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Barack Obama en pince pour Nicolas Sarkozy

Julien Landfried le 30 Janvier 2008 à 20:50

La direction du Parti socialiste n'avait pas besoin de cela ! Voilà que le challenger d'Hillary Clinton dans le camp démocrate ne tarit pas d'éloges sur le président français Nicolas Sarkozy, dans un entretien à paraître demain dans Paris Match. Une information qui vaudra rappel utile pour tous ceux qui, prenant leurs désirs pour des réalités, imaginent un revirement complet de la politique intérieure et extérieure américaine, en cas d'élection du sénateur d'Illinois...



Nicolas Sarkozy et George W. Bush, le 7 novembre 2007, source : Elysee.fr
Nicolas Sarkozy et George W. Bush, le 7 novembre 2007, source : Elysee.fr
Extrait de l'entretien :
Que pensez-vous du président Nicolas Sarkozy?
Barack Obama. Il est venu me rendre visite à mon bureau à Washington. C’était avant son élection en France. C’est un homme énergique, avec beaucoup de talent. Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf. Il n’est pas pieds et poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants. Dans la politique, aujourd’hui, il faut regarder les choses avec une vision nouvelle. Je veux me rendre en France et le rencontrer dès que j’aurai remporté l’investiture. Je veux voir avec lui comment nous pouvons encore fortifier les relations franco-américaines.

Source : interview de Barack Obama, Régis Le Sommier (Paris Match) et Laurence Haïm (Canal+) (paru dans Paris Match n°3063 du 31 janvier 2008)



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1.Posté par Cecile le 30/01/2008 21:35
Ne tarit pas d'éloges , vous exagérez un peu , non ? :-)

Obama pointe les choses qui les rassemblent (l'énergie et la nouveauté), mais il ne dit quand même pas qu'il aime la politique de Sarkozy !

2.Posté par Rotten le 30/01/2008 21:40
Si je puis me permettre, au regard de ce qui est rapporté par votre article, n'ayant, je l'avoue, aucune connaissance de ce que contient dans sa totalité l'article de Paris Match (magazine que je n'aurai pas le courage de lire), je trouve l'introduction et le titre de votre article certainement aguicheurs mais totalement dipropostionnés, pour ne pas dire franchement à coté de la plaque. Reprenons...

Avant son élection : "C'est un homme énergique, avec beaucoup de talent".
- Qui peut dire le contraire ? Force est de constater que dans la présidentielle française, qu'on soit d'accord ou pas avec ses opinions, Nicolas Sarkozy a fait montre preuve d'un incoyable talent de séduction (d'hypnose diront certains) vis à vis de l'électorat français. Il a juste aidé la gauche à s'auto-détruire avec un certain talent, bouffé un centre qui semblait pourtant enclin à prendre de l'ampleur, et réduit en cendres le FN. Pour ce qui est de l'énergie, entre les temps d'antenne et l'omniprésence sur tout les fronts où une photo était bonne à prendre, il est indéniable que l'agitation géographique du futur président était extrêmement impressionnante.

"Je suis impressionné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf. Il n'est pas pieds et poings liés par des traditions pesantes ou des dogmes."
- Là encore, en dehors de toute considération partisane, il faut reconnaître le fait que Sarkozy, en dehors de ce que j'évoquais dans le paragraphe précédent, a parfaitement su réduire à néant en quelques années un chraquisme pourtant bien installé aux commandes. C'est bien simple : à ce moment là, à droite, en dehors de lui, il n'y a plus personne. C'est un indéniable talent de tacticien et de politicien, qui dans la façon de parvenir à son but (être élu) a clairement fait ses preuves. Ajoutons à celà l'idée d'un changement de génération au pouvoir et la boucle est bouclée. Certains diront que Ségolène Royal pouvait également être porteuse d'une nouvelle vision politique. A ceux-là, je ne peux que répondre la chose suivante : à ma connaissance, il n'y a aux états-unis de place que pour ceux qui gagnent, ceux qui perdent passent immédiatement aux oubliettes. Jusqu'à preuve du contraire, Obama cherche à... gagner.

