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Du Super Tuesday à la Convention, la bataille des super délégués démocrates

Barthélémy Courmont et Colin Geraghty le 16 Février 2008 à 20:10

par Barthélémy Courmont, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), et Colin Geraghty. C'est dans les derniers Etats devant s'exprimer et surtout chez les super délégués qu'il faut désormais se pencher pour tenter d'anticiper le résultat final de cette course historiquement serrée.



Du Super Tuesday à la Convention, la bataille des super délégués démocrates
Cette année, le Super Tuesday a pris une dimension historique dans l’histoire des élections américaines, passant de 7 Etats en 2004 à 22 (pour les Démocrates, et 21 pour les Républicains) en 2008, répartis sur plus de 9 millions de km2, et a de ce fait constitué un défi stratégique inédit pour les candidats. Avec une course à l’investiture démocrate indécise et pleine de surprises, il devenait dès lors essentiel d’aborder ce jour clé en position de force, avec le dynamisme que procure une victoire – c’était l’enjeu (à l’instar de ce que fut la Floride chez les Républicains) de la Caroline du Sud, le dernier Etat à voter avant les primaires du 5 février (si l’on ne tient pas compte de la Floride, exclue de la Convention nationale démocrate). Cette configuration signifiait que Barack Obama et Hillary Clinton n’avaient que peu de temps pour parcourir le pays et faire campagne dans les 22 Etats, allant de la Californie à New York. Dans un tel contexte, où le candidat ne peut être physiquement présent partout, le recours à des personnalités politiques auxiliaires s’impose ; si le poids des endorsements (soutiens) est souvent remis en question par les analystes, deux démocrates dont l’influence est indéniable, Bill Clinton et Ted Kennedy, pèsent de tout leur poids. Le second parait ainsi être le seul capable d’exercer une influence comparable à celle du dernier président démocrate sur les 800 super délégués dont les voix pourraient être décisives à la Convention. Une comparaison des actions des deux hommes, de la manière dont ils se sont insérés dans les campagnes respectives d’Hillary Clinton et de Barack Obama, permet non seulement d’éclairer sur leur influence au sein du Parti démocrate, mais aussi de souligner des différences fondamentales dans les stratégies des deux candidats. Et comme le Super Tuesday s’est soldé par une sorte de match nul (bien que bénéficiant à Barack Obama), cette lutte d’influence pour séduire les super délégués, autre bataille dans les rangs des Démocrates, sera décisive. Le 5 février a ainsi été préparé avec tant d’attention dans le clan Clinton et le clan Obama qu’il s’est montré incapable de désigner le grand vainqueur des Primaires, et c’est donc dans les derniers Etats devant s’exprimer et surtout chez les super délégués qu’il faut désormais se pencher pour tenter d’anticiper le résultat final de cette course historiquement serrée.

La sénatrice de New York cherche généralement à construire avec soin un capital de soutien dans les Etats, grâce à la célébrité nationale que génère son nom depuis 1992. Si elle a été contrainte de déployer Bill Clinton plus tôt que prévu, dès les caucus de l’Iowa pour répondre aux apparitions d’Oprah Winfrey aux côtés d’Obama, il n’en demeure pas moins que son mari lui a effectivement permis de se dédoubler, et donc de prendre de l’avance pour le Super Tuesday avant même le vote de la Caroline du Sud. Barack Obama espérait pour sa part profiter d’un élan victorieux pour monter à l’assaut des bastions d’Hillary Clinton, aidée par Bill – devenu tellement présent dans la campagne et les médias que la contraction « Billary » a un temps beaucoup circulé, poussant même l’ancien président à s’excuser pour sa présence trop marquée.

