les talk-show.
C'est évident, s'il se croute, ce sera à cause de Clinton...

7.Posté par Gwadawi le 14/05/2008 04:25
kechkeche le 13/05/2008 21:43 - La raison est simple à devinée: C'est une histoire de famille, car ils font partie de la même société secrete et se partage le pouvoir à tour de role.


8.Posté par gigi le 14/05/2008 04:53
A mon humble avis, si les Democrates perdent en novembre, ce ne sera pas la faute d'Hillary Clinton, mais bien la responsabilite des electeurs qui auront vote pour les Republicains...
De la meme facon, quand le Front National fait 20% en France, c'est simplement parce que 20% des votants ont vote pour ce parti en connaissance de cause, non pas parce que les autres partis ont commis des erreurs de campagne.
Si ceux qui sont decus par l'investiture du candidat democrate se rabattent vers McCain, c'est qu'ils adherent aux idees de McCain, au moins un peu... Et honnetement, je suis relativement inquiete : je vis actuellement dans un "bastion" democrate et les idees exprimees autour de moi ne sont pas tellement anti-guerre, ni pro-assurance maladie universelle et, effectivement, les gens sont tout-a-fait prets a voter McCain si Obama n'est pas le candidat investi. Donc finalement, les gens voteraient Obama parce que c'est Obama, pas pour un parti, ce qui laisse perplexe sur la reelle volonte des electeurs.

9.Posté par annegc1 le 14/05/2008 05:06
@ Laurent: dire qu'Obama serait un "beau parleur sympathique même plein de vent" est un déni de la réalité. Il a amplement prouvé qu'il était loin d'être cela. Et son programme en est l'un des révélateurs.D'ailleurs, si tel était le cas, nombre de superdélégués, certains ayant couru le risque de recevoir l'ire des Clinton pour cela, ne seraient tout simplement pas aller vers lui... quant à ta comparaison avec Chirac et Juppé, vu que les Français n'ont pas eu à choisir entre les deux, c'est difficile de dire qu'ils ont préféré l'un à l'autre...

@kechkeche, de l'avis de beaucoup, l'unique raison pour laquelle Hillary Clinton n'est pas allée dans la course à la Maison Blanche est par pur calcul politique. Comme on ne change pas un commandant en chef au milieu d'une guerre, elle ne pensait pas qu'un démocrate puisse battre Bush. Elle a alors préféré laisser Kerry aller au casse pipe tout seul, ne le soutenant d'ailleurs que du bout des lèvres... et s'assurer ainsi un boulevard pour 2008. Elle pensait alors que comme pour ne serait-ce quelle raison les démocrates lui devaient cette élection personne de poids n'oserait entrer en campagne contre elle. Elle a juste négligé un détail, l'émergence d'un homme qui a éclipsé Kerry pendant la convention 2004 et qui depuis n'a cessé de monter depuis...

10.Posté par Christian G. le 14/05/2008 06:18
Observateur interessee de la vie politique international (mais bien plus en ce qui concerne le tiers monde comme l'appelle), je suis tres interessee comme tout le monde d'ailleurs par ce qui se passe aux USA. Les chiffres tombent et retombent , les sondages par ci les sondages par la, tout cela est bien beau et interessant, mais cela ne vous dis jamais qui sera president en novembre. Dans ce sujet americain, je ne menerai pas une analyse politico-strategico-statistique, je vais mener une analyse purement spirituel (domaine dans lequel beaucoup de rationaliste occidentaux ne preferent pas y mettre les pieds et/ou qui pensent n'a rien avoir avec la politique), et dans le spirituel je ne rappelerais qu'une chose que beaucoup d'experts omettent toujours de mentionner, (inconsciemment ou volontairement je ne sais pas), que toute autorite vient de Dieu, c'est lui qui etablit les rois, les reines , les premiers ministres etc....
Dans ce cas de figure, pour moi l'analyse est claire.bb[[ I don't how, why and when]]b , mais Hillary Rodham clinton sera bel et bien president des USA en 2008, n'en deplaise aux experts en Science po et observateurs agueris...
Mon analuse paraitra surement simple, limite illusoire, mais en ce jour la, beaucoup d'internautes se rappelleront de ce post.

Meme si j'aurais biem voulu que Barak soit elu, mais ce que Dieu a dit qui sera, c'est cela qui se produira.

11.Posté par smoby le 14/05/2008 08:56
Hillary Rodham Clinton, senatrice de NY, va continuer la bataille et l'article inspire par les medias de gauche americaine (en grande majorite pro-Obama) se trompe en beaute ;), c'est sa premiere qualite :).

12.Posté par Gerard le 14/05/2008 10:38
J'aime bien cette analyse. Elle ne laisse rien au hasard.

Mais ce qui m'afflige est de chercher tout de suite un coupable ! Pourquoi mettre un eventuel echec du parti democrate en novembre sur le dos de Clinton ? A mon sens, Clinton n'a fait et ne fait que ce qu'elle pense etre de son droit !

Si Obama _puisque c'est irreversiblement lui qui sera investi par le parti de l'Ane_ si il est battu par McCain, les democrates ne devraient s'en perendre qu'a eux memes. Individualiser les responsablites me parait tout simplement n'etre qu'une fuite en avant !

