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A la Une

le 1 Février 2012 à 07:10

Le vainqueur rafle la mise. Le principe de cette primaire fermée en Floride s'applique sans surprise à Mitt Romney. L'ex gouverneur du Massachusetts remporte les 50 délégués du Sunshine State en s'adjugeant 46% des voix. Un Romney combatif, qui se positionne dès son discours de victoire en seul adversaire possible face à Barack Obama, et oblige Newt Gingrich à rétrograder à la deuxième place avec 32% des voix. Rick Santorum rassemble 13% des électeurs de Floride et dispute le leadership ultra-conservateur à l'ancien Speaker of the House. Ron Paul clôt le peloton à 7%.


Romney relance son momentum
Qui peut battre Barack Obama? C'est la question sur laquelle la moitié des électeurs de Floride déclarent avoir fait leur choix. Cela tombe bien pour Mitt Romney. Non seulement il apparait pour 46% d'entre eux comme le candidat le plus dangereux pour l'actuel locataire de la Maison Blanche, mais c'est aussi le rôle qu'il endosse dès son discours de victoire. Le favori de l'establishment républicain attaque le président démocrate sur son budget et son programme économique : "Barack Obama avait promis qu'il s'en irait s'il ne parvenait pas à redresser l'économie. Il est temps qu'il parte."

Le second pari de Romney en Floride est de tester sa côte de popularité auprès de l'électorat latino. Challenge relevé avec brio, puisqu'il empoche à lui seul 54% du vote hispanique.
Plus dangereux pour Newt Gingrich, le mormon millionnaire commence à creuser son sillon auprès des évangéliques et des "born again". Romney attire 36% de ces électeurs contre 38% pour Gingrich.
Le favori tape tous azimuts auprès des catégories électorales. Il séduit 51% des plus de 65 ans, 41% des 18-29 ans et également 41% des pro Tea Party.

Seul argument qui pourrait entacher sa performance dans le Sunshine State : a-t-il acheté sa victoire? En Floride tout est une question d'argent. L'équipe du candidat aurait dépensé plus de 16 millions de dollars en temps d'antenne et production de publicités négatives. De quoi s'offrir les 50 délégués de l'état sur un plateau.
Résultat : Romney affiche 84 délégués au compteur, contre 27 pour Gingrich, 10 pour Paul et 8 pour Santorum.

Politics 2.0

le 31 Janvier 2012 à 12:07

La plateforme de micro-blogging Tumblr propose sa lecture des primaires républicaines. L'attention de ses utilisateurs s'est majoritairement portée sur les gaffes de Rick Perry, comme le montrent les infographies publiées par l'équipe du site.


Tumblrisez les primaires républicaines
Cette première infographie montre la fréquence de l'apparition des noms des candidats dans les articles postés sur Tumblr.
La seconde (voir image ci-dessous) traduit l'utilisation des tags et mots-clés associés aux compétiteurs républicains.
L'équipe de Tumblr note la viralité des buzz anti Rick Perry: bien qu'il se soit retiré de la course, le gouverneur texan a été le prétendant à la nomination le plus cité sur les blogs jusqu'à cette fin janvier.

Politics 2.0

le 31 Janvier 2012 à 11:22

Barack Obama a répondu ce lundi aux questions des internautes. YouTube et Google+, sponsors de l'évènement, ont mis à la disposition du président le système de vidéo chat Hangout, pour que les interviewers citoyens puissent s'adresser directement à lui. Cinq Américains ont pu ainsi prendre part au débat, dont un vétéran sans domicile fixe et un membre du mouvement Occupy. Si la forme était différente cette année, le fond de cette nouvelle édition de "Your Interview with the President" reste le même: débriefing du State of The Union, questions sur l'économie et la création d'emploi, ou la défense des petites et moyennes entreprises.


