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Barack Obama est-il devenu conservateur ?

Marjorie Paillon le 27 Juin 2008 à 15:30

Une question tenaille les éditorialistes politiques : Barack Obama est-il en pleine mutation conservatrice ? Les dernières prises de position du candidat démocrate inquièteraient certains de ses partisans. Oui à la peine de mort pour les violeurs d'enfants, oui ambigu au second amendement, ni oui ni non à l'immunité des entreprises de télécom participant aux programmes d'écoutes ... Le changement mode Obama serait-il en train de changer de cap ?



barackobama.com
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La nouvelle en a étonné plus d'un hier : Barack Obama s'est élevé contre la décision de la Cour Suprême interdisant la peine de mort dans des cas de viols d'enfant de moins de 12 ans. "Je pense que le viol d'un petit enfant, de 6 ou 8 ans, est un crime hideux et si un Etat décide que dans des circonstances réduites, limitées, et bien définies, la peine de mort est au moins potentiellement applicable, ça, ça ne viole pas notre Constitution." La phrase a le mérite d'être claire.

Elle est en tout cas moins ambigüe que la réaction du sénateur de l'Illinois à propos de la seconde décision de la semaine de la Cour Suprême. La plus haute juridiction des Etats-Unis a en effet invalidé une loi de la ville de Washington interdisant à ses habitants de porter des armes de poing. Une victoire pour les partisans du second amendement. Afin de ménager pro et anti armes, Barack Obama a déclaré avoir "toujours cru que le second amendement protégeait le droit des particuliers de détenir une arme", mais qu'il s'identifiait "aussi avec les communautés ravagées par le crime et leur besoin de sauver leurs enfants de la violence qui envahit les rues, par des mesures efficaces et de bon sens." Un souci de ne brusquer aucun camp, alors que le sénateur se prépare à faire campagne dans chaque Etat pour aller chercher les voix des conservateurs déçus de la candidature de John McCain.

L'autre signe pseudo conservateur de Barack Obama serait son soutien à demi-mots à l'immunité judiciaire donnée aux compagnies de télécommunication qui participent aux programmes d'écoutes téléphoniques décidés par l'administration Bush. Une loi, votée vendredi dernier par la Chambre des représentants, dont le sénateur de l'Illinois s'accommoderait, de son propre aveu. "Vu les réelles menaces pesant sur nous, on ne peut pas se priver d'outils efficaces de collecte du renseignement avec des garanties importantes."
Le rejet du financement public de campagne au profit de dons privés a aussi fait jaser les journalistes américains sur un flip-flop du candidat du changement.

Reste le ralliement des Obamacons, comme se plait à les appeler l'éditorialiste Robert Novak, qui pourraient bien donner au candidat démocrate des accents néoconservateurs. L'opération serait d'autant plus dévastatrice pour son concurrent John McCain, si Collin Powell himself faisait bientôt son coming out pro Obama.

Je ne sais donc pas si ce "penchant conservateur" de Barack Obama est réel ou supposé, mais ce qui est certain, c'est que le candidat gagne de plus en plus le centre pour pouvoir occuper le terrain et ne vexer aucun électeur potentiel. La réponse viendra des urnes le 4 novembre prochain.



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Vendredi 2 Novembre 2012 - 11:40 Carte électorale 2008 vs 2012 : let's do the math



1.Posté par WalterS. le 27/06/2008 18:03
Je crois qu'en Europe nous ne nous sommes pas suffisamment penché sur la vie politique américaine et nous essayons de calquer sur le parti démocrate et le parti républicain les schémas européens de parti progressiste (gauche) et conservateur (droite) que nous avons en europe.

L'ambiguité aux Etats-Unis a deux racines, une très lointaine : la guerre de sécession et une plus proche la lutte pour les droits civiques avec la triangulation menée par Kennedy (le démocrate) et celle menée par Goldwater (républicain).