Dans cette optique, la déclaration de Ted Kennedy prend son sens : préparée par un éditorial éclatant en faveur d’Obama écrit par Caroline Kennedy, fille de JFK, la déclaration publique de Ted Kennedy a donné à Obama une couverture médiatique nationale gratuite pendant plusieurs jours (un atout non négligeable étant donné le prix de spots publicitaires dans des Etats comme New York et la Californie), et lui a permis de bénéficier de l’aura du nom Kennedy. De fait, il est indéniable que dans les jours qui précédaient le Super Tuesday le jeune sénateur de l’Illinois souffrait d’un déficit de notoriété par rapport à Hillary Clinton, et ce en dépit de la sur-médiatisation de cette campagne présidentielle ; or le nom de Kennedy lui apportait cette dimension nationale lui permettant de rivaliser avec sa concurrente. Résultat, si Hillary Clinton a remporté plus de délégués lors du Super Tuesday, l’écart est nettement plus faible que ce qu’indiquaient les sondages avant que Ted Kennedy n’apporte son soutien actif. Ce faisant, la campagne d’Obama a pu réaliser la transition entre deux phases, passant de l’image d’Obama comme le second Martin Luther King aux évocations d’un second JFK, icône inégalée du camp démocrate, et inattaquable même chez les Républicains. Cette intervention surmédiatisée ne peut que faire penser à celle d’Oprah Winfrey, avant les caucus de l’Iowa ; la reine du petit écran qui attire pas moins de huit millions de téléspectateurs par jour, s’est investie de façon très active avant de disparaitre de la campagne après, à l’instar de ce qui s’est produit avec Ted Kennedy. Il faut rappeler que ce dernier occupe, au Sénat, un poste clé : président de la Commission sur la santé, l’éducation, le travail et les pensions, et que sa popularité auprès des cols bleus explique sans doute la décision de John Edwards (qui s’en était fait le porte-parole) d’abandonner la course à l’investiture. Mais plus important encore que son rôle dans le Super Tuesday, le soutien de Ted Kennedy pourrait permettre à Barack Obama de convaincre de nombreux super délégués.

La récente série d’Etats remportés par Obama (tous les Etats s’étant exprimé depuis le Super Tuesday lui ont donné la majorité) prend tout son sens : le candidat de l’Illinois mise avant tout sur une dynamique populaire qui, il l’espère, transformera définitivement sa campagne en un mouvement suffisamment fort pour prendre d’assaut les réservoirs de soutiens que s’est longuement et soigneusement constitué Hillary Clinton parmi les super délégués démocrates. Les annonces publiques sont venues à des moments stratégiques relayer l’élan de la victoire et en prolonger la dynamique. La sénatrice du New York a été contrainte de faire le choix inverse : ne pas faire d’annonce tonitruante (pour des raisons de stratégie mais aussi faute de soutien de poids) mais continuer à se battre seule, pour souligner sa capacité de résistance, pour montrer qu’elle est, comme elle l’affirme, la seule à pouvoir faire face à toutes les attaques vicieuses que ne manqueront pas de lancer les Républicains avant l’élection générale. Il convient cependant de tempérer cette image : elle continue à mobiliser fortement son mari et sa fille, deux personnages bien connus de l’électorat américain et chacun disposant d’un important capital sympathie. Par ailleurs, si son mari demeure évidemment populaire, malgré l’épisode de la Caroline du Sud, il n’est pas un si grand atout que cela : ses divers scandales seraient même un handicap pour l’élection générale ; il ne manquera pas d’être un pôle déstabilisateur à la Maison Blanche ; et il mobilise les Républicains contre lui encore plus que sa femme. En outre, de même que Bill, Chelsea Clinton ne s’impose pas chez les jeunes comme sa mère l’eût peut-être espéré : elle parait charmante, adorable, d’une maturité étonnante, mais auprès d’un électorat un peu plus âgé, soit le bastion traditionnel d’Hillary, et ne lui permet guère d’étendre son électorat. La jeunesse démocrate a choisi son candidat, et Hillary Clinton n’a que peu de chances de combler son retard sur ce terrain.

