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Administration Bush : démissions en cascade

Marjorie Paillon le 28 Août 2007 à 00:28

Après Karl Rove le 13 août dernier, c'est au tour d'Alberto Gonzales, ministre de la Justice, de quitter l'administration Bush. Poussé à bout par les polémiques sur ses méthodes de lutte contre le terrorisme et les scandales sur les écoutes illégales qu'il aurait autorisé, le juge "latino" le plus connu de la scène politique américaine a présenté sa démission à George W. Bush ce matin même.



L'homme du président, Alberto Gonzales
L'homme du président, Alberto Gonzales
Alberto Gonzalez est un exemple presque parfait de l'American Dream. Il l'avoue lui même. Fils d'ouvrier mexicain, cadet d'une famille de huit enfants, il a réussi grâce de brillantes études de droits à Havard à se isser au zénith de la Justice américaine. Dès 1994, il suit de près la carrière George W. Bush : de conseiller juridique, le gouverneur du Texas le fait membre de la Cour Suprême de l'état yankee. De conseiller à la Maison Blanche, le président des Etats-Unis le nomme ministre de la Justice en février 2005, en remplacement de John Aschroft.
Mais à trop suivre le maître, le disciple s'est brûlé les ailes. Sa mise en oeuvre zélée des méthodes d'interrogatoire des prisonniers de la "guerre contre le terrorisme", leur détention à Guantanamo, leur jugement par des tribunaux d'exception étaient déjà décriées par le camps démocrate. Les écoutes secrètes de citoyens américains et sa mise en cause dans le limogage de huit procureurs fédéraux pour des raisons politiques ont sonné le glas de la carrière fulgurante d'Alberto Gonzales.

Les réactions n'ont pas tarder à se faire entendre. John Edwards affiche sur son site un éloquent "mieux vaut tard que jamais". Si les démocrates se félicitent de cette démission, les républicains jettent un voile pudique sur le départ de leur ministre, histoire de vite passer à autre chose. Rudy Giuliani lui souhaite bonne chanche pour la suite de sa carrière; Mitt Romney pense que Gonzales a fait le bon choix et exhorte le président à renouer avec la protection du peuple américain. John McCain pour sa part se refuse à tout commentaire. Les candidats à la Maison Blanche savent qu'il doivent se désolidariser de l'administration Bush s'ils veulent faire gagner le camp républicain.
La seule personnalité politique à regretter la démission du ministre de la Justice semble bien être le président, de plus en plus isolé sur la scène politique. Il salue son protégé par ces mots: "Il est triste que nous vivions à une époque où on empêche une personne douée et honorable comme Alberto Gonzales d'accomplir une tâche importante parce que son nom respecté est traîné dans la boue pour des raisons politiques". Un an et demi avant la fin de son mandat, le président parlerait-il pour lui même?

Lisez la déclaration de George W. Bush

Regardez la réaction d'Hillary Clinton.



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