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A la Une

le 7 Septembre 2012 à 08:20

Barack Obama a changé. Le nominé qui a accepté pour la deuxième fois l'investiture du Parti démocrate cette nuit à Charlotte, n'est plus le même qu'il y a quatre ans. La crise économique, la réforme de l'assurance santé, la fin de la guerre en Irak, l'assaut contre Oussama Ben Laden ont transformé le candidat d'hier en Président aujourd'hui. "L'espoir" prôné en 2008 a lui aussi changé de camp : ce sont désormais les Américains de "Mainstreet" qui "donnent de l'espoir" au titulaire de la Maison Blanche. Devant un parterre de délégués, grandes figures du DNC, soutiens d'Hollywood et militants, Obama a tenté de convaincre les électeurs américains de renouveler son bail pour quatre années supplémentaires. Un Président-candidat à la reconquête de son électorat, qui reconnaît que la voie qu'il propose "ne sera ni rapide, ni facile".


Barack Obama ou Mitt Romney. C'est le choix que les électeurs américains devront faire dans 60 jours. Une équation que le nominé du Parti démocrate présente d'emblée comme "un choix entre deux visions fondamentalement différentes pour l'avenir."

Pour faire pencher la balance électorale en sa faveur, Obama opte pour la franchise : "Vous ne m'avez pas élu pour vous dire ce que vous avez envie d'entendre. Vous m'avez élu pour vous dire la vérité. La vérité, c'est qu'il nous faudra plus que quelques années pour résoudre des problèmes qui se sont accumulés depuis des décennies."

Afin de mettre ces propos en perspective, il propose de "rassembler" ses concitoyens "autour de plusieurs objectifs : le secteur manufacturier, l'énergie, l'éducation, la sécurité nationale et le déficit. Un projet réel, à notre portée qui nous mènera à de nouveaux emplois, davantage d'opportunités et reconstruira cette économie sur une base plus solide." Et ajoute un programme à la parole : créer un million d'emplois industriels nouveaux d'ici 2016, doubler les exportation à l'horizon 2014, embaucher 100 000 professeur de mathématiques et de sciences en 10 ans, soutenir 600 000 emplois dans la filière du gaz naturel au cours de la même période, réduire le déficit de 4 trillions de dollars sur la prochaine décennie ou encore investir dans l'économie l'argent qui ne sera plus dépensé pour la guerre.

Buzz

le 6 Septembre 2012 à 23:06

Les amis de mes ennemis... sont mes meilleurs porte-parole. En 2008, alors que la guerre pour la nomination démocrate faisait rage, Bill Clinton ne taisait pas les critiques vis-à-vis du candidat Obama. L'ancien président avait même lâché le fameux : "Give me a break... Tout ceci est le plus grand conte de fée que je n'ai jamais vu." Il n'aura pas fallu longtemps à Mitt Romney pour déterrer la citation malheureuse et l'utiliser dans un clip vidéo à quelques heures du discours d'investiture de Barack Obama devant la Convention démocrate de Charlotte.


Exhumer des archives les propos négatifs du camps adverse au sujet son propre candidat. Un classique en communication politique, dont la campagne de Mitt Romney et Paul Ryan aurait eu tort de se priver après le soutien - très- appuyé de Bill Clinton à Barack Obama hier à Charlotte.
Le tandem républicain renvoie dos à dos les 42ème et 44ème Présidents des Etats-Unis, et martèle ses attaques contre le bilan économique de l'actuel locataire de la Maison Blanche.

Sauf que pour Bill Clinton, le "conte de fée" en question ne qualifiait pas la situation économique en 2008, mais les explications de Barack Obama quant à sa prise de position sur la guerre de Irak. (Voir à partir de 02:00 minutes sur la vidéo ci-dessous). L'ancien président s'était alors excusé, avant de soutenir Obama lors de sa nomination.