Dès lors, si la bataille continue avec vigueur pour les derniers Etats (avec en ligne de mire le Texas et l’Ohio, le 4 mars, qui seront indispensables pour relancer la candidature Clinton), une deuxième bataille se profile, qui a déjà commencé, et dont les mécanismes sont d’une autre nature : la course aux super délégués. Hillary Clinton maintient qu’ils devraient voter en leur âme et conscience (elle est créditée de près de deux fois plus d’intentions de votes dans ce groupe qu’Obama, mais comme ces électeurs peuvent changer d’avis au dernier moment, cette avance ne peut être considérée comme acquise). Obama, qui espère remporter plus d’Etats, affirme qu’ils devraient suivre le vote populaire, afin que l’élection primaire ne soit pas décidée par un nombre restreint d’« insiders » du Parti Démocrate. Ce qui ne l’empêche pas de contacter en permanence ces électeurs, d’utiliser pour cela des personnalités politiques comme Ted Kennedy. Hillary Clinton espère être élue grâce à ce groupe, et mobilise pour cela sa famille : elle contacte d’abord un super délégué par un de ses proches qui soutient Clinton, puis si c’est insuffisant elle fait appel à un élu local séduit à sa cause, puis un gouverneur ou sénateur de l’Etat, et en dernier recours c’est son mari ou sa fille qui appellent. Dans cette optique, le soutien du sénateur Kennedy et du réseau qu’il apporte prend une importance supplémentaire pour contrer l’un des atouts majeurs du camp Clinton. En réalité, chaque candidat façonne son discours en fonction de l’état de sa campagne ; mais le fait que le rôle des super délégués soit pour la première fois véritablement crucial illustre non seulement à quel point les deux candidats sont serrés mais aussi à quel point ils reposent sur des dynamiques différentes. Le changement récent de directeur de campagne par Hillary Clinton – un choix qui témoigne presque toujours d’une certaine panique au sein d’une campagne – suffira-t-il à l’aider à changer son image, et à enrayer la dynamique d’Obama ? Ou celui-ci montera-t-il à l’assaut des super délégués de la même manière qu’il semble avoir conquis l’électorat populaire, à coups de charisme personnel et de soutiens médiatisés au timing calculé ? à cet égard, les intentions de John Edwards et d’Al Gore pourraient faire la différence, aussi bien auprès de l’électorat que des super délégués.

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1.Posté par vintimille le 16/02/2008 21:47
Voilà une étude universitaire comme on les aime : sans parti pris (ou alors un tout petit en faveur de B.O. :why not?) , avec des références précises plutôt que des ragots , attentive aux enjeux de moyen et long terme plutôt que de s'engluer dans l'écume anecdotique du quotidien.
J'adore ! Merci à Mlle Paillon pour sa neutralité raisonnable et la qualité de ses articles.

2.Posté par Thomas le 17/02/2008 08:05
C'est vraie, c'est une étude presque neutre (mais un peu pro Obama quand même). On n'aime !
Merci !
Alexandre Thomas

3.Posté par Norbert M. Gibango le 18/02/2008 10:50
L’article de Barthélemy Courmont et Colin Geraghty incarne un élan tout à fait scientifique au regard de l’effort de regroupement des faits saillants qu’il épingle tout comme pour les doigter, dates à l’appuis, en rapport avec les prochaines élections américaines de novembre 2008. L’esprit général de l’article est de vouloir mettre en exergue la justification du score jugé égal obtenu par les deux candidats démocrates (les sénateurs Barack Obama et Hillary Clinton) à l’issue du « super Tuesday » le 05 février 2008. Avec toute la bonne foi de ne pas vouloir blesser le moral d’un ou l’autre camp, les auteurs du texte s’y sont efforcés de mettre de l’équilibre noir sur blanc. Et pourtant, leur plume savante a sacrifié quelque chose de vital au nom de cette déontologie de la neutralité et de l’équilibrage des chances de succès des concurrents.