A l'origine un seul grand parti et des petits partis insignifiants. Ce grand parti fondé par les successeurs de Washington(parti fédéraliste) est le parti démocrate-républicain. Vers le milieu du 19è siècle, le parti démocrate-républicain s'est scindé en deux courants qui ont donné deux partis : le parti démocrate et le parti républicain. Sous l'impulsion d'Abraham Lincoln, une grande partie des dirigeants du parti républicain ont épousé la thèse de l'abolition de l'esclavage. Ceci contre d'autres dirigeants du parti républicain et surtout du parti démocrate dans les états du Sud.

Sans refaire ici l'histoire de la guerre de cession, il faut simplement noter que les noirs nouvellement affranchis ont vu dans le parti républicain le garant de leur avenir. Le Parti Démocrate était basée sur l'idée de l'auto-détermination des populations localement et soutenait le fait que dans chaque état des politiques différenciées puissent être menées si la population elle-même le voulait. Par exemple la ségragation raciale. Les hommes politiques des états du Sud (les états confédérés), très revanchards contre l'état fédéral dominé par les républicains du Nord (les vainqueurs) ont vu une occassion d'obtenir une certaine autonomie politique à travers le parti démocrate qui justement défendait l'idée que chacun devait être maître chez lui. Ces états du Sud "démocrates" mais agricole, réligieux et pro-escalvagistes était plutôt isolationniste et conservateur alors que le parti républicain anti-esclavagiste et très interventionniste était plutôt ouvert sur le reste du monde et les idées progressistes. Nous sommes à la fin du 19è siècle et au début du 20è siècle. Il faut rappeler que le fameux Ku-klux-Klan créé par des officiers des états confédérés du Sud après la guerre était une officine du parti démocrate dans les états du Sud. Qui agissait comme une "mafia" au service de certains dirigeants du parti démocrate qui avaient à leur tête des gouverneurs "démocrates" élus à 80% des voix. Pratiquement durant une bonne partie du 20è siècle (jusqu'à la fin des années 60), tout candidat à l'élection présidentielle n'avait aucune chance si lui-même n'était originaire de ces états du Sud ou n'avait comme vice-président quelqu'un originaire des états du Sud. De 1933 à 1969 il n'y a eu qu'un qu'un seul président républicain (le militaire Eisenhower de 51 à 63). C'est dire la domination politique du parti démocrate à cette époque, domination qui a continué au congrès jusqu'à la fin des années 90.

Dans les années 60 JFK et son frère Bob se sont subitement fait les champions des idées les plus progressistes alors même qu'à cette époque la majorité du parti démocrate surtout dans les états du Sud était plutôt conservateur et pour la ségrégation raciale. Il faut rappeler que le père de Al Gore avait voté au parlement contre une proposition du gouvernement contre la ségrégation raciale.

Les Kennedy et les principaux dirigeants (les libéraux) ont donné au parti démocrate une grande coloration progressiste. Bien entendu contre l'avis d'autres dirigeants démocrates dans les états du Sud (surnommés les Dixiecrates: les démocrates très conservateurs). Pendant que les Kennedy organisaient la "révolution progressiste" du parti démocrate dans les années 60 (il y a donc à peine 40 ansà avec comme symbol l'émancipation des noirs (Martin Luther King), Le républicain Barry Goldwater a lancé la "révolution conservatrice" dans un but purement électoral pour capter les conservateurs déçus du parti démocrate dans les états du Sud. Son slogan est simple "libéralisme économique et conservatisme sur les moeurs". Ca n'a pas marché dans l'immédiat mais ça préparé le terrain à Reagan et à Bush. Tous les états très républicain façon Bush, il y a 40 ans à 50 ans étaient des bastions du parti démocrate. Beaucoup de politiciens sont passés du jour au lendemain du parti démocrate au parti républicain. La carte électorale des USA en 2008 n'a rien à voir avec celle d'il y a 40 ans.

