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Marjorie Paillon
Journaliste à BFM Radio (Les Grands Débats, USA Hebdo) et passionnée par la vie politique américaine.
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John Cleese, le chef de troupe des mythiques Monty Python, se porte candidat pour écrire les discours de Barack Obama. L'humoriste britannique vit depuis quelques années en Californie et a eu le temps d'observer les développements de cette campagne présidentielle. Il en est certain : ses blagues peuvent aider le sénateur de l'Illinois à franchir la porte de la Maison Blanche.
Un poisson nommé Barack? Sacrée Maison Blanche? On hésite encore sur le titre du premier speech d'Obama signé John Cleese. Une discipline dans laquelle il s'est déjà illustré dans sa Grande-Bretagne natale. Le SDP-Liberal Alliance Liberal s'était attaché les services du comédien en 1987. La preuve en images.
Nouvelle publicité télévisée pour le candidat républicain et nouveau rappel des états de service du soldat, prisonnier torturé cinq longues années pendant la guerre du Vietnam. C'est pour le moment l'axe principal de la communication de McCain : un vétéran, un héros, un patriote. Qui a dit que les Républicains changeaient de ligne politique après les deux mandats de Bush Junior ?A l'occasion de la traduction en français du livre Les rêves de mon père (Presses de la Cité, 2008), le quotidien Le Figaro vous propose ses bonnes feuilles. En voici quelques unes.
Extrait : Vous devez être en colère quelque part
En 1983, je décidai de devenir organisateur de communautés. Quand mes amis, à l'université, me demandaient quel était le rôle d'un organisateur de communautés, je n'étais pas capable de leur répondre directement : je discourais sur la nécessité du changement. Du changement à la Maison-Blanche, où Reagan et ses sous-fifres se livraient à leur sale besogne. Du changement au Congrès, qui était complaisant et corrompu. Du changement dans l'état d'esprit du pays, obsessionnel et centré sur lui-même. Le changement ne viendra pas d'en haut, disais-je. Le changement ne viendra que de la base, c'est pourquoi il faut la mobiliser. Voilà ce que je vais faire. Je vais travailler à organiser les Noirs. La base. Pour le changement. Et mes amis, blancs et noirs, me félicitaient chaudement de mon idéal, avant de mettre le cap sur le bureau de poste pour envoyer leurs demandes d'admission dans les grandes écoles. […] Finalement, une société de conseil financier pour multinationales accepta de m'embaucher comme assistant de recherche. J'arrivais tous les jours dans mon bureau au cœur de Manhattan. J'étais le seul homme noir de la société. Ike, l'agent de sécurité noir bourru qui officiait dans le hall, n'y alla pas par quatre chemins et me dit tout net que je commettais une erreur. «Organisateur ? C'est un genre de politique, c'est ça ? Pourquoi vous voulez faire un truc comme ça ? » J'essayai de lui expliquer mes idées politiques, combien il était important de mobiliser les pauvres et de redistribuer les richesses à la communauté. Ike secoua la tête. «Monsieur Barack, me dit-il, j'espère que vous ne le prendrez pas mal si je vous donne un petit conseil. Oubliez ces histoires d'organisation et faites quelque chose qui pourra vous rapporter du blé.» […] J'avais pratiquement renoncé à devenir organisateur lorsque je reçus un appel d'un certain Marty Kaufman. Celui-ci m'expliqua qu'il avait monté une organisation à Chicago et qu'il souhaitait engager un stagiaire. Son aspect ne m'inspira pas grande confiance. Un Blanc grassouillet, de taille moyenne, portant un costume fripé. Son visage était mangé par une barbe de trois jours ; derrière d'épaisses lunettes cerclées de fer, ses yeux restaient plissés en permanence. Quand il se leva pour me serrer la main, il renversa un peu de thé sur sa chemise. «Eh bien, dit-il en épongeant la tache avec une serviette en papier, pourquoi veut-on devenir organisateur quand on vient de Hawaii?» Je m'assis et lui parlai un peu de moi. «Hum, fit-il en hochant la tête, tout en prenant quelques notes sur un calepin. Vous devez être en colère, quelque part. Que voulez-vous dire ? Il haussa les épaules. Je ne sais pas exactement. Mais il y a sûrement quelque chose. Ne le prenez pas mal : la colère, c'est obligatoire pour faire ce boulot. C'est la seule raison qui pousse quelqu'un à s'engager là-dedans. Les gens bien dans leur peau trouvent un boulot plus calme.» ------- Lire toutes les bonnes feuilles en ligne sur le site du Figaro. Vous pouvez vous procurer le livre dans la librairie en ligne d'Ilovepolitics. Son équipe de campagne va le répéter aux Américains sur tous les tons jusqu'en novembre. John McCain est un héros de la guerre du Vietnam. Il fêtait hier les trente-cinq ans de sa libération, après cinq années de captivité dans les geôles des Vietcongs.
Dans ce clip intitulé "Journey to Freedom", on peut en particulier voir l'ancien compagnon de captivité au Vietnam du candidat républicain ainsi que sa mère raconter leurs souvenirs de cette époque. Sa mère déclare par exemple qu'alors qu'elle croyait son fils mort, apprendre qu'il avait été capturé fut "the best news (she) ever heard in (her) whole life". Le clip se conclut par ses mots de McCain : "The only reason why I'm here today is because I believe a higher being has a mission for me in my life".