Candidats

le 6 Septembre 2012 à 00:36

Comment définir Barack Obama ? Alors que le président-candidat met la dernière main au discours d'investiture qu'il prononcera ce jeudi devant la Convention démocrate de Charlotte, le Pew Research Center a enquêté sur les termes qui le représentent le mieux. Résultat : les mots "bon" et "essayer" semblent coller le plus à son image en 2012. Un certain chemin linguistique parcouru en quatre ans : "inexpérimenté" et "changement" avaient été les plus cités en 2008.


Barack Obama en un mot... ou presque
Il y a quatre ans, les termes employés par les électeurs américains pour définir Barack Obama reflétaient la fraîcheur de son arrivée sur la scène politique nationale. Ils expriment aujourd'hui des impressions mitigées sur les réalisations de son premier mandat.
Derrière les termes "bon" et "essayer", on retrouve les mots "échec" et "incompétent".
Cette polarisation s'illustre dans la tonalité employée par les électeurs sondés pour dresser le portrait du candidat démocrate : ils sont 43% à avoir utilisé une terminologie positive, ex-aequo avec les membres du panel ayant choisi des adjectifs négatifs.

Le Pew Research Center s'est prêté au même exercice le 30 août dernier au sujet de Mitt Romney, avant que le candidat républicain ne s'exprime à Tampa. Si le seul mot semblant le définir en octobre 2011 était synonyme de son choix religieux, "mormon", l'ancien gouverneur du Massachusetts inspire désormais les électeurs américains avec les termes "honnête", "riche" et "businessman".
Les Démocrates sondés lors de l'enquête préféraient citer "menteur", "arrogant" et "méfiance". Tandis que les Républicains semblent accorder plus de confiance à leur nominé aujourd'hui qu'à l'automne 2011, le créditant des terminologies "honnête", "leadership" et même... "conservateur".

Un point pourra peut-être départager les deux prétendants à la Maison Blanche. Le nom "président" a été cité par chaque panel pour les qualifier. Le terme arrive en 3ème position dans le portrait de Barack Obama et à la 10ème place seulement pour Mitt Romney.

A la Une

le 5 Septembre 2012 à 10:56

En 2008, elle avait eu pour mission d'humaniser le candidat Obama. Hier, c'est en First Lady et première supportrice du président des Etats-Unis que Michelle "O" s'est exprimée devant la Convention démocrate de Charlotte.


Une épouse à la reconquête de la classe moyenne, sous forme de déclaration d'amour à son président de mari.
«Je ne pensais pas ce que c'était possible, mais aujourd'hui, j'aime mon mari encore plus qu'il y a quatre ans. Encore plus qu'il y a 23 ans quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois. J'aime le fait qu'il n'a jamais oublié comment il avait commencé. J'aime le fait que nous pouvons faire confiance à Barack pour faire ce qu'il a dit qu'il ferait, même quand c'est difficile».

Comme un pied de nez à Ann Romney et son "I love you women" prononcé il y a une semaine jour pour jour à la Convention républicaine de Tampa. Le match des Premières dames est engagé.

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le 31 Août 2012 à 07:28

Clap de fin sur la convention républicaine 2012. Les speakers du GOP les plus en vue se sont succédé tout au long de ces trois jours pour humaniser Mitt Romney et montrer l'image d'un parti faisant corps avec son champion. Un exercice de storytelling présidentiel que le candidat conservateur a clos en personne ce jeudi soir.


Côté pile, Mitt revient son histoire familiale : le parcours de son père venu de Mexico et élu gouverneur du Michigan, l'importance de la figure maternelle de sa mère candidate au Sénat, l'amour de ses parents et la foi dans laquelle il a été élevé.

Côté face, Romney cultive une image de défenseur de l'économie, évoque de ses faits d'arme en tant "qu'entrepreneur" à la tête du fonds d'investissement Bain Capital, assure qu'il est le seul à pouvoir créer les 12 millions d'emplois dont l'Amérique a besoin.