Le paradoxe est que les théoriciens néo-conservateurs de Reagan et Bush ont des racines sociologiques au parti démocrate. Par exemple Paul Wolfowitz l'organisateur en chef de la guerre d'Irak était démocrate dans sa jeunesse.

Le second paradoxe est que McCain ne se situe pas dans les courants Reagan-Bush. D'abord les questions économiques ne sont pas son dada et ensuite il n'a pas une grande foi réligieuse. A leur yeux c'est un fade.

Comment ces néo-conservateurs perçoivent Obama ? Ils se posent beaucoup de question et ils sont troublés car Obama aurait pu être au parti républicain. Même s'il s'est opposé à la guerre d'Irak (stupide), c'est tout sauf un partisan du pacifisme ou de l'isolaitionisme. C'est quelqu'un de très portés sur les questions économiques et les questions réligieuses. Obama a beaucoup parlé de mérite et noté les effets pervers de la discrimination positive. Il faut souligner ici que l'épouse de Bush Jr est d'origine mexicaine et qu'il est celui qui a confié des postes importants à des noirs qui étaient les meilleurs et pas pour leur peau ou leurs beaux yeux (Powell, Rice). Dans l'esprit d'une bonne partie des néo-conservateurs, il ne fait aucun doute qu'Obama est meilleur que McCain.






2.Posté par Alpho T le 28/06/2008 14:42
Des faits historiques, juste pour illustration au post de @WalterS


American’s top historians reveal that the Democratic Party gave us the Ku Klux Klan, Black Codes, Jim Crow Laws and other repressive legislation which resulted in the multitude of murders, lynchings, mutilations, and intimidations (of thousands of black and white Republicans). On the issue of slavery: historians say the Democrats gave their lives to expand it, the Republicans gave their lives to ban it.

The Democrats:
Democrats fought to expand slavery while Republicans fought to end it.
Democrats passed those discriminatory Black Codes and Jim Crow laws.
Democrats supported and passed the Missouri Compromise to protect slavery.
Democrats supported and passed the Kansas Nebraska Act to expand slavery.
Democrats supported and backed the Dred Scott Decision.
Democrats opposed educating blacks and murdered our teachers.
Democrats fought against anti-lynching laws.
Democrat Senator Robert Byrd of West Virginia, is well known for having been a “Kleagle” in the Ku Klux Klan. Democrat Senator Robert Byrd of West Virginia, personally filibustered the Civil Rights Act of 1964 for 14 straight hours to keep it from passage.
Democrats passed the Repeal Act of 1894 that overturned civil right laws enacted by Republicans.
Democrats declared that they would rather vote for a “yellow dog” than vote for a Republican, because the Republican Party was known as the party for blacks.
Democrat President Woodrow Wilson, reintroduced segregation throughout the federal government immediately upon taking office in 1913.
Democrat President Franklin D. Roosevelt’s first appointment to the Supreme Court was a life member of the Ku Klux Klan, Sen. Hugo Black, Democrat of Alabama.
Democrat President Franklin D. Roosevelt’s choice for vice president in 1944 was Harry Truman, who had joined the Ku Klux Klan in Kansas City in 1922.
Democrat President Franklin D. Roosevelt resisted Republican efforts to pass a federal law against lynching.
Democrat President Franklin D. Roosevelt opposed integration of the armed forces.
Democrat Senators Sam Ervin, Albert Gore, Sr. and Robert Byrd were the chief opponents of the 1964 Civil Rights Act.
Democrats supported and backed Judge John Ferguson in the case of Plessy v Ferguson.
Democrats supported the School Board of Topeka Kansas in the case of Brown v The Board of Education of Topeka Kansas.
Democrat public safety commissioner Eugene “Bull” Connor, in Birmingham, Ala., unleashed vicious dogs and turned fire hoses on black civil rights demonstrators.
Democrats were who Dr. Martin Luther King, Jr. and the other protesters were fighting.
Democrat Georgia Governor Lester Maddox “brandished an ax hammer to prevent blacks from patronizing his restaurant.
Democrat Governor George Wallace stood in front of the Alabama schoolhouse in 1963, declaring there would be segregation forever.
Democrat Arkansas Governor Faubus tried to prevent desegregation of Little Rock public schools.
Democrat Senator John F. Kennedy voted against the 1957 Civil rights Act.
Democrat President John F. Kennedy opposed the 1963 March on Washington by Dr. King.
Democrat President John F. Kennedy, had Dr. King wiretapped and investigated by the FBI.
Democrat President Bill Clinton’s mentor was U.S. Senator J. William Fulbright, an Arkansas Democrat and a supporter of racial segregation.
Democrat President Bill Clinton interned for J. William Fulbright in 1966-67.
Democrat Senator J. William Fulbright signed the Southern Manifesto opposing the Supreme Court’s 1954 Brown vs. Board of Education decision.
Democrat Senator J. William Fulbright joined with the Dixiecrats in filibustering the Civil Rights Acts of 1957 and 1964.
Democrat Senator J. William Fulbright voted against the 1965 Voting Rights Act. Southern Democrats opposed desegregation and integration.

