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La nouvelle en a étonné plus d'un hier : Barack Obama s'est élevé contre la décision de la Cour Suprême interdisant la peine de mort dans des cas de viols d'enfant de moins de 12 ans. "Je pense que le viol d'un petit enfant, de 6 ou 8 ans, est un crime hideux et si un Etat décide que dans des circonstances réduites, limitées, et bien définies, la peine de mort est au moins potentiellement applicable, ça, ça ne viole pas notre Constitution." La phrase a le mérite d'être claire.
Elle est en tout cas moins ambigüe que la réaction du sénateur de l'Illinois à propos de la seconde décision de la semaine de la Cour Suprême. La plus haute juridiction des Etats-Unis a en effet invalidé une loi de la ville de Washington interdisant à ses habitants de porter des armes de poing. Une victoire pour les partisans du second amendement. Afin de ménager pro et anti armes, Barack Obama a déclaré avoir "toujours cru que le second amendement protégeait le droit des particuliers de détenir une arme", mais qu'il s'identifiait "aussi avec les communautés ravagées par le crime et leur besoin de sauver leurs enfants de la violence qui envahit les rues, par des mesures efficaces et de bon sens." Un souci de ne brusquer aucun camp, alors que le sénateur se prépare à faire campagne dans chaque Etat pour aller chercher les voix des conservateurs déçus de la candidature de John McCain.
L'autre signe pseudo conservateur de Barack Obama serait son soutien à demi-mots à l'immunité judiciaire donnée aux compagnies de télécommunication qui participent aux programmes d'écoutes téléphoniques décidés par l'administration Bush. Une loi, votée vendredi dernier par la Chambre des représentants, dont le sénateur de l'Illinois s'accommoderait, de son propre aveu. "Vu les réelles menaces pesant sur nous, on ne peut pas se priver d'outils efficaces de collecte du renseignement avec des garanties importantes."
Le rejet du financement public de campagne au profit de dons privés a aussi fait jaser les journalistes américains sur un flip-flop du candidat du changement.
Reste le ralliement des Obamacons, comme se plait à les appeler l'éditorialiste Robert Novak, qui pourraient bien donner au candidat démocrate des accents néoconservateurs. L'opération serait d'autant plus dévastatrice pour son concurrent John McCain, si Collin Powell himself faisait bientôt son coming out pro Obama.
Je ne sais donc pas si ce "penchant conservateur" de Barack Obama est réel ou supposé, mais ce qui est certain, c'est que le candidat gagne de plus en plus le centre pour pouvoir occuper le terrain et ne vexer aucun électeur potentiel. La réponse viendra des urnes le 4 novembre prochain.
Elle est en tout cas moins ambigüe que la réaction du sénateur de l'Illinois à propos de la seconde décision de la semaine de la Cour Suprême. La plus haute juridiction des Etats-Unis a en effet invalidé une loi de la ville de Washington interdisant à ses habitants de porter des armes de poing. Une victoire pour les partisans du second amendement. Afin de ménager pro et anti armes, Barack Obama a déclaré avoir "toujours cru que le second amendement protégeait le droit des particuliers de détenir une arme", mais qu'il s'identifiait "aussi avec les communautés ravagées par le crime et leur besoin de sauver leurs enfants de la violence qui envahit les rues, par des mesures efficaces et de bon sens." Un souci de ne brusquer aucun camp, alors que le sénateur se prépare à faire campagne dans chaque Etat pour aller chercher les voix des conservateurs déçus de la candidature de John McCain.
L'autre signe pseudo conservateur de Barack Obama serait son soutien à demi-mots à l'immunité judiciaire donnée aux compagnies de télécommunication qui participent aux programmes d'écoutes téléphoniques décidés par l'administration Bush. Une loi, votée vendredi dernier par la Chambre des représentants, dont le sénateur de l'Illinois s'accommoderait, de son propre aveu. "Vu les réelles menaces pesant sur nous, on ne peut pas se priver d'outils efficaces de collecte du renseignement avec des garanties importantes."
Le rejet du financement public de campagne au profit de dons privés a aussi fait jaser les journalistes américains sur un flip-flop du candidat du changement.
Reste le ralliement des Obamacons, comme se plait à les appeler l'éditorialiste Robert Novak, qui pourraient bien donner au candidat démocrate des accents néoconservateurs. L'opération serait d'autant plus dévastatrice pour son concurrent John McCain, si Collin Powell himself faisait bientôt son coming out pro Obama.
Je ne sais donc pas si ce "penchant conservateur" de Barack Obama est réel ou supposé, mais ce qui est certain, c'est que le candidat gagne de plus en plus le centre pour pouvoir occuper le terrain et ne vexer aucun électeur potentiel. La réponse viendra des urnes le 4 novembre prochain.
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