John McCain a toujours eu une place à part dans l'inconscient collectif américain. Depuis son retour des geôles vietnamiennes, il incarne le héros militaire, le vétéran à l'honneur -presque- sauf. Bien qu'il ait quitté la Navy en 1981, il reste fidèle aux valeurs de l'
US Army (ou de l'
United States Armed Forces pour les connaisseurs).
Il a voté pour la guerre en Irak en 2003, s'emploie à souligner les effets positifs du
"surge" de 2007, et, tout en reconnaissant les erreurs stratégiques commises à Bagdad depuis 5 ans, ne propose pas de plan de retrait des troupes américaines d'Irak dans
son programme présidentiel. Le sénateur de l'Arizona tenait aujourd'hui même un
discours sur la situation en Irak, à la veille de l'audition par le Congrès du général Petraeus, commandant des forces sur place.
Seulement voilà, il y a des petites phrases qui marquent. Et quand John McCain répond lors d'un meeting que l'Amérique restera
"100 ans de plus s'il le faut " en Irak, forcément, cela fait désordre.
C'est en partie sur cette phrase qu'
Ed Schultz, animateur radio et soutien de Barack Obama, s'appuye pour définir John McCain comme un "
warmonger". L'équipe de campagne du sénateur de l'Illinois a du se désolidariser du terme de
"va-t-en-guerre" employé par Schultz lors d'un gala de soutien dans le Dakota du Nord.
David Axelrod, le directeur de campagne d'Obama, est revenu sur cette polémique ce matin sur MSNBC.