Aussi, je puis avouer que la lecture que cet article fait de certains faits reste discutable, à mon avis. Les auteurs de l’article ont cherché chez Obama une certaine petite bête qui ne me laisse pas indifférent. Ils ont eu, par exemple, à minimiser les efforts du sénateur Barack Obama ! En effet, ils observent que le sénateur Obama ne valut pas grand-chose (souffrait d’un déficit de notoriété) avant son soutien par monsieur Ted Kennedy. Leur pronunciamiento à ce point ne relève ni plus ni moins d’une lecture plutôt tendanciellement non juste ! J’estime que cet article distrairait ainsi cruellement le camp de la sénatrice Hillary Clinton en la désorientant à sous-estimer la force d’influence des opinions politiques de son challenger Obama, alors que l’ex-Première Dame n’a pas du tout intérêt à être bernée au moyen de pareilles obséquiosités attendrissantes. Voilà l’une des raisons qui aurait sans doute conduit l’un des commentateurs de cet article à dire que l’article de ces deux auteurs s’avèrerait pro-Obama dans le fond!

À mon avis, l’Ex-Première Dame a besoin qu’on lui dise la vérité à l’heure qu’il est. La vérité du moment est pour ainsi dire « le réalisme » ; et le réalisme c’est que Madame Hillary Clinton a su se battre jusqu’ici avec un homme qui est inévitablement fort autant qu’elle même, certes. Elle a montrée en face du monde combien une femme moderne est capable de drainer des foules composites immenses avec grande dextérité. Cependant, l’autre volet du même réalisme voudrait que l’on observe attentivement pour voir combien plutôt, déjà, la « fortuna » ne la sourit pas du tout, eu égard aux victoires spectaculairement vertigineuses de son adversaire qui ont rétréci et puis supplanté le nombre de ses délégués, aussi facilement que l’on dirait à quelqu’un « un bonjour » ! Ne serait-ce pas là parce qu’elle se serait malheureusement choisi un mauvais moment pour se confronter au « phénomène Obama » qui galvanise irrésistiblement contrées, cités, lieux de travail, familles et consort? Cela n’aurait-il pas été autrement pour elle si elle se serait présentée lors des élections G. W. Bush I ou II ?

À la vérité, quand bien même aujourd’hui la sénatrice de New York serait désignée avec la bénédiction des super-délégués comme candidate démocrate aux élections de novembre 2008, ceci ne changerait pas grand-chose sur le fond de la réalité, comme l’avertissent instamment les sondages. Je ne vois pas comment « l’impopularité notoirement progressive » de la candidate depuis son propre camp politique pourrait séduire les indépendants afin de lui donner le sauf-conduit pour la Maison Blanche ! Autrement dit, dans le cadre des élections actuelles, le mauvais choix du candidat dans le Camp des démocrates mettrait aux anges le Camp Républicain qui n’attend que ce cadeau là.

D’après moi, le réaliste choix selon toutes les circonstances du moment que serait Barack Obama est fort de «l'idéal de changement » tant souhaité qui fait mobiliser la majorité du camp. Cette mobilisation a été observable dès l’aube de ces primaires, et ceci bien avant le soutien public motivé et bienveillant de l’Honorable Ted Kennedy qui, lui aussi, est un mobilisé par le son de la trompette jouée par Obama. En réalité, le sénateur Obama est parti entant que candidat inconnu se dévoilant lui-même, auprès des petits et grands, par suite de son projet-programme. Minimiser ce fait ne me paraît pas juste aussi longtemps que d’aucuns savent que l’endorsement tel qu’il se fait aujourd’hui est assurément dû par suite de l’appréciation du contenu logique et défendable matériellement que véhicule son argumentation discursive et autant que plausible. Ce n’est pas du tout de la simple rhétorique comme le voudrait faire accroire sa rivale. Second JFK et/ou second Martin Luther King, Barack Obama peut jusque-là porter sans défaut ces augustes titres honorifiques.

