Si vous n'avez jamais entendu parler de Big Bird, c'est que vous n'avez plus 6 ans ou que vous avez abandonné vos rêves d'enfants au grand capital. Ce grand oiseau jaune monté sur échasses est une des marionnettes historiques de Sesame Street, le programme créé par Jim Henson et diffusé sur PBS. C'est également sur la chaine publique que le premier débat présidentiel entre Mitt Romney et Barack Obama avait lieu hier soir.
Un affrontement télévisé dédié à l'économie et à la politique domestique, où les deux compétiteurs se sont mesurés à la création d'emplois, la réduction du déficit, l'indépendance énergétique, la réforme du système de santé ou encore le poids du gouvernement fédéral. Le Républicain s'est nettement démarqué sur la forme, faisant figure de Phénix de la rhétorique lors d'échanges parfois très techniques. Mitt Romney invective Jim Lehrer, modérateur du dit débat, et prend appui sur PBS et Big Bird pour renchérir sur le danger d'un Etat dépensier. L'analogie est limpide : PBS est synonyme de dépenses à tout va. Big Bird n'a plus qu'à se trouver un nouveau job dans le secteur privé.
Sur Twitter, on gazouille alors à gorge déployée et les anti-Romney prennent la plume pour défendre l'oiseau rare. Plus de 17 000 tweets supportant "Big Bird" sont dénombrés à la minute, contre 10 000 pour "PBS".
La campagne #SaveBigBird prend peu à peu son envol, tandis que des comptes politico-humoristiques comme @FiredBigBird @BIGBIRD ou @BigBirdRomney font leur apparition sur le réseau. En quelques heures seulement, le volatile atteint une popularité record et rassemble plus de 50 000 followers, tous comptes confondus.
Si ce BigBirdgate a réveillé la twittosphère, c'est qu'il a touché un point de fracture au sein de l'électorat américain : l'individu contre le collectif, le marché contre l'Etat providence, le privé contre le public, les 1% contre les 47%. En un mot, Romney contre Obama. D'Occupy Wall Street à Occupy Sesame Street, il n'y a qu'un pas.
Un affrontement télévisé dédié à l'économie et à la politique domestique, où les deux compétiteurs se sont mesurés à la création d'emplois, la réduction du déficit, l'indépendance énergétique, la réforme du système de santé ou encore le poids du gouvernement fédéral. Le Républicain s'est nettement démarqué sur la forme, faisant figure de Phénix de la rhétorique lors d'échanges parfois très techniques. Mitt Romney invective Jim Lehrer, modérateur du dit débat, et prend appui sur PBS et Big Bird pour renchérir sur le danger d'un Etat dépensier. L'analogie est limpide : PBS est synonyme de dépenses à tout va. Big Bird n'a plus qu'à se trouver un nouveau job dans le secteur privé.
Sur Twitter, on gazouille alors à gorge déployée et les anti-Romney prennent la plume pour défendre l'oiseau rare. Plus de 17 000 tweets supportant "Big Bird" sont dénombrés à la minute, contre 10 000 pour "PBS".
La campagne #SaveBigBird prend peu à peu son envol, tandis que des comptes politico-humoristiques comme @FiredBigBird @BIGBIRD ou @BigBirdRomney font leur apparition sur le réseau. En quelques heures seulement, le volatile atteint une popularité record et rassemble plus de 50 000 followers, tous comptes confondus.
Si ce BigBirdgate a réveillé la twittosphère, c'est qu'il a touché un point de fracture au sein de l'électorat américain : l'individu contre le collectif, le marché contre l'Etat providence, le privé contre le public, les 1% contre les 47%. En un mot, Romney contre Obama. D'Occupy Wall Street à Occupy Sesame Street, il n'y a qu'un pas.

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