Selon les chiffres délivrés par YouTube, 228 099 personnes ont envoyé 133 165 questions et enregistré 1 630 207 votes.
Les contributeurs ayant reçu le plus grand nombre de votes ont été sélectionnés pour participer à ce premier Hangout avec le président.
Un échange a retenu l'attention de plusieurs médias en ligne. Celui entre Barack Obama et Jennifer Wedel, l'épouse d'un ingénieur au chômage. Malgré ses diplômes, son mari n'arrive pas à retrouver un travail. "Envoyez moi son CV" propose alors le président.
Plus d'info sur la chaine officielle de la Maison Blanche sur YouTube.

A la Une

le 25 Janvier 2012 à 18:22

L'exercice n'est pas inscrit au protocole du Congrès. Pourtant, depuis que certains de ses membres ont été élus au Sénat lors des midterms de 2010, le Tea Party se réserve lui aussi un droit de réponse au discours sur l'état de l'Union. Après Michele Bachmann en 2011, c'est au tour d'Herman Cain de critiquer - au premier sens du terme - l'intervention de Barack Obama. Du Cain pur jus : "Le peuple américain, le peuple du Tea Party savent que cette nation est fauchée."


Suivez l'actualité du Tea Party sur son site officiel.

Analyses & Interviews

Niels Planel le 25 Janvier 2012 à 08:50

Par Niels Planel, consultant basé à Washington, auteur de "Obamanomics, Comment Barack Obama a réformé l’Amérique". En cette année d’élection, c’est un Barack Obama au ton résolument plus optimiste que l’on a retrouvé face au Congrès. Certes, l’orateur n’a plus la verve des années 2007-2008, celles du changement et de l’espoir qui ont séduit l’Amérique entière, si ce n’est le monde ; mais son verbe ne semble plus grevé par la crise, une crise dont l’Amérique semble s’extraire lentement, et juste à temps pour l’élection de novembre.


Un discours sur l’état de l’Union annonciateur des thèmes de campagne d'Obama?
De cette soirée, l’Histoire ne retiendra peut-être pas grand chose, comme c’est souvent le cas des discours sur l’état de l’Union. Et celle-ci sert des intérêts plus immédiats : présenter un bilan aux Américains, et dévoiler des pistes pour le futur. Les idées neuves ou les projets pour un second mandat n’étaient guère au rendez-vous, mais le président américain a annoncé les couleurs d’une campagne qui devrait, de son côté tout au moins, se jouer sur les inégalités et la nature du capitalisme. Un credo qui devrait raviver la base démocrate, dont il a absolument besoin en novembre, et qui est dans l’ère du temps, entre Occupy Wall Street et la colère anti-establishment du désormais célèbre Tea Party.

Car c’est bien sur un éloge – convenu, diront certains – du vieux rêve américain et de la classe moyenne que s’est vraiment ouvert ce discours. Certes, la fin de la guerre en Irak ou la mort d’Oussama Ben Laden en ont marqué l’introduction. Mais une élection américaine se joue rarement sur la question des affaires étrangères. Or, faire revivre cette promesse ancienne de mobilité sociale pour la classe moyenne, c’est, aux yeux du dirigeant démocrate, le grand défi de l’Amérique contemporaine, un pays abîmé par la crise et en proie au doute. Les « valeurs américaines » de justice et de responsabilité doivent transcender les clivages politiques, a estimé celui qui faisait naguère campagne sur une Amérique réconciliée, un thème qu’il a également besoin de se réapproprier pour séduire les électeurs indépendants, ceux-là qui se méfient des querelles idéologiques.