Voilà, Mlle Paillon, ce sur quoi j’ai bien voulu discuter et « être en désaccord » avec les deux écrivains susmentionnés, par-delà la scientificité de leur article, « sans être désagréable », comme le dirait le sénateur Obama.

Norbert M. Gibango

4.Posté par Fred le 18/02/2008 12:55
Qu'il y ait des amitiés, des inimitiés, des réseaux ou des fidélités au sein du parti démocrate, et qu'ils jouent majoritairement en faveur de l'ancien Président et de son épouse est un fait incontestable. Mais ce serait une erreur de penser que cela lui assurerait une avance chez les superdélégués.

Ceux-ci sont avant tout des politiques mus par des intérêts à court-terme (la victoire du parti en novembre + une place dans la prochaine administration) et à moyen-terme (assurer leur réélection en 2010).

Il faut noter qu'un grand nombre de soutiens d'Hillary Clinton se sont engagés dès l'année dernière, alors qu'elle comptait plus de 20 points d'avance dans les sondages nationaux et semblait la candidate "inéluctable". L'incertitude grandissante autour de la nomination de l'ex first lady change la donne. Depuis que les primaires ont commencé, cet avantage tend à s'amenuiser, d'une centaine de superdélégués d'avance en janvier à environ 70 aujourd'hui selon RCP. De toute évidence, l'absence de choix par la moitié des superdélégués à ce jour n'est pas une bonne nouvelle pour Hillary, qui démontre que beaucoup restent en position d'attente pour "voler au secours de la victoire"...

Par ailleurs, on ne doit pas oublier que plusieurs superdélégués sont élus d'un district (les représentants) et que ceux-ci auront peu envie de se retrouver en primaires face à un candidat soutenu par celui qui a emporté le district, surtout s'il est devenu entre-temps président. Obama a gagné 17 districts dont le représentant soutient Clinton (contre 11 dans l'autre sens) et 27 dont le représentant ne s'est pas déclaré (contre 22). Ceux-là seront les plus volatiles à la convention, comme le montre le retournement des représentants de Géorgie.

Enfin, les superdélégués n'oublient pas qu'à chaque fois qu'ils ont décidé du nominé, les démocrates ont perdu l'élection générale. Il y a donc un fort mouvement pour appeler à entériner le résultat du vote populaire pour maintenir l'unité du parti, et éviter des recours juridiques destructeurs si la Floride et le Michigan étaient en position de changer le résultat. bien qu'officiellement neutres, les interventions dans ce sens d'Howard Dean, Nancy Pelosi et sans doute bientôt Al Gore seront des alliés de poids pour Barack Obama.

J'ai la conviction qu'une majorité de superdélégués refuseront d'assumer le grand pouvoir qu'on leur prête et qui a tout d'un cadeau empoisonné. Il y a donc de fortes chances pour qu'ils entérinent le résultat, qui sera sans doute connu le 22 avril au soir après la Pennsylvanie.

5.Posté par Barthélémy Courmont le 19/02/2008 14:14
Merci pour ces commentaires pertinents et utiles. Je tiens simplement à rappeler que l'observateur français n'est ni pro Obama, ni pro Clinton, ni pro McCain. Ces trois candidats présentant des bons comme des mauvais côtés, mais étant dans l'ensemble de très bon niveau, il est de toute façon difficile de faire son choix. Lors de la campagne 2004, quand je ne critiquais pas suffisamment Bush (c'est-à-dire en permanence, les analyses n'étant pas destinées à s'attaquer à l'un des candidats), je recevais des messages du type "pro Bush"... Je suis bien entendu satisfait de voir que le niveau des débats a profondément changé, des deux côtés de l'Atlantique d'ailleurs, mais je rappelerais simplement que pour le lecteur qui a fait son choix, il y a toujours matière à trouver à critiquer ou au contraire à se sentir conforté. Or, il ne s'agit ici que de fournir de l'information qui s'efforce de dépasser le journalisme, mais pas de prendre position pour l'un ou l'autre des candidats.

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