Et enfile des gants de velours quant il critique Barack Obama, pour mieux courtiser indécis et indépendants: "Si vous avez ressenti de l'enthousiasme en votant Barack Obama, ne devriez-vous pas ressentir la même chose maintenant qu'il est le Président Obama?"

Le candidat Romney sait qu'il doit désormais se placer au-dessus de la mêlée pour incarner son ambition présidentielle et invite les électeurs à le rejoindre pour "restaurer la promesse de l'Amérique".

Lundi prochain, l'attention médiatique se portera sur le camp démocrate pour la convention de Charlotte. Il ne restera alors plus que 8 semaines au ticket Romney-Ryan pour convaincre les citoyens américains de "croire en (leur version de) l'Amérique".

Lire le discours d'investiture de Mitt Romney devant la convention républicaine.

A la Une

le 30 Août 2012 à 16:25

37 minutes pour convaincre. Ce mercredi soir, Paul Ryan a réussi à transformer le triple essai qu'incombe au discours d'un candidat à la vice-présidence des Etats-Unis : mettre en valeur son colistier, monter au front contre son adversaire et se révéler aux yeux des électeurs américains.


Pour son premier grand rendez-vous médiatique de campagne, Ryan fait donc d'une pierre, trois coups.
Le président de la commission du budget à la Chambre des représentants laisse de côté son armure de technocrate pour endosser les habits d'un self made man des classes moyennes. Il évoque la disparition de son père l'année de ses 16 ans, fait applaudir sa mère et ses efforts pour reprendre ses études et monter une petite entreprise à près de 50 ans, illustre par son histoire familiale les difficultés rencontrées par des millions d'Américains.
Au fur et à mesure de ses répliques, Paul Ryan dessine le portrait du parfait candidat à la vice-présidence. Il attaque l'administration Obama, dénonce l'adoption du stimulus package, rappelle sa volonté farouche de mettre un terme à la réforme de l'assurance santé et de préserver Medicare (alors même qu'il proposait il y a quelques mois de privatiser ce système public d'assurance santé pour les plus de 65 ans).
Il parvient à humaniser Mitt Romney et à prouver que ce tandem républicain prend forme, même lorsqu'il plaisante sur leur différence d'âge. Ils ont une génération d'écart et pas les mêmes playlists dans leurs iPods, mais ont les mêmes convictions, semble-t-il résumer. Le quarantenaire résout presque l'équation religieuse du ticket : qu'importe le lieu de culte (Romney est mormon, Ryan catholique), tant que les deux nominés ont foi en leur croyance. Cette croyance, c'est évidement celle de redonner "une chance à l'Amérique".
Ce jeudi, ce sera au tour de Romney de se plier à l'exercice. Le candidat républicain devra convaincre... s'il ne veut pas voir son colistier de 2012 prendre sa place en 2016.

Lire le texte intégral du discours de Paul Ryan devant la Convention Républicaine de Tampa.

Buzz

le 20 Juillet 2012 à 19:28

Le tube de campagne de l'été 2012 ne sera peut-être pas celui d'une nouvelle Obama Girl. Kim Dotcom, le charismatique fondateur de Megaupload, tente de voler la vedette aux bluettes pro Barack avec "Mr President", un clip contre la censure d'Internet. Epousant une des causes des Anonymous, son ode techno à la liberté d'expression s'adresse directement au titulaire de la Maison Blanche et le somme de se prononcer sur les projets de loi américains anti-piratages Sopa, Pipa et le traité anti-contrefaçon Acta. Des projets interneticides pour Dotcom et ses supporters, qui comptent bien faire entendre leur voix avant le 6 novembre prochain. "What about free speech, Mr President ?"


En janvier dernier, le coup de filet imposant la fermeture de Megaupload et l'arrestation de Kim Dotcom était survenu 24 heures après le report de l'examen des lois Sopa et Pipa au Congrès Américain. Les géants du web, d'Amazon à Wikipedia avaient organisé une opération blackout pour manifester leur opposition à l'adoption de ces lois visant initialement à lutter contre le piratage.