Mais autant Obama a surpris par sa rapide et incroyable percee, autant les chances de l'emporter face a McCain se multiplient : rien que deux indicateurs : les femmes qui se tournent vers Obama et les republicains en nombre qui ne supportent pas McCain.

13.Posté par natural le 14/05/2008 11:38
Franchement cette analyse est trop bien faite ! Bravo
J'aimerais surtout souligner que ces primaires ont montré ne serait-ce qu'une chose ! Et c'est ce qui va encourager les SD envers Obama, c'est ce mouvement de jeunes qui a envahi ces primaires... C'est vraiment une campagne historique et le fait est que cette forte mobilisation des jeunes votants a poussé Obama en avant et Hillary ne pourra pas dire le contraire. C'est ce que je voulais souligner et je veux encore une fois encourager les auteurs de ce blogue et saluer leur travail.

14.Posté par mike le 14/05/2008 12:31
je vois que certains illusionnistes continuent à croire aux chances aveuglant d'une clinton qui a fini des les hypnotiser, alors qu'en terme d'analyse, il s'agit d'etre luicide, les SD ont fini de me convaincre que ce sera de toutes les façons Obama, n'en déplaise aux racistes et jusqu'auboutistes, ce sera obama...

15.Posté par Avembe le 14/05/2008 14:17
S HRC perd aux GE ce seront les Obamabots qui seront responsables et si c Obama ce sera HRC...et si et si et si...

Obama a tant de mal à faire valoir de manière argumentée(comme il a su e faire pour le prix de l'essence et l'Irak)) son changement à mon sens car il est trop général
donc assez illisible..

.Même lorsqu'il parle du problème du racisme il ne fait que dire ce que chacun sait mais ne propose aucune solution(il n'en a aucune et le sujet est de toutes les manières est EXPLOSIF)

Ce qui est vraiment inqquiétant chez HRC c la fantastique capacité de déni,elle décide quel pays a ou non le droit d'exister, quelles règles politiques doivent convenir(si elle était républicaine elle serait l'élue!!!!wow ben qu'elle change de camp-), inventer de toutes pièces n'impoorte quo(bosniea sniper) ou étouffer ce qui dérange(PAUL vs CLINTON et autres...)i!!Y a plus d'argent ,on dénie les salaires des gens et on dénie encore et encore et encore

Comment sait-on gérer les finances de tout un état alors qu'on ne parvient pas à gérer son propre budget...de primaires...

Et remettre le fameux "soit vous êtes avec moi soit vous être contre..."En politique ,surtout extérieure c d'une prétention...

d'ailleurs Bush joue au cow boy et prend le monde pour le fra west depuis 8 ans et il est toujours incapable d'attraper les coupables mais on a guantanamo et l'Irak pour se défouler.

.je crains qu'elle ne fasse la même chose...à l'occasion

16.Posté par Laurent le 14/05/2008 14:26
@annegc, je persiste et je signe, et je trouve qu'Obama est plein de vent quand il promet le changement (et oui, j'ai lu son programme de A à Z). Il veut peut-être sincèrement changer les choses, mais je ne crois pas une seconde que quiconque arrive à changer quoi que ce soit. Il a trop d'intérêts en jeu. La récente tentative de bloquer le pork pendant un an étant un exemple.

17.Posté par mental le 14/05/2008 15:23
Je veux pas dire...mais il y'a un sacré paquets d'allumés qui viennent commenter les élections américaines sur ce blog : Des néo conservateurs francophones pro-sionistes. Des fous de dieu qui pensent que seul ce dernier est en droit de choisir des chefs d'états, des gars qui ont les insultes racistes sur le bout des lèvres...j'espère que la politique americaine n'intéresse pas que des personnalités aussi...radicales.

18.Posté par Christian G. le 20/05/2008 22:10
J'aimerais bien revenir ici dans quelques mois pour reparler encore de ce sujet. Dans ce monde de plus en plus materialiste, les gens ont oubliee l'essentiel. Apparement il y a de ceux qui pensent encore que la terre leur appartient, que leur propre vie leur appartient etc, et ont le droit de choisir comme bon leur semble.
Mais anyway, je le repete encore aujourd'hui ce que Dieu dit, c'est ce qui se fera. Ces derniers temps les medias du monde utilisent une expression que j'aime beaucoup "il faudrait un miracle pour que clinton batte Obama", justement ils ont lache le mot 'Miracle" .Eh bien c'est ce qui se produira.
Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas quand, mais tout ce que moi je sais est qu'' Hillary Clinton sera presidente des USA en novembre 2008. Quoi qu'en disent les analystes et leurs chiffres, quoi qu'en disent les experts des plus grands centres expertisees en matiere politique dans le monde, Hillary Clinton sera presidente des USA.
Mais retenez ce jour, ce Dieu dit c'est ce qui se passe et cela n'en deplaise aux plus intelligents d'entre nous. Et vouloir ou pas C'est L'Eternel qui choisit les presidents de ce monde (dictateur, democrate, despote, roi, raciste etc.)... Ils sont mis parce que le plan de Dieu doit s'accomplir .
Qui vivra verra!!!

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