Au reste, Barack Obama n’a pas manqué de rappeler que l’économie dont il avait hérité était en déliquescence avant même son arrivée – une manière de se délester un rien de la responsabilité du marasme dans lequel a été plongé le pays. Mais depuis – sous-entendez grâce à lui –, création d’emploi, croissance et réglementations plus solides ont redonné des couleurs à l’économie américaine. Pourtant, avec un taux de chômage encore fort élevé et une économie susceptible d’être affectée par des troubles extérieurs, le président en exercice sait qu’il aurait tort de s’enorgueillir trop rapidement de ses succès. C’est donc bien un projet pour aider la classe moyenne que le locataire de la Maison Blanche a décidé de mettre au centre de son discours. Renouveau industriel, lutte contre les délocalisations, doublement des exportations, cette stratégie vise bien à renforcer le « made in America ». Et sur l’un des rares sujets sur lesquels l’un de ses adversaires potentiels, Mitt Romney, le domine dans les sondages, à savoir la question de la fermeté avec la Chine, Obama n’a pas hésité à prendre un ton combattif, allant même jusqu’à proposer la création d’une entité en charge de lutter contre les contrefaçons et les produits de mauvaise qualité que la Chine manufacture. Nul doute que l’empire du milieu, également l’un des premiers créanciers des Etats-Unis, appréciera.

A la Une

le 25 Janvier 2012 à 08:35

Barack Obama a prononcé son troisième discours sur l'état de l'Union hier soir devant le Congrès. La Maison Blanche met déjà en ligne sur sa chaine YouTube la version intégrale de l'intervention, dopée avec des graphiques et chiffres clés pour appuyer la démonstration du président. Le dispositif avait été testé lors du State of the Union 2011. Au programme d'un Obama clairement candidat : booster la production "made in USA", combattre le piratage d'origine chinoise, promouvoir les énergies vertes ou encore revoir à la hausse la taux d'imposition des millionnaires. Allusion à peine voilée à la déclaration d'impôt de Mitt Romney, que la Maison Blanche continue à voir comme l'adversaire du président en novembre prochain.


Buzz

le 24 Janvier 2012 à 17:59

Décidément, les soutiens affluent dans le camp de Ron Paul. Après l'hommage rendu au libertarien par Julian Assange, c'est au tour du réalisateur Oliver Stone de se déclarer en sa faveur. Dans une interview accordée à Rock Cellar Magazine, le réalisateur de "W" avoue qu'il voterait pour Ron Paul s'il devait être le challenger de Barack Obama en novembre prochain, "parce qu'il est le seul à dire quelque chose d'intelligent sur le futur de notre monde."


Oliver Stone vote Ron Paul
L'extrait de l'interview d'Oliver Stone à Rock Cellar Magazine :
"I don’t think it’s a wild card, I think it’s a given. There’s no way that we can continue this spending spree. In fact, I think in many ways the most interesting candidate – I’d even vote for him if he was running against Obama – is Ron Paul. Because he’s the only one of anybody who’s saying anything intelligent about the future of the world."
Les supporters du candidat républicain sont déjà très nombreux à commenter en pied de l'entretien pour demander à Oliver Stone de réaliser un film sur la "Ron Paul Revolution".

A la Une

le 24 Janvier 2012 à 17:34

En remuant son passé de parton de Bain Capital et le forçant à publier des déclarations d'impôts, Newt Gingrich veut transformer Mitt Romney en chantre du capitalisme sauvage. Qu'à cela ne tienne. L'ex gouverneur du Massachusetts déterre à nouveau la mission de consultant effectuée par l'ancien Speaker of The House pour l'agence Freddie Mac. Le nom de l'enseigne de prêt immobiliers résonne encore dans les têtes des électeurs de Floride comme celui du responsable de la crise des subprimes. Bilan des courses, les deux rivaux ont publié en urgence les documents attendus: les déclarations d'impôts de 2010 et 2011 pour Romney, le contrat de prestation de Freddie Mac pour Gingrich.


On apprend ainsi que le revenu du couple Romney s'élevait à 21,7 millions de dollars en 2010 contre 20,9 millions en 2011. En deux ans, Anne et Mitt ont donné quelques 7 millions de dollars à des oeuvres de charité, dont 4,1 millions à l'Eglise mormone.
Côté impôts, la famille a payé à l'IRS 3 millions de dollars en 2010 (soit un taux d'imposition de 13,9%). Elle devrait débourser 200 000 dollars supplémentaires cette année; Mitt Romney estime son impôt pour 2011 à 3,2 millions de dollars, soit un taux de 15,4%.
Voir le PDF ci-dessous:

romney_2011_1040.pdf romney-2011-1040.pdf  (26.57 Mo)

Politics 2.0

le 24 Janvier 2012 à 12:39

Après avoir délivré son discours du l'état de l'Union, Barack Obama s'attèlera une nouvelle fois à répondre aux questions des internautes sur YouTube. Comme lors des sessions précédentes, les utilisateurs de la plateforme de vidéo voteront pour les meilleures contributions. Mais avec une originalité cette année: Obama utilisera Hangout, la solution de vidéo chat de Google +, pour discuter en direct avec les contributeurs les plus méritants. Rendez-vous le 30 janvier à la Maison Blanche pour une partie de Google politics.


L'année dernière, Barack Obama avait reçu l'équipe de Google à la Maison Blanche pour une session de questions réponses en vidéo. Le staff de YouTube avait du piocher dans près de 140 000 contributions pour n'en retenir qu'une vingtaine. Un record que le site de partage de vidéo voudrait bien dépasser pour l'édition 2012 de "Your Interview with the President". La perspective de tester Hangout, le système de vidéo chat de Google, en direct avec le président devrait susciter l'intérêt de ses supporters.
La Maison Blanche s'est dotée d'une page sur Google +, le réseau social du moteur de recherche star. Elle l'alimente avec les vidéos et photos produites par la web équipe du président, qui invite les membres de Google + à commenter ces activités et engager le débat avec ses experts.

Retrouvez toutes les informations à propos de"Your Interview with the President" sur le blog politique de Google et la page dédiée à l'émission de YouTube.

A la Une

le 24 Janvier 2012 à 00:17

Ce mardi, Barack Obama se présente devant le Congrès pour délivrer son 3ème discours sur l'état de l'Union. Il y a un an, le président plaçait son intervention sous le signe de l'innovation et rendait hommage à la représentante de l'Arizona Gabrielle Giffords, grièvement blessée dans un attentat. L'heure était à l'unité. Aujourd'hui, après des mois de bras de fer avec la majorité républicaine et à quelques mois du duel présidentiel, Obama passe à l'attaque. Il se concentrera sur l'économie et s'adressera à la classe moyenne.


Alors que les Républicains occupent le devant de la scène médiatique avec des primaires à rebondissements, le président veut se servir de l'arme politique que la Constitution lui offre une fois par an: le discours sur l'état de l'Union. Une heure d'allocution devant le Congrès, mais aussi les yeux dans yeux avec les électeurs américains. En cette année décisive, ils devraient être nombreux à regarder cette édition 2012. L'équipe de campagne du président et candidat leur propose donc un aperçu dans cette vidéo (voir ci-dessus).

Obama le sait, et va une fois de plus donner raison à James Carville, conseiller star de Bill Clinton et auteur de la non moins célèbre phrase : "It's the economy, stupid". Le président se donne un objectif pour réussir son grand oral, celui d'exposer clairement sa politique économique. Des projets qui doivent profiter "à tous et pas seulement à une poignée de privilégiés".
"Pour la classe moyenne, mais aussi pour tous ceux qui tentent d'y accéder, nous sommes dans une phase dans laquelle ça passe ou ça casse (...) Nous pouvons aller dans deux directions. La première est génératrice de moins de possibilités et de moins d'équité. La seconde nous pousse à nous battre - et c'est ce chemin que je crois juste - pour construire une économie qui fonctionne pour tous (...). Nous devons construire une Amérique où chacun a sa chance, chacun apporte sa pierre et chacun respecte les règles du jeu."
Car c'est bien aux 99% qu'Obama veut s'adresser, par opposition au 1% des Américains les plus riches. Une allusion à peine voilée à Mitt Romney, sa fortune personnelle et les méthodes de son ancien fonds d'investissement Bain Capital.
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