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Après les hésitations d'Obama sur l'Irak, le Parti républicain passe à l'attaque

Julien Landfried le 8 Juillet 2008 à 07:27

La campagne d'Obama traverse une petite zone de turbulence suite à une série de déclarations semblant témoigner de l'hésitation du candidat quant au détail de la politique à mener en Irak. A mesure que l'on se rapproche de l'élection générale en novembre, la position anti-guerre d'Obama se désingularise et devient plus commune. Le Parti républicain en profite dans cette publicité négative qui critique l'opposition d'Obama à la politique de "Surge" (l'envoi de nouvelles troupes en Irak à partir du début de l'année 2007).



Le script de la vidéo :
Obama: My assessment is that the surge has not worked.
Obama: I would end this war, and I would have our troops out within 16 months.
Obama: I will immediately begin to remove our troops.
Murtha: I think the surge is working.
Lieberman: The surge is working.
Clinton: We've begun to change tactics in Iraq, and in some areas, particularly in Al Anbar Province, it's working.
Gibbs: The security situation has improved, much as everybody admitted it would if we put more troops on the ground.
Axelrod: I mean, he never disputed the fact that if you throw a surge of American soldiers in an area that you can make a difference.
Obama: I am not persuaded that 20,000 additional troops in Iraq is gonna solve the sectarian violence there. In fact, I think it will do the reverse.
Reporter: You did not refer to the 16 month timetable. Does that mean you can tell us today that you will not change the 16 month timetable?
Obama: (smiles and breathes) Uh... I... (scratches head)


VOIR AUSSI : barack obama, buzz, irak

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1.Posté par Le Passant le 08/07/2008 08:08
Dans cette période qui peut effectivement apparaître comme quelque peu troublée, je ne peux m'empêcher de penser que jusqu'à présent, la campagne présidentielle des républicains n'existe pour ainsi dire presque pas, tout du moins au niveau des propositions novatrices, solides, démarquées de la ligne qu'incarne encore aujourd'hui l'actuel président des États-Unis d'Amérique.

Alors, oui, quand on jette un œil au zapping des médias, une valse d'hésitations semble s'installer dans les propos d'Obama. Ceci est actuellement et le plus souvent analysé ou décrit comme un traditionnel "recentrage" de la campagne démocrate.

Pour ma part, je poserai avant tout un premier constat : la campage se fait aujourd'hui à 100% autour d'Obama, c'est à dire une stratégique qui lui a permis de gagner les primaires. Quel intérêt, diront certains ?

Cela me paraît évident : si rien de réellement neuf ne semble aujourd'hui au menu du programme républicain, l'électorat qui ne s'intéresserait naturellement en rien à la campagne (le vote traditionnel et celui de désillusion politique) n'a donc jusqu'à présent que peu d'attention pour le contenu réelle de cette campagne, et ne voit qu'une chose : il faut choisir comme d'habitude entre démocrates et républicains. Dans ce type de configuration, la seule clé viable pour être non pas simplement entendu mais écouté, c'est bien à la fois d'être le centre du débat, et s'il n'existe pas de réel débat d'idée (au delà des traditionnelles idéologies), d'être assez habile pour formuler les questions et les réponses, face auxquelles l'adversaire politique ne semblera plus que... donner son avis.

C'est très exactement ce qui est en train de se passer actuellement aux États-Unis. Actuellement, je ne vois pas concrètement Obama se contredire, mais plutôt poser à nouveau les questions, mettre en perspective de décor du déroulé de sa campagne, qui prendra par la suite systématiquement une assise "in situ", bien plus concrète et efficace que le traditionnel jeu des critiques en ping-pong pratiquées par le parti républicain.