Democrats opposed:

The Emancipation Proclamation
The 13th Amendment
The 14th Amendment
The 15th Amendment
The Reconstruction Act of 1867
The Civil Rights of 1866
The Enforcement Act of 1870
The Forced Act of 1871
The Ku Klux Klan Act of 1871
The Civil Rights Act of 1875
The Freeman Bureau
The Civil Rights Act of 1957
The Civil Rights Act of 1960
The United State Civil Rights Commission

Republicans gave strong bi-partisan support and sponsorship for the following
legislation:

The Civil Rights Act of 1964
The Voting Rights Act of 1965
The 1968 Civil Rights Acts
The Equal Opportunity Act of 1972
Goals and Timetables for Affirmative Action Programs
Comprehensive Employment Training Act of 1973
Voting Rights Act of Amendment of 1982
Civil Rights Act of 1983
Federal Contract Compliance and Workforce Development Act of 1988

The Republicans:

Republicans enacted civil rights laws in the 1950’s and 1960’s, over the objection of Democrats.

Republicans founded the HBCU’s (Historical Black College’s and Universities) and started the NAACP to counter the racist practices of the Democrats.

Republicans pushed through much of the ground-breaking civil rights legislation in Congress.

Republicans fought slavery and amended the Constitution to grant blacks freedom, citizenship and the right to vote.

Republicans pushed through much of the groundbreaking civil rights legislation from the 1860s through the 1960s.

Republican President Dwight Eisenhower sent troops into the South to desegregate the schools.

Republican President Eisenhower appointed Chief Justice Earl Warren to the Supreme Court, which resulted in the 1954 Brown vs. Board of Education decision.

Republican Senator Everett Dirksen from Illinois, not Democrat President Lyndon Johnson, was the one who pushed through the civil rights laws of the 1960’s.

Republican Senator Everett Dirksen from Illinois wrote the language for the 1965 Voting Rights Act.

Republican Senator Everett Dirksen from Illinois also crafted the language for the Civil Rights Act of 1968 which prohibited discrimination in housing.

Republican and black American, A. Phillip Randolph, organized the 1963 March by Dr. King on Washington.

The 1964 Civil Rights Act Roll Call Vote:

In the House, only 64 percent of the Democrats (153 yes, 91 no), but 80 percent of the Republicans (136 yes, 35 no), voted for it. In the Senate, while only 68 percent of the Democrats endorsed the bill (46 yes, 21 no), 82 percent of the Republicans voted to enact it (27 yes, 6 no).

Thaddeus Stevens, a Radical Republican that introduced legislation to give African Americans the so-called 40 acres and a mule and Democrats overwhelmingly voted against the bill.