Le site www.nojohn.com diffuse quant à lui un clip montrant les revirement auxquels est contraint (par opportunisme ? ou simple nécessité de rassembler son camp ?) John McCain sur la torture en Irak, les relations avec Bush Jr et son ancien conseiller Karl Rove, ou encore ses positions sur la religion. Sur ces différents points, McCain finit par s'aligner sur les positions de ces anciens adversaires, prenant d'ailleurs ainsi le risque de gommer sa singularité. Nojohn.com étant totalement dédié aux attaques contre McCain, nul doute que ses animateurs sauront l'utiliser avec profit pendant les prochaines semaines. Ce serait bien le moins, alors que les attaques sont essentiellement concentrées entre les partisans d'Obama et ceux de Clinton, laissant McCain relativement épargné pour le moment.
Mike Gravel n'a pas encore gagné un délégué mais il est toujours candidat des primaires démocrates avec sa petite musique toujours aussi singulière. Celui qui n'était pas invité des débats entre candidats par CNN, s'étonne désormais d'être exclu de la page officielle de la campagne sur YouTube. Et le sénateur Gravel d'oser poser la question : YouTube serait-il un organe de censure au même titre que les grands médias traditionnels ? Il est en tout cas à noter que Ron Paul a subi le même traitement.
Voir la page de présentation des candidats sur YouTube, où les vidéos de Mike Gravel ne sont plus visibles.
Le texte de Gravel, qui accompagne la vidéo : "This video is addressed to Steve Grove, YouTube's news and politics editor. Sen. Mike Gravel and Rep. Ron Paul have been removed from YouTube's YouChoose '08 page, located at: http://www.youtube.com/youchoose. Why is YouTube deciding for the voters which candidates deserve any recognition, and which ones don't? This is especially strange, as Dr. Paul is the most subscribed candidate on YouTube, and Senator Gravel is far more popular than John McCain. Not only are Sen. Gravel and Rep. Paul missing, but so is Independent candidate Ralph Nader. YouTube is becoming part of the problem. http://www.gravel2008.us Contact Steve Grove: http://www.youtube.com/citizentube citizensteve@youtube.com" John McCain entame la semaine prochaine une tournée internationale pour tester sur le terrain sa stature d'homme d'Etat. Après une visite à Jerusalem mardi 18 mars pour parler de la situation au Proche-Orient, il posera ses valises les mercredi 19 et jeudi 20 mars à Londres, avant de prendre un bain élyséen le vendredi 21 mars.
Palais de l'Élysée, Paris, le mercredi 5 juillet 2007, D. Noizet © Service photographique de la Présidence de la République (Tous droits réservés)
C'est la troisième fois que Nicolas Sarkozy et John McCain se rencontrent. Lors de son déplacement de campagne de septembre 2006, le candidat Sarkozy avait obtenu un entretien avec le sénateur de l'Arizona. Il avait d'ailleurs aussi rencontré Barack Obama à cette occasion. Après son élection, Nicolas Sarkozy avait accueilli à nouveau John McCain à Paris en juillet 2007. Mais cette fois-ci, c'est en candidat officiel du Parti républicain à l'élection présidentielle américaine que le sénateur de l'Arizona foulera les marches du Palais.
L'attention médiatique est centrée sur le duel entre Clinton et Obama. De son côté, John McCain, assuré d'être le candidat des Républicains en novembre prochain, commence sa course de fond jusqu'à la convention républicaine de cet été. L'occasion pour les Américains (et les internautes français) de mieux découvrir le candidat dans cet entretien à l'émission politique phare de CBS News, 60 Minutes, où il s'exprime sur sa carrière, la guerre d'Irak, la torture, l'économie, Barack Obama, Hillary Clinton, le système de santé, la corruption, etc.Dans la famille Bush, je voudrais le père. Après le soutien de l'ancien gouverneur de Floride, Jeb, et les demi-mots de l'actuel Président des Etats-Unis, George W. Bush, c'est au tour de George Bush Senior d'adouber John McCain. "Personne n'est aussi préparé à diriger notre nation que le sénateur John McCain", une déclaration nette de l'ancien Président qui a tenu à s'exprimer depuis son fief d'Houston au Texas, lors d'une conférence de presse en compagnie du candidat républicain. Ilovepolitics.info vous propose de visionner ce sujet de CNN qui dévoile l'importance d'un tel "endorsement".Le "petit" candidat démocrate Mike Gravel n'en finit pas de jeter des pavés dans la mare. Sa campagne ne décolle pas et se heurte à l'indifférence des médias, mais il garde le cap. Seul candidat à critiquer le créationnisme dominant, il délivre ici une critique radicale du système de financement des candidats. Et devinez quels sont les candidats qui ont levé le plus de fonds pour le moment ? Clinton et Obama, deux démocrates.Le Philadelphia Inquire a choisi de soutenir Barack Obama. Le candidat s'en félicite sur son blog.
Le changement. Le renouveau. Et surtout faire barrage à la dynastie Clinton. C'est pour ces raisons que le Philadelphia Inquire apporte aujourd'hui son soutien à Barack Obama. Philadelphie et la Pennsylvannie voteront pour investir leur candidat démocrate le 22 avril prochain.
Extraits de l'éditorial : " Change. Democrats are so sure Americans want a change from the eight years they have endured under President Bush that the party thinks winning back the White House from the Republicans is virtually guaranteed. But only if the right nominee is chosen for the office. This year it's been hard for anyone to get traction against two candidates who would make history no matter which one is nominated - Hillary Clinton and Barack Obama. In them, Democrats could choose as their nominee either the first woman or the first African American to become president. But the choice is hard. In an election where change is the operative word, would the former first lady represent that? After two Bush presidencies, many Americans don't see change in a Clinton dynasty. Given that, BARACK OBAMA is the best Democrat to lead this nation past the nasty, partisan, Washington-as-usual politics that have blocked consensus on Iraq; politics that never blinked at the greedy, subprime mortgage schemes that could spawn a recession; politics that have greatly diminished our country's stature in the world." |
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