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Al Gore pourrait-il être l'arbitre de la primaire démocrate?

Marjorie Paillon le 28 Mars 2008 à 00:20

Alors que le duel Clinton vs Obama bat son plein, l'idée selon laquelle Al Gore pourrait sauver la campagne démocrate refait surface. Et si c'était lui ?



kbaird, licence cc, flickr
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A mesure que la campagne de coups bas entre les deux candidats démocrates s'éternise, les rumeurs vont bon train. Celle du jour tourne autour d'Al Gore. L'ancien vice-président et candidat malheureux à Maison Blanche en 2000 pourrait-il faire un comeback? Bien que l'idée soit séduisante, elle est peu crédible. Un Al Gore nobélisé en Deus ex machina du Parti démocrate a tout d'un scénario palpitant, mais l'intéressé a déjà décliné la proposition. Il le disait en octobre dernier à la télévision norvégienne : s'il doit revenir sur la scène politique nationale, ce sera pour briguer le mandat suprême ou rien. C'est donc non pour l'instant. Quand aux rumeurs de ticket avec un des deux candidats, Obama en l'occurrence, elles semblent plus nourries par le fantasme médiatique que par la réalité politique.

Mais Al Gore pourrait tout de même peser sur la campagne en se positionnant comme arbitre des élégances entre un Obama et une Hillary toujours plus féroces. Les éditorialistes guettent un endorsement de l'ex-futur Président en faveur de l'ex-Première dame avec laquelle il a travaillé pendant huit ans à la Maison Blanche. Ou un revirement de situation : après John Kerry, Gore pourrait-il être le second ancien candidat officiel du Parti démocrate à choisir le sénateur de l'Illinois comme poulain présidentiel?

L'impact pour l'un ou l'autre camp serait immense. Al Gore est en effet un super délégué, et on sait que leur rôle promet d'être déterminant lors de la Convention de Denver au mois d'août. Une autre déléguée dotée de super-pouvoirs, Nancy Pelosi, prévient ses confrères que l'investiture ne peut pas se jouer exclusivement sur leurs voix. La Présidente du Congrès affirme qu'il faut tenir compte du nombre des délégués élus par les militants. Les donateurs d'Hillary ne l'entendent pas de cette oreille. Ils ont renvoyé la politicienne californienne dans ses 40 mètres en lui demandant de bien vouloir jouer franc jeu. Nancy Pelosi peine à cacher son penchant pour Barack Obama. La course continue...



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1.Posté par annegc1 le 28/03/2008 08:15
Quand à la question "que cela vous fait-il d'être vice-président?' le vice-président répond: "je ne sais pas, demandez à Hillary Clinton", même s'il s'agit d'une boutade, je ne suis pas sûre que cela montre une grande appréciation de son auteur pour la first lady.
Ensuite il est de notoriété publique qu'Al Gore a rejeté une partie de la responsabilité de sa défaîte à Clinton. En effet, les tourments de sa fin de mandature l'ont empêché de prendre à son compte le bilan de huit années de présidence Clinton et de sa vice-présidence. Docn cela étonnerait beaucoup de gens que Gore sorte de sa réserve pour allez soutenir Clinton.

Enfin, votre interprétation de la lettre des donateur d'Hillary Clinton est assez loin de la réalité. Ils ne lui ont absolument pas dit de jouer franc jeu mais bien plutôt de ne pas essayer d'influer sur la décision des super-délégués. Et ils ne se présentent pas comme donateurs de Clinton mais comme argentiers du parti démocrate et menacent de retirer leurs donations. Cela s'appelle du chantage purement et simplement et pas d'envoyer quelqu'un dans ses 40 mètres. Lisez les commentaires que cette fameuse lettre a suscité et vous verrez que cela a été totalement contreproductif et que beaucoup condamnent ce genre de tactique.

2.Posté par Moby le 28/03/2008 10:05
Les electeurs non-inscrits (ni democrate, ni republicain) ont represente aux elections de 2004 a peu pres 26% du vote. Cela revient a dire que sans eux, point de victoire, pour n'importe quel camp.

Un sondage Gallup, effectue a la demande du site "Politico" au mois de mars, montre que parmi ces "centristes" le republicain McCain gagnerait contre Hillary Clinton a 48% contre 23%, et face a Obama il gagnerait avec 40% face a 31% pour le senateur d'Illinois.
En 2004, les centristes ont vote 50-50% entre Bush e Kerry.

Dans toutes les elections, une petite partie de son propre camp vote pour l'adversaire, pour divers raisons.
Le meme sondage sur ces electeurs "inscrits mais indecis" montre que McCain serait vote par 17% des democrates et Obama par 10% des republicains.
Face a Hillary Clinton, McCain gagnerait 14% des votes democrates et Hillary emporterait 8% des votes republicains.
En 2004, Bush avait convaincu 11% des democrates de voter pour lui et Kerry avait ete vote par 6% des republicains.

Le 26 mars, un autre sondage avait indiquer une polarisation dangereuse pour le parti democrate ou s'installe une haine tenace entre une partie des "clintonistes" et "obamistes".
28% des partisans de Hillary sont prets a voter McCain si Obama est designe.
19% des partisans d'Obama sont prets a voter Mccain si Hillary est designee.

Les analystes americains trouvent des similitudes entre cette situation et les elections primaires democrates de 1980, tres "dures" aussi. Et malgre des sondages favorables pour les democrates, a l'epoque a la Maison Blanche est arrive un certain..Ronald Reagan !

Il y a des limites a ce que peut faire "l'ecolo" Al Gore, a part reduire sa propre facture d'electricite (plus de 240.000 $ en 2006 :))).

3.Posté par Alexandre Thomas le 28/03/2008 17:54
Al Gore, Deus ex machina ? Pourquoi rapporter cette idée farfelue qui circule depuis peu dans la presse ? Si Clinton était en tête et Obama à la traîne, qui soutiendrait cette idée ? Et puis, qui va à la chasse.... Al Gore a renoncé à participer aux primaires. Quelle légitimité aurait-il à supplanter Obama? Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Je soutiens madame Pelosi qui est à mon avis une grande dame.

4.Posté par rico le 28/03/2008 23:22
Al Gore n'aurait effectivement aucune légitimité.

Les propos de Pelosi m'ont interpellé car ils correspondent à une argumentation que l'on voit systématiquement chez les Obamaistes: Elle prétend qu'il faudrait tenir compte du nombre des délégués élus par les militants, pas du nombre de voix exprimées en faveur de l'un ou l'autre des candidats.
Avec une telle argumentation, le Texas ne s'est pas prononcé, la Floride n'existe pas etc...
Je pense qu'Hillary finira devant Obama en nombre de voix exprimées (Michigan non compris, bien sûr).

Moby: tu dois confondre avec 1984. En 1980, Carter se représentait en temps que président sortant.

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