During the Senate debates on the Ku Klux Klan Act of 1871, it was revealed that members of the Democratic Party formed many terrorist organizations like the Ku Klux Klan to murder and intimidate African Americans voters. The Ku Klux Klan Act was a bill introduced by a Republican Congress to stop Klan Activities.

History reveals that Democrats lynched, burned, mutilated and murdered thousands of blacks and completely destroyed entire towns and communities occupied by middle class Blacks, including Rosewood, Florida, the Greenwood District in Tulsa Oklahoma, and Wilmington, North Carolina to name a few.

History reveals that it was Abolitionists and Radical Republicans such as Henry L. Morehouse and General Oliver Howard that started many of the traditional Black colleges, while Democrats fought to keep them closed. Many of our traditional Black colleges are named after white Republicans.

After exclusively giving the Democrats their votes for the past 25 years, the average African American cannot point to one piece of civil rights legislation sponsored solely by the Democratic Party that was specifically designed to eradicate the unique problems that African Americans face today.

As of 2004, the Democrat Party (the oldest political party in America) has never elected a black man to the United States Senate, the Republicans have elected three.

3.Posté par WalterS. le 28/06/2008 15:45
à Alpho T

Oui tout ce que vous dites est vrai sauf qu'il faut préciser le grand bouleversment des années 60 où le parti démocrate a fait sa révolution libérale et sa direction a pris clairement la tête des luttes progressistes (les frères Kennedy) alors que dans le même temps Barry Goldwater a fait faire au parti républicain sa révolution conservatrice en recrutant massivement tous les politiciens démocrates réactionnaires dans les états du Sud.

L'actuel parti républicain a servi de refuge aux réactionnaires extrémistes du parti démocrate. N'empêche que beaucoup de démocrates du sud et de républicains du sud (jadis tous démocrates) sont clairement contre l'ulta-libéralisme en matière économique (sont à "gauche" économiquement) mais sont sur le plan des moeurs très conservateurs ( à "droite"). Obama avait raison (mais sauf qu'il fallait pas le dire) en faisant la réflexion que les gens dans ces régions ont tellement peu d'espoir que l'Etat fédéral puisse résoudre leur problème économique qu'ils préfèrent s'accrocher à des "valeurs conservatrices" symboliques. La démarche d'Obama est de faire comprendre qu'une certaine dose de conservatisme est utile à l'échelle individuelle mais doit pas être imposée à d'autres qui n'ont pas les mêmes convictions. Par contre le rôle principal de l'Etat est de protéger en matière social et économique, mais ce n'est pas à l'Etat de décider qu'il n faut pas avorter ou il ne faut pas posséder des armes. Soit dit en passant qu'Obama est un expert en droit constitutionnel et est bien placé pour savoir que la constitution américaine est basée sur la liberté individuelle qui respecte celle de l'autre : le droit à la possession d'arme (mais avec contrôle de l'état), le droit à avorter (mais avce contrôle de l'état).

4.Posté par mike le 30/06/2008 11:23
merci pour toutes ses explications les messieux d'en haut rien à dire bravo, je ne savais pas tout ça....

5.Posté par vintimille le 02/07/2008 17:22
Que de contorsions, de jésuitisme et de blabla pour expliquer aux obaniais que leur idole est un politicien aussi retors et machiavélien que Billary !
Oui messieurs, la politique ça sent toujours un peu la merde !
JFK était lié à la Mafia, Nixon un escroc, Reagan un acteur raté à la solde des curés et de Wall Street, Clinton un obsédé financé par Pékin, Dobeliou j'en parle pas....
Voilà, Barack fait du clintonisme, de la bonne vieille triangulation. Qui est cocu : les gauchos, move-on et autres groupuscules de la petite bourgeoisie bobo qui peuple les campus et la Sillicon Valley...Pour le reste, Obama va devenir aussi blanc que Powell : un pur bounty (hum...c'est bon).

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