Dans le cas précis de l'Irak, ce que j'observe me fait clairement penser à l'art et la manière de faire monter le buzz jusqu'au jour où Obama se rendra effectivement là-bas, au milieu des soldats américains. Ce jour-là, tout le petit monde médiatique, Fox news compris, n'aura qu'une seule obsession : avoir les images, toutes les images et peut-être même, si c'est possible, en direct. Je vous laisse alors imaginer le champ libre qu'ils auront donné à Obama en cet instant précis, si l'idée lui venait de prendre effectivement la parole au milieu des GIs et après entretien avec l'état-major local, pour déclarer "Messieurs, je suis désormais certain d'une chose parce que c'est concrètement possible et légitime : ma première décision en tant que président des Etats-Unis d'Amérique sera de tout mettre en œuvre pour que vous rentriez à la maison dans les meilleurs délais, car nous pouvons le faire".

2.Posté par RenUS le 08/07/2008 14:41
C'était prévisible qu'Obama recentrerait son discours après la réussite inattendue de la stratégie de Bush, celle du Surge.
Je préfère le voir ainsi, ça prouve qu'il est pas entêté et idéaliste, mais réaliste et à l'écoute de la situation sur le terrain.

3.Posté par Avembe le 08/07/2008 19:49
Obama n'a d'autres choix que de RESPECTER sa parole!S'il ne le fait pas il COULE!Plain and simple!!!Il l'a si bien compris qu'il a donné une nouvelle interview AUSSITOT après les propos prétendumentéquivoques...
Ceci dit , si la fameuse opération(the surge) fonctionne, raison de plus pour rentrer...
Saura-t-on un jour ce que signifie vraiment"the surge is working"...N'y a t-il véritablement AUCUNE tractation financière entre tous les protagonistes? Est-on absolument CERTAIN que la prétendue accalmie n'est pas "ACHETEE"pour convaincre le peuple américain?
je pense qu'il y a tellement d'opérations privées(mercenaires,le pétrole, alliances incestueuses etc…) qui se font un tel pactole dans ce "merdier" de guerre empêchant donc tout contrôle, et permettant ainsi tout un tas d'activités(ou trafics- question de point de vue)...Et il me semble que la véritable crainte des répubicains est qu'Obama mette un frein à toutes les magouilles(s'il en est capable...)

4.Posté par Avembe le 08/07/2008 21:47
D'ailleurs voilà pourquoi Mc CAIN dit franchement N'importe quoi !!!Bon sang pourquoi ne réfléchit-il pas plus avec ses fameux 300 experts:

The Congressional Budget Office (CBO) projects that the unified budget deficit will be $443 billion in 2013 assuming that expiring tax cuts are extended. To balance the budget in that year John McCain would have to pay for all of his campaign proposals plus cut another $443 billion of spending. To give a sense of why this pledge is not credible, cutting spending by $443 billion would require:

* Cutting Medicare by 81 percent OR

* Cutting Social Security, Medicare and Medicaid by 33 percent OR

* Cutting non-defense discretionary spending – which pays for education, veterans, air traffic control and justice – by 79 percent

And these spending cuts would be on top of the hundreds of billions of dollars of spending cuts Senator McCain needs to pay for his existing proposals including: increasing defense spending, cutting corporate taxes, eliminating the Alternative Minimum Tax (AMT), and a small tax cut for middle class families with children (a total of $125 for middle class families with 2 children and $0 for 101 million households who do not qualify). The New York Times has estimated that Senator McCain’s budget plan “will add $200 billion to $300 billion or, depending on his voluntary tax system, even more” annually to the deficit.

Without these offsets and spending cuts, the McCain budget would leave a deficit of at least $650 billion to $750 billion in 2013 alone.

5.Posté par Armel le 10/07/2008 14:13
Les USA resteront en Irak, que Mac Cain ou Obama soit élu, et cela pour deux raisons essentielles:

- Garder pied dans un pays voisin de l'Iran au cas Où ...

- et s'assurer une voie d'approvisionnement en pétrole.

Il faut vraiment être le dernier des naïfs pour croire à un retrait Us de l'Irak.

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