"Il est un exemple pour de nombreux dirigeants. "
- A bien lire pour ce qui y est dit. Pour de nombreux dirigeants. Ce qui n'implique pas obligatoirement Obama.

"Dans la politique, aujourd'hui, il faut regarder les choses avec une vision nouvelle. "
- Ici, rien de neuf à part la reprise dans ses termes de ce qui est un des fils conducteurs de sa propre campagne. Si des républicains éprouvent une certaine sympathie pour Nicolas Sarkozy, le fait de voir Obama se liver à cette séance de style très talentueuse (à aucun moment il n'affirme apprécier ou non Sarkozy au plein sens politique du terme) peut être rassurant, et convaincre certains de voter pour lui.

"Je veux me rendre en France et le rencontrer dès que j'aurai remporté l'investiture. Je veux voir avec lui comment nous pouvons encore fortifier les relations franco-américaines."
- Ces deux phrases ont bien plus à voir avec ce qu'est la fonction d'un président des Etats-Unis qu'à l'estime, quelle que soit cette estime, qu'il porterait à Nicolas Sarkozy.

Pour résumer, à aucun moment, il n'est dit qu'Obama apprécie Sarkozy. Je ne suis pas partisan de Nicolas Sarkozy (mais alors, pas du tout). Pour autant, avec objectivité, je ne vois strictement rien d'incongru dans les propos d'obama, que je partage par ailleurs. On notera par ailleurs avec quelle agilité Obama parle ici de "traditions pesantes" et de "dogmes", en oubliant soigneusement de mentionner les lobbies auxquels il fait pourtant habituellement référence.

Vous l'aurez sans doute compris, je ne partage donc pas du tout la même analyse que vous des propos du sénateur de l'Illinois... ;-)

3.Posté par Calimero le 30/01/2008 22:02
Je pense cette interpretation un peu erronee...Si la question etait assez directe:"Que pense vous du president Sarkozy?", sa reponse etait celle d'un candidat qui espere occuper le bureau ovale et il ne pouvait tout simplement dire autre chose que des remarques polis sur les autres dirigeants...
D'ailleurs "impressed", n'est pas toujours traductible en "impressionner" mais parfois en "etonner. Enfin, moi je dis ça, je ne dis rie :-)

4.Posté par hadya le 30/01/2008 22:36
J'ai lu ça dans un autre blog.....
En même temps,j'ai du mal à imaginer Obama, en pleine campagne et qui sera amené à le renontrer souvent, dire l'inverse de ce qu'il a dit lol
Je ne pense pas qu'il se soit attardé sur les points précis de la politique de Mr Sarkozy.....ni des derniers sondages d'opinion.....

5.Posté par Dark Jin le 30/01/2008 23:35
Je rejoins les quelques autres commentaires qui ont été faits sur cet article : je pense aussi que la réponse de Barack Obama était plus diplomatique qu'autre chose. :-)
Candidat en campagne, il n'est pas en position de critiquer un président étranger, et surtout, face à des journalistes français dont il ne sait rien, il ne peut pas leur dire "Le président que vous avez élu il y a quelques mois est très mauvais".
Après, je ne sais pas exactement ce qu'il en pense, je serais même assez enclin à croire qu'il ne place pas Nicolas Sarkozy au centre de ses préoccupations, mais je suis d'accord pour dire que le titre de l'article est exagéré.

6.Posté par LYann le 31/01/2008 01:32
Personne n'est dupe!!!
Obama savait pertinemment que des journalistes Français le traquaient depuis le début de sa campagne, ce qu'il n'a pas manqué, par ailleurs, de souligner en tout début de l'interview d'une d'ironie cynique. Ses propos envers le président français sont pas le fruit du hasard. Il a eu donc largement le temps de penser à ce qu'il dire à ces Franchies. Ces mots murement pesés avant de les sortir.
En sujet de dissert. à tout élève de 3eme, il n'a jamais dit qu'il approuvait la politique du président de la France, il a simplement évoqué les qualités de l'homme et sa façon de gouverner...
Vous demandez à tout compétiteur professionnel ce qu'il pense de ses futurs partenaires ou adversaires lors d'une compétion, jamais il s'avisera à dire du mal sans pour autant se dévaloriser. Un certains Z. Zidane soulignerait en premier lieu les qualités de ses coéquipiers Thuram en défense Trézeguet en attaque par ex. s'attarderait sur les aptitudes et potentiels de ses adversaires le Bresil ou l'Italie et mettrait les 3 coups de boule qu'il faut au bon endroit: 2 contre le Bresil et 1 contre l'Italie (Matterrazzi).
Mr Sarkozi ferait mieux de se mefier.

7.Posté par Portier le 31/01/2008 08:19
idem pour moi.. il est évident que notre ami Barak ne pouvait pas dire autre chose... en plus je me demande dans quelle mesure il est au courant de la politique de Sarkozy, il a d'autres chats à fouetter à mon avis... on devrait peut-être plutôt se demander quel but poursuit Paris-Match, une fois de plus... mais cela est une autre question...

8.Posté par Thibault le 31/01/2008 10:33
Je suis d'accord avec la majorité des commentaires, le titre de ce billet set assez faux et l'analyse de cet interview sous-entend deux choses assez caricaturales :

1. Vous voyez les démocrates ne sont pas vraiment de gauche, Obama vante Sarkozy...

2. Le candidat le plus hype de la présidentielle en a quelque chose à faire de la France...

Or, dans toutes les campagnes électorales les propos sur les Chefs d'Etats en place sont toujours consensuels. Ségolène Royal n'a t'elle pas rencontré et complimenté Angela Merkel pendant la campagne présidentielle ? Nicolas Sarkozy n'a t'il pas fait de même avec Zapatero ?

Les seuls déductions que l'on peut faire de cet interview sont que :

1. Les candidats démocrates peuvent aujourd'hui donner des interviews aux médias français et européens (ça n'était pas le cas en 2004 loin de la).

2. Barack Obama veut changer les relations entre les USA et l'Europe.

3. Il cherche à se donner un stature et une dimension internationale.

9.Posté par Jacques le 31/01/2008 13:38

Je partage l'avis unanime des commentateurs précédents. Il ne faut pas être naïf, c'est uniquement un langage diplomatique. Voulant être Président US, peut-il dire du mal de l'homme que les français ont élu ? NON. De plus, il a mieux à faire : Il doit déjà mener campagne dans 50 états alors s'occuper de la politique française, vous rêvez un peu beaucoup. D'où un avis vague sur Sarkozy !!
En effet, les journaux français mettent en Une les élections américaines. Aux EU, l'info française est extrêmement marginale car les journalistes US ont 50 états à traiter en interne !!!!!

10.Posté par Thomas le 31/01/2008 19:31
Ca voudrait ausi bien dire : vous voyez, cet immigré hongrois a bien été élu Présudent français, eh bien pourquoi pas moi, un mulâtre kényan ?
Il est trop fort, notre Barack que nous adorons tous et qui apportera la paix durant sa présidence !

11.Posté par Jabril le 01/02/2008 06:22
Je préfère penser que tu ne dors pas assez.
Fais une bonne nuit de sommeil, et refais nous cet article s'il te plait.
Dis nous des trucs qu'on veut entendre lol !

Non tu as raison, continue à dire ce que tu pense, et montre nous le fossé entre les illusions de la perception française de la société us et la réalité.

Au fait, t'as de beaux yeux tu sais ?

12.Posté par Jabril le 01/02/2008 12:11
Heu pour les beaux yeux, je pensais à Marjorie.
Je ne doute pas que Julien ait un beau regard, mais bon, j'ai un faible pour Marjorie.

13.Posté par sam le 04/02/2008 17:07
comme quoi on ne peut pas être parfait...c'est pas grave Obama je t'adore quand même

14.Posté par Charles André Martin le 05/02/2008 18:32
Hi , Does Barack Obama know really what the french people thinks about Sarkozy actually ? I just wonder ! Obama est en décalage avec son jugement sur Sarko car il ne suit pas l'actualité en France et de plus, même s'il sait que Sarko a rencontré Bush , il s'agît pour lui de montrer de l 'interêt pour un rapprochement franco-américain, politique oblige !!

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