Kim Dotcom accuse Chris Dodd, actuel patron de la très puissante association des producteurs hollywoodiens MPAA, d'avoir fait pression sur ses relations à Washington pour accélérer la chute de son site de téléchargement. Dodd était sénateur démocrate du Connecticut jusqu'en janvier 2010 et candidat à la nomination du Parti en 2008.

Barack Obama est donc pris entre le marteau d'Hollywood et l'enclume de la Silicon Valley. Deux de ses plus fidèles donateurs de campagne, qui s'opposent aujourd'hui dans une lutte fratricide entre défense des droits d'auteurs et liberté d'expression.

Buzz

le 17 Juillet 2012 à 00:25

"Il est le problème et non la solution". Mitt Romney est sous le feu des attaques de Barack Obama dans un nouveau spot de campagne sobrement intitulé "Firms". Ces mêmes "entreprises" restructurées par Bain Capital, l'ancien fonds d'investissement du candidat républicain, dont les délocalisations auraient plus profité au Mexique ou à la Chine qu'aux travailleurs américains. Ces mêmes entreprises grâce auxquelles Romney se serait enrichit, cachant une partie de sa fortune sur des comptes en Suisse ou aux Iles Caïmans. La vidéo approche le million de visionnages sur YouTube en à peine 3 jours et doit tourner en boucle sur les écrans de télévision au Colorado, New Hampshire et Nevada, ainsi qu'en Floride, Iowa, Caroline du Nord, Ohio, Pennsylvanie et Virginie.


A la Une

le 28 Juin 2012 à 19:27

Après trois mois de suspense, la Cour Suprême a finalement validé la réforme du système de santé estampillée Barack Obama. Une victoire inattendue pour le Président qui jouait gros aujourd'hui pour sa réélection. Mais cette décision prise à 5 juges contre 4 est loin de calmer les détracteurs d'Obamacare. Elle pourrait même relancer la campagne de Mitt Romney. Explications.


La Cour Suprême, Obama et la réforme du système de santé : un partout, balle au centre ?
La Cour Suprême joue les Ponce Pilate et demande au Congrès de faire son travail
Il faut prendre le temps de lire l'arrêt de la Cour Surpême pour bien le comprendre. Les 9 sages devaient en effet statuer sur la constitutionnalité d'un point très précis de la réforme sur le système de santé : le mandat individuel. Cette disposition de la réforme veut que l'Etat impose à ses citoyens de se doter d'une couverture payante pour survenir à leurs dépenses en matière de santé.
Or, les Justices ont décidé d'interpréter le mandat individuel comme une taxe. Dès lors, ne pouvant pas se prononcer sur l'inconstitutionnalité d'un impôt, la Cour Suprême a donc validé la réforme.
Une façon de juger par défaut, de préserver son indépendance (l'institution a été plusieurs fois accusée de s'immiscer dans la vie politique américaine) et de prendre le Congrès à témoin : la balle est à nouveau dans le camp des représentants et sénateurs. La Chambre votera dès le 11 juillet sur l'abrogation de l'intégralité du Affordable Care Act. Et l'assimilation - induite par la Cour Suprême elle-même- du système de santé à une taxe a de quoi servir le discours des Républicains.

A la Une

le 1 Mai 2012 à 16:42

Si l'annonce ne sera officielle que demain et que la rumeur d'un retrait se répande depuis plusieurs jours à Washington, Newt Gingrich a décidé de mettre ses supporters dans la confidence. L'ex leader Républicain abandonnera la course à la nomination du GOP ce mercredi 2 mai, laissant les coudées franches à Mitt Romney pour asseoir l'investiture du parti conservateur. Il s'adresse donc à ses militants dans cette vidéo fraichement postée sur sa chaine YouTube pour leur rendre hommage et assure que le combat contre Barack